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CCCLXI. GaLEopsis (L.). GALÉOPE

Calice à 5 dents épineuses et presque égales; corolle à 2 lèvres, la sup, concave, l’inf. à 3 lobes, et présentant de chaque côté 2 renflements en forme de cônes saillants vers la gorge. Plantes herbacées.

1155. G.rerramit (L.). G. rérramit. (Vulg. Ortie-Chanvre.)

Tige de 3-10 déc., droite, très-rameuse, hérissée de poils

raides, fortement renflée sous les nœuds; f. pétiolées, oblon-

LABIÉES. 397 ques-ovales, acuminées, dentées en scie, afténuées en coin à la base; tube de la corolle égalant tout au plus le calice ; fl. purpurines, rosées ou blanches, mais Jamais jaunes. @). Juillet-août. (V. D.)

Bord des ruisseaux, endroits couverts, À. C.

1156. G. versicozor (Curt. Rehb. PL. erit. 117). G. À COULEURS vaRtABLES. © —G. cannabina (Roth).

Diffère du précédent 1° par ses feuilles ovales, arrondies à la base, peu ou point atténuées en coin ; 2° par le fube de la corolle, qui est au moins 2 fois plus long que le calice; 3° par la couleur des fleurs : elles sont ordinairement d’un jaune

âle, avec la lèvre inférieure tachée de violet et bordée de FU. %. Juillet-août.

Saint-Laurent-du-Pont, au dessus du village, en montant à la Grande-Chartreuse.

b. G. sulfurea (Jord.). F. parfaitement arrondies à la base; corolle entièrcement d’un jaune pâle, sans tache sur la lèvre inférieure. —Les Brotteaux; les Charpennes.

1157. G. ANGuSTIFOLIA (Ehrh.). G. À FEUILLES ÉTROITES. — G. ladanum (Vill. et auct. non L.). (Vulg. Ortie rouge.)

Tige de 1-4 déc., rameuse, pubescente, non renflée sous les nœuds, ou l’étant à peine ; f. oblongues ou linéaires-lancéolées, longuement atténuées en coin à la base, bordées vers leur milieu de quelques dents écartées et peu nombreuses, souvent méme entiéres ; fl. roses, rarement blanches, à gorge marquée d’une tache jaunâtre. ©. Juillet-septembre. (V. D.)

Champs après la moisson, surtout dans les terrains calcaires. C.

b. G. canescens (Schult.). Partie sup. de la lige et calice couverts de poils courts, blanchâtres, étalés, très-serrés; bractées souvent réfléchies au sommet. — Le Mont-Cindre.

— On ne sait pas d’une manière certaine quel est le véritable Galeopsis ladanum de Linné. Il est probable, d'après MM. Grenier et Godron, que c’est

le Galeopsis intermedia de Villars, qui ne se rencontre pas dans le rayon de notre Flore.

1158. G. GRANDIFLORA (Roth). G. A GRANDES FLEURS. — G. dubia (Leers). — G. ochroleuca (Lamk.).

Tige de 1-4 déc., rameuse, non renflée sous les nœuds, couverte de poils courts et appliqués ; f. ovales-lancéolées, dentées en scie, atténuées en coin à la base, pétiolées, pubescentessoyeuses et comme veloutées, surtout en dessous ; fube de la corolle dépassant très-longuement le calice ; grandes fl. ordinairement d’un jaune blanchâtre, à gorge marquée d’une tache d’un jaune-soufre, quelquefois blanches, rarement rouges. ®. Juillet-septembre. (V. D.)

Champs après la moisson, surtout dans les terrains siliceux. P. C.

COCLXIL. Sracays (L.). ÉPIAIRE.

Calice à 5 dents épineuses et presque égales; corolle à 2 lëvres, la sup. concave, l’inf. à 3 lobes, Les 2 latéraux réfléchis, celui du milieu plus grand, entier ou échancré ; éfamines inf. se rejetant sur les côtés après l'émission du pollen, Plantes herbacées dans notre Flore.

