CCCXI. SwerTIA (L.). SWERTIE
Calice à 5 segments lancéolés-linéaires, si profonds, qu'il parait polysépale ; corolle en roue, partagée en 5 segments portant chacun à leur base intérieure deux petites glandes bordées de cils colorés; 2 stigmates sessiles; capsule unilorulaire.
1046. S. PERENNIS (L.). S. vivacE.
Tige de 2-4 déc., droite et ferme; f. opposées, les radicales elliptiques ét atténuées en pétiole ailé, les caulinaires lancéolées, plus petites, sessiles; fl. d’un bleu noirâtre, rarement blanches, pointillées en dedans, disposées en petites grappes formant par leur réunion une panicule terminale. %. Juillet-août.
Marais de Malbroude, avec variété à fleurs blanches; marais de Cormaranche et du Jura. R.
CCCXIT. GENTIANA (Tournef.). GENTIANE.
Calice à 4-10 divisions plus ou moins profondes ; corolle en entonnoir, en cloche où en roue, à limbe partagé en 5-10 lobes ; 4-5 éfamines dont les anthères ne sont pas tordues en spirale aprés l’émission du pollen ; stigmate bifide, sessile et persistant ; capsule uniloculaire ; f. opposées, souvent un peu connées à la base.
* Corolle glabre, en cloche ou en roue, à 4-9 divisions. 1047. G. Lutea (L.). G. JAUNE. (Vulg. Grande Gentiane.)
Racine épaisse et profonde ; tige s’élevant à 1-2 m., droite, ferme, robuste ; f. d’un vert cendré, ovales, très-larges, marquées de nervures très-fortes et convergentes, les‘radicales atténuées en pétiole, les sup. sessiles et connées ; calice membraneux, en forme de spathe fendue d’un seul côté; corolle en roué, à segments très-profonds, lancéolés-acuminés, ouverts en étoile; fl. jaunes, pédoncülées et verticillées. %. Juinjuillet. (V. D.)
Bois, prairies des hautes montagnes : pré Lager, à Marlhes ; Saint-Sauveur, en Rue, au sommet de Taillard; Pierre-sur-Haute ; la Grande-Chartreuse ; tout le Haut-Bugey.
— Cette.plante, dit Haller, est un géant parmi la troupe plébéienne des plantes des Alpes.
1048. G. puncrara (L.). G. PoNcTUÉE. — G. purpurea (Vill.}.
Racine grosse, souvent hors de terre ; tige de 2-5 déc., droite, ferme, robuste ; f. d’un vert un peu cendré, assez larges, quoique moins que dans l'espèce précédente, marquées de nervures très-fortes et convergentes, les radicales ovales,
399 GENTIANÉES,
atténuées en pétiole aïlé, les caulinaires lancéolées, plus étroites , d'abord à pétioles courts et connés, à la fin sessiles et embrassantes ; calice membraneux |; ‘Coupé obliquement au sommet, fendu profondément d’un côté, divisé sur les autrés en 6-8 dents inégales où presque égales;. éorolle campanulée, à lobes arrondis, obtus, peu profonds ; fl. ponctuées de brun sur un fond jaunäitre, souvent d'un pourpre obscur à l'extérieur, sessiles et verticillées. à Vaisselle des feuilles et au sommet de la tige. %. Juillet-août. :7 Le Grand-Som, à la Grande-Ghartreuses R3 © 1 118 1049, G. PNEUMONANTRHE (LL). G. PNEUMONANTHE. Tige de 1-5 déc. ‘dressée où un peu courbée-ascendante : f. oblongues-lancéolées, marquées d’une seule nervure,'eonnées à la base en une petite gaîne , les ünf. réduites à de sèmples écailles? calice campanulé, à 5 Segments linéaires ‘et dressés; corolle campanulée, à 5 lobes triangulaires ; granites fl. d'un beau bleu de roi, avec 3 stries ponctuées dé vert, les tnf. pédonculées à l’aisselle des feuilles, les sup. sesSilés, quelefois réduites à une seule terminale. %. Juillet-octobre. F0 ; | RE Ten bre Prés marécageux : Vaux ; Dessine ; Meyzieu ; Pont-Chéry ; Saint-Martin-én-
Haut; l’Argentière ; et dans l'Ain, marais de: Divonne;, de Pouzafo!, pres de
Lagnieu. P. C.
b.C. humilior. Tiges ne s'élevant qu'à 1 dée., venant par touffes, lesextérieures d'abord étilées, puis ascendantes: f. lres-serrées, non enroulées Sous les bords; fl. ordinairement unique ketterminale; —: Abondeà Pilat, dans un pré avant le Bessac, au point où les routes s'entrecroisent.
1050. G. cRucIATA (L.). G::oROISETE. |! ni bre
Tige de 1-6 déc., ferme, ascendante ; f. par paires croisées,
oblongnes-lancéolées, marquées de 3-5 nervures , connées à
la base en une gaine blanchàtre qui est plus allongée dans:
les f. inf.; corolle tubuleuse, à 4 lobes souvent séparés par de
petites dents; fl. d’un bleu pâle, sessiles et merticillées. 4.
