CCCXLIV. PuLmoxaRIA (Tournef.). PULMONAIRE
Calice campanulé, à 5 lobes et 4 5 angles qui le rendent prismatique; corolle en entonnoir ,.à gorge barbue; 4 carpelles. Plantes herbacées.
1115. P. axcusriFoLta (L). P. 4 FEUILLES ÉTROITES.
Tige de 1-3 déc., dressée, hérissée de poils blanchâtres, étalés, non articulés , un peu rudes: f. molles, quelquefois tachées de blanc en dessus, garmies de petits poils légèrement scabres , les radicales ovales ou elliptiques-lancéoiées, atténuées en un long pétiole ailé, acquérant de grandes dimensions après la floraison, les caulinaires plus étroites, sessiles et demi-amplexicaules ; gorge de la corolle poilue en dedans, au dessous des 5 faisceaux de poils qu’elle présente labord ; fl. assez grandes, d’abord rouges, puis violettes, de telle sorte que, sur la même plante et souvent sur la même srappe, 1l y a des fleurs de deux couleurs. %. Avril-mai.
VS
Baïs, prés. C. C.
1116. P. saccaanata (Mill.}. P. sucRÉE . — P. aflinis (Jord.).
Diffère de la précédente surtout par ses feuilles: elles sont plus souvent et plus complétement marbrées de taches blanches qui quelquefois les recouvrent presque entièrement ; les radicales ont leur limbe ovale, arrondi à la base, quoique non en cœur, brusquement contracté en un pétiole ailé au sommet. %, Avril-mai.
Bords de la Brevenne à Sain-Bel; bois et broussailles humides à l'Arbresle el à Bessenay. A. R. |
— C'est celle espèce que beaucoup de nos anciens auteurs. français. ont prise pour le Pulmonaria officinalis (L.). Nous n'avons pas cette dernière piante, qu'on reconnait à ses feuilles radicales ovales et en cœur.
1117. P. azunea (Besser). P. AzURÉe.
Cette espèce diffère du P. angustifolia 1° par ses f. radicales à limbe plus étroitement lancéolé; 2 par la gorge de la corolle, qui est glabre au dessous de la couronne formée de » faisceaux de poils qu’elle présente d'abord ; 3° par la couleur de ses fleurs, qui est à la fin d’un bleu d'azur plus clair. %. Avril-mai.
Bois humides à Villeurbanne. R.
1118. P. mozzis (Wolf.). P. MOILE. à
Cette espèce est à peine distincte du P. angustifolia. Elle n'en diffère guère que par les poils de la tige et des feuilles, qui Sontmous,soyeux, doux ou à peine rudes au toucher, arti-
YERBÉNACÉES. 345 culés et visqueux-ylanduleux, surtout sur la tige. %. Avrilmai.
Rives de l'Ardière, dans le Beaujolais. R.