S. JACOBÆA (L.). S. JACOBÉE
Racine tronquée et fibreuse, courtement tracante; tige de 4-8 déc., droite, cannelée, glabre ou un peu velue, souvent rougeâtre; /. glabres ou légèrement cotonneuses en dessous êt à leur point d'insertion, les premières radicales pétiolées, ovales, dentées, les suivantes en lyre ou pennatifides, les caulinaires pennatiséquées, à segments irrégulièrement incisésdentés, les sup. embrassant la tige par deux oreillettes laciniées; involucre à folioles marquées au sommet d’une tache noire; calicule à 1-2 écailles courteset apprimées ; graines de la circonférence glabres ou presque glabres, à aigrettes caduques, formées de soies peu nombreuses ; fl. d’un jaune vif, en corymbe composé, à demi-fleurons quelquefois enroulés dans leur vieillesse. @. Juin-août. (V. D.)
Prairies, bois, bord des chemins. C. C. C.
— Villars observe que les divisions des feuilles sont d'autant plus nombreuses que le sol où croît Ja plante est plus sec et plus aéré ; dans les endroits has’ et humides, les feuilles deviennent plus arrondies, ptus courtes et moins découpées,
— On a détaché de cette espèce le S. nemorosus (Jord.). La tige, souvent rougeâtre, est beaucoup plus élancée ; les f., d'un vert plus gai, glabres et luisantes, sont découpées en segments plus élargis, plus allongés, surtout à la base; les fl., plus nombreuses et portées sur des rameaux plus allongés. forment un corymbe lâche, plus composé et plus étendu. — On le trouve à Charbonnières, dans les bois.