Juillet-septembre. (V. D.) FTT
Coteaux secs, pelouses des bois, surtout des terrains calcaires: le Mont-
Cindre ; le Mont-Tout; Couzon; Theizé; la Grande-Chartreuse; Portes : Mont-Griffon et tout le Haut-Bugey. P. C.
1051. G. Acauzis (L.).G. Nurve. ?
Tige nulle ou peu élevée (1-8 cent.), foujours simple et uniflore ; F. radicales en rosette, oblongues, ovales ou presque arrondies, selon les variétés, les caulinaires peu nombreuses, plus petites ; grande corolle campanulée , plus longue que la tige ou l’égalant, divisée au sommet en 5 lobes triangulaires, entiers ou denticulés , séparés ordinairement par des dents plus courtes ; grandes f. Fu bleu magnifique, marquées en dedans de points verdätres. %. Mai-août. (V. D.) .
GENTIANÉES. 333
a. G. acaulis (Vill.). Tige tres-courte; f. radicales ovales ou elliptiques, mais - n'étant pas3 fois plus longues que larges. — Le Pojizat; Arvières : Retord; Hauteville ; le Jura. A
b.G. alpina (Vih.). Tige nulle ou presque nulle; f. ovales-arrondies en rasette . serrée, — Prairies sèches du Vély,au dessus de Hauteville; somimets du Jura. | ra c..G. angustifolia (Vill.), Tige s'élevant à 3-8 cent. £. radicales un peu épaisses, oblongues-lancéolées, étroites, atténuées à la base, marquées d'une seule nervure; lobes de la corolle manifestement denticulés: — Rochers au Grand-Som:
1052. G. Froguican (Hladnik.). G. De FRoELICH.
Tige uniflore, trés-courte,; presque nulle; f. radicales tenéaires-lancéolées, courbées en gouttière, arquées vers laterre. et .non.pas, étalées en rosette plane, comme, dans la prévédente ;, corolle çampanulée, à,5. lobes triangulaires et obtus ; grandesfl. d'un bleuclair, non ponctuées intérieurement. L.
Le Grand-Som, à la Grande-Chartreuse, dans les rochers au niveau de Bovinant. R.R:R.. |
— Cette espèce rare.m'a élé communiquée en 1850 par feu. M, Je docteur Romme, de Voreppe, dont le Savoir ne pouvait être égalé que par sa modestie et ses vertus. Je ne sais si d'autres botanistes l'ont retrouvée depuis cette ép0que. : à "
» **'Corolle en coupe, à tube cylindrique, glabre à la gorge. 1053. G. YERNA (L.). G. PRINTANIÈRE.
Racine produisant deux sortes de tiges ;les unes floriféres. droites, simples, uniflores, hautes de 2-10 cent., les autres couchées , stériles et portant des fascicules de feuilles : {. elliptiques oulancéolées, lesradicales étalées enrosette ; calice à 5 angles aigus et à lobes linéaires-acuminés; corolle à 3 lobes, entre lesquels. se trouvent des appendices plus petits, qui, aussi bien qu'eux, sontsouvent incisés-denticulés ; . ordinairement d'un bleu vif, blanches à la gorge, rarement entièrement blanches, se fermant la nuit et. même le jour quand le ciel est sombre. %. Avril-juin.
Prairies élevées, où elle n’est pas rare : la Grande-Chartrense ; le Bugey. 1054. G. nivauts (L.). G. DES NEIGES: à … Racine simple; tige de 5-10 déc., grêle, droite, rameuse dés la base, où elle n’est jamais accompagnée de fascicules de feuilles stériles ; f. caulinaires ovales-lancéolées, les radicales obtuses et étalées en rosette ; calice cylindrique , à ÿ angles aigus-Carénés, et à 5 divisions linéaires-acuminées; corolle tubuleuse, à 5 lobes ovales, sans appendices intermédiaires ; fl. bleu de ciel, blanches à l’intérieur, solitaires au sommet des rameaux. ®. Juillet-août.
Pelouses au dessus-de la bergerie de Bovinant, à la Grande- Chartrense. R.
324 GENTIANÉES.
**#* Corolle à 4-5 lobes ciliés sur les bords ou barbus à La gorge.
1055. G. ciLtaTA (L.). G. CILIÉE.
Tige de 8-20 cent., droite, simple ou plusrarement rameuse; f. linéaires-lancéolées ; corolle à gorge nue, mais. à 4 lobes profonds, obtus, bordés dans leur moitié inférieure de cils colorés ; fl. d’un beau bleu de ciel, rarement blanches. %, Aoûtseptembre.
