‹ Etudes des fleurs botanique, élémentaire, descriptive et usuelleChapitre 595 sur 718 · CCXCII. PYROLA (Tournef.). PYROLE · texte numérisé non relu

CCXCII. PYROLA (Tournef.). PYROLE

Calice à 5 segments; corolle à 5 pétales, quelquefois un peu soudés à la base; éfamines toutes non insérées sur des qlandes et à anthères s'ouvrant par 2 petits trous ; stigmate arrondi ou lobé. Plantes munies de feuilles persistantes, plus ou moius réunies en rosace au bas des tiges.

1016. P. ROTUNDIFOLIA (L.). P.:A FEUILLES RONDES. :

Hampe de 1-4 déc., droite, portant quelques écailles écartées ; f. toutes radicales, longuement pétiolées, à lHimbe arrondi et à peine denticulé ; éfamines et style fortement recourbés, celui-ci 3 fois au moins plus long que la capsule, et terminé par un stigmate entier ; fl. blanches, odorantes, en grappe lèche. %. Juin-juillet. (V. D.)

Bois couverts : la Grande-Chartreuse; dans l'Ain; au Poizat près de Nantua et vers la roche de Thiou. P. C.

1017. P. minoR (L.). P. FLUETTE. — P. rosea (Smith).

Hampe de 1-2 déc., droite, grêle, peu ou point écailleuse ; Î. toutes radicales, longuement pétiolées, à limbe ovale ou arrondi, distinctement crénelé; étamines et style droits, celuici ne dépassant pas ou dépassant peu la corolle, plus court que la capsule et terminé par un stigmate à 5 lobes ; fl. blanches ou rosées, en grappe serrée. %. Juin-juillet.

Bois ombragés et humides : le Mont-Tout; Saint-André-la-Côte ; Saint- Bonnet-le-Froid ; Meys, près de l’Argentière; Aujoux, dans le Beaujolais ; la Grande-Chartreuse; dans l'Ain, sous le rocher du Nid-d'Aigle à Saint-Rambert. dans la forêt de Ruflieu près du Vély, et dans les sapins des montagnes.

s La.

1018. P. secuN DA (L.). P. A FLEURS UNILATÉRALES

Tige de 1-2 déc., portant des feuilles dans sa partie inférieure, et, au dessus, quelques petites écailles espacées; f. d'un beau vert, pétiolées, ovales-lancéolées, aiguës et mucronulées, finement dentées en scie; style droit, saillant hors de la corolle, mais n'étant pas cependant 3 fois plus long que la capsule; fl. d’un blanc un peu verdâtre, en grappe unilatérale.

Bois couverts : la Grande-Chartreuse; dans. l'Ain, sous le rocher duNidd'Aigle à Saint-Rambert, et dans les sapins des montagnes. A. R.

CCXCET. MoxorTRoPA (L.). MONOTROPE.

Calice à 4-5 sépales colorés et persistants; corolle à 4-5 pé-

AQUIFOLIACÉES. 309 tales prolongés à leur base en petits éperons remplis de miel ; 8-10 étamines, dont une moitié sont insérées sur de petites qlandes hypogynes, et l’autre moitié aiternent avec ces glandes; stigmate en entonnoir. Plantes parasites, munies d’écailles au lieu de feuilles, et ayant l'aspect des Orobanches.

1019. M. uxpoprrrys (L.). M. sUCE-PIN.

. Racine écailleuse ; tige de 1-2 déc., garnie d’écailles ovalesoblongues, d’un blane jaunâtre dans leur jeunesse, puis blanches, à la fin d’un noir ferrugineux à la maturité; fl. d’un blanc jaunâtre, quelquefois un peu rosées sur les bords, en grappe penchée d’un seul côté au moment de la floraison, mais se redressant peu à peu aussitôt que les étamines ont émis leur pollen. La fleur terminale a seule 5 sépales, 5 pétales et 10 étamines; les latérales n’offrent que 4 sépales, 4 pétales et 8 étamines. %. Mai-juillet. (V. D.)

Parasite sur les racines des pins, des sapins, des chênes, etc. : bois d'Art: le Mont-Tout; Charbonnières ; Theizé; Saint-Bonnet-le-Froid; Yzeron ; Saint Julien-Molin-Molette; Pilat; Pierre-sur-Haute ; la Grande-Chartreuse ; le Haut-Bugey. A. R.

— Balbis indique comme trouvé au Vernay par M. Champagneux, dans le clos de l’ancienne maison Régny, le Monotropa hypoxya (Spreng.). Depuis longtemps cette plante n'y a pas été revue.

COROLLIFLORES.

Calice monosépale et libre; corolle monopétale, hypogvne, portant les étamines ; ovaire libre.

53° FAMILLE. — AQUIFOLIACÉES.

Simple tribu de l’ancienne famille des Célastrinées, les Aquifoliacées ont été transportées de la section des Ealiciflores à celle des Corolliflores, parce que, en réalité, leur corolle en roue a ses segments profonds soudés à la base, quoique faiblement, et supporte les étamines. Les dents du calice, les segments de la corolle et les étamines sont au nombre de 4,5 ou 6. L’ovaire, partagé en 2-6 loges, surmonté de 4-5 stigmates presque sessiles, devient une druperenfermant 2-6 noyaux

osseux.

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