Bord des bois: la Tète-d’Or; le Mont-Tout;Couzon ; la Grande-Chartreuse ; terrains argileux du Bugey. P. C. ù
1056. G. GEruanica (Wild.). G. D'ALLEMAGNE.—G. amarella (Vill. non L ).
Tige de 1-3 déc., droite, ramifiée au sommet , souvent violacée ainsi que la page sup. des feuilles ; f. ovales-lancéolées, un peu rudes sur les bords; calice campanulé ; partagé jusqu'au milieu en 5 lobes égaux, linéaires-lancéolées et acuminées; corolle munie à la gorge d’appendices barbus et partagées en 5 segments lancéolés ; f. d'un hlas violaré, pédonculées, axillaires, formant par leur réunion une panicule ou une grappe dressée. @. Août-septembre.
Bord des bois, pâturages, prairies : environs de la Grande-Chartreuse, à Saint-Pierre et à Entremont, où elle est assez rare ; dans l'Ain, montagnes du Bugey. x 1057. G. orrustroi4{Wild.ex Koch). G. À FEUILLES OBTUSES.— G. Germanica
var. flavicans (D. C.) |
Tige de 10-15 cent., droite, simple ou ramifiée au sommet, bordée de chaque côté d’une aïle très-étroite; f. 2nf. obovales-spatulées, frés-obtuses et trés-arrondies au Sommet , atténuées à la base en un pétiole ailé aussi long que le limbe, les moyennes sessiles et un peu moins arrondies, quoique toujours obtuses, les sup. ovales-lancéolées et aiguës; calice à > dents lancéolées, profondes, à peu près égales en longueur, roulées en dessous par les bords; corolle tubuleuse-cainpanulée, à 4-5 lobes barbus à la gorge; fl. solitaires ou peu nombreuses, terminales et axillaires quand il y en a plusieurs, d'un blanc un peu jaunätre quand elles sont fraiches, devenant plus foncé quand elles sont sèches, ordinairement lavées de violet au sommet des lobes. @. Juillet.
Prairies marécageuses : dans l'Ain, à Saint-Maurice-de-Rémen ; de Belley aux Paroisses ; à Saint-Martin-du-Frêne. R.
— Elleest probablement descendue des montagnes.
1058. G. rLavA (Mératin Lois.). G. À FLEURS JAUNATRES.
Cette plante a de grands rapports avec la précédente ; elle en diffère cependant 1° par ses feuilles, qui sont foutes aigues, quoique les inférieures le soient moins que les supérieures ; 2° par la couleur de ses fleurs, qui sont toujours d'un jaune
GENTIANÉES. 325 pale, jamais lavées de violet au sommet des lobes. La tige, Le calice et la forme de la corolle sont du reste absolument les mêmes, excepté que les lobes de celle-ci sont plus étroits et plus aigus. @). Juillet.
Prés marécageux : Villeurbanne; Vaux-en-Velin; moulin de Cheyssin ; dans l'Ain, prairies de Lhuis (M. Auger). R. R. 1059. G. cAmMPEsTRIS (L.). G. CHAMPÈTRE.
Tige de 5-20 cent., ferme, droite et plus ou moins rameuse ; f. oblongues-spatulées, atténuées en pétiole, les caulinaires ovales-lancéolées ; calice à 4 segments (rarement 5), dont les 2 extérieurs sont beaucoup plus larges que les autres ; corolle barbue à la gorge, à 4 (rarement 5) lobes obtus ; fl. d’un violet vineux, blanches sur les plus hautes montagnes, pédonculées et axillaires, formant par leur réunion ure panicule dressée. @). Juillet-août.
Prairies des montagnes élevées: Pilat; Pierre-sur-Haute; Verrières; la Grandc-Chartreuse ; dans l'Ain, Virieu-le-Grand ; Poizat, etc. A. C.
CCCXIIT. ERYTHRÆA (Renealm.). ERYTHRÉE.
Calice à 4-5 divisions; corolle en entonnoir, à 4-5 lobes ; 4-5 étamnines, contournées après l'émission du pollen ; capsule linéaire, à 2 loges formées par les bords rentrants des valves qui servent de cloisons, et à graines portées sur un placenta central; {. opposées et entières.
1060, E. centaurrum (Pers.). E.P&TITE CENTAURÉE. — Chironia centaurinm (Schmidt). — Gentiana centaurium (L.). (Vulg. Petite Centauree.)
Tige de 4-3 déc., droite, quadrangulaire, simple à la base, ramiliée au sommet ; f. à 3-5 nervures, les radicales 0hovales, les caulinaires plus étroites , ovales ou oblongues , linéaires au sommet ; fl. roses, rarement blanches, sessiles ou presque sessiles, réunies en corymbes serrés au sommet des rameaux. @). Juin-septembre, (V. D.)
Bois, pâturages. P.R. L 1061. 'E. PuLCHELLA (Fries). E. ÉLÉGANTE. — E. ramosissima (Pers. ).
Diffère de la précédente 1° par sa fige plus grêle, moins élevée, ordinairement frés-rameuse dés la base ; 2 par ses f!. distinctement pédicellées, disposées en une cyme dichotome läche. @. Juin-septembre.
Champs et prés humides on marécageux : Éenlly; la Tète-d'Or; Jancyriat ; la plaine du Forez, la Bresse et Le Bugey. A. R.