* Fleurs rougeûtres ou rosées.

: Bractées égalant au moins la moitié du calice. 1159. S. Geruanxica (L.). E. DE GERMANIE. (Vulg. Epi fleuri.)

Plante toute couverte d’une longue laine blanchatre, trèsdouce ‘au toucher. Tige de 3-10 déc., droite, simple ou rameuse ; f. crénelées, les inf, pétiolées, ovales ou en cœur, les sup. lancéolées et sessiles; f. rosées, en verticilles très-fournis. @. Juillet-août. (V. D.)

Lieux incultes, bord des chemins : Villenrbanne; le Molard ; le Mont-Cindre; Château-Gaillard ; toute la Valbonne. P. R,

1160. S.azpixa (L.) E. Des ALpes.

Tige de 5-10 déc., droite, simple ou peu rameuse, hérissée de poils blanchâtres, ceux du sommet glanduleux ; f. vertes, linement pubescentes, les inf. et les moyennes larges, ovalesoblongues, pétiolées, fortement crénelées, les sup. beaucoup plus petites, ovales-lancéolées, sessiles, ordinairement trèsentières, accompagnant les fleurs; fl. d’un rouge obscur, marquetées de points blancs, en verticilles multiflores, espacés, formant un long épi interrompu et feuillé. %. Juin-août.

Bois des collines et des montagnes, bord des torrents : Saint-Romain-au- Mont-d'Or; Caluire; Limonest; la Duchère; montagnes de Tarare; la Grande- Chartreuse ; et dans l'Ain, Parves, le Mont-Dain, le Jura. P. R.

1 Bractées nulles ou très courtes, n'égalant pas la moitie ‘du calice.

1161. S. syLvariea (L.). E. pes Bois. (Vulg. Ortie puante.)

Plante à odeur désagréable. Tige de 5-10 déc., droite, sunple ou peu rameuse, hérissée de poils blanchâtres, ceux du sommet glanduleux; f. ovales, en cœur, fortement dentées et toutes pétiolées, à l'exception des florales, qui sont sessiles; f. d’un rouge obscur, marquetées de points blancs, verticillées par 2-6, et rapprochées en épis terminaux et feuillés. %. Juin-août. (V. D.)

Bois humides, bord des ruisseaux, haies ombragées. C.

1162. S. paLusrris (L.). E. nes Marais.

Tige de 5-10 dée., simple ou peu rameuse, hérissée et

rude au rebours sur les angles; f. toutes sessiles où à trés-

court pétiole, oblongques-lancéolées, dentées en scie, finement pubescentes-blanchâtres en dessous; fl. roses, tachées de blanc, verticillées, rapprochées en épi terminal. %. Juin- août. (V. D.)

Fossés, terres humides, bord des rivières : Villeurbanne ; Dessine; Yvour, ete. .1C.

1163. S. anvensis (L.) E. DES cHames.

Tige de 1-3 déc., rameuse dès la base, hérissée sur les angles de poils blanchâtres, étalés, un peu rudes ; f. en cœur ovale, superficiellement crénelées, toutes courtement pétiolées, à l’exception de celles qui accompaguent les fleurs, qui sont sessiles, plus petites et terminées par une arête courte et piquante ; petites fl. rougeätres, ponctuées de pourpre, dépassant peu le calice. @. Juin-octobre.

Champs sablonneux : Charbonnières ; Limonest, etc. P. C.

** Fleurs d’un blanc jaunûtre.

1164. S. annua (L.). E. ANNUELLE.

Tige de 1-3 déc., dressée, pubescente-grisâtre, souvent rameuse dès la base ; f. glabres, ridées, les inf. et les moyennes ovales-oblongues, obtuses, crénelées, pétiolées, les sup. lancéolées, sessiles, souvent entières, terminées par une arête un peu piquante; calice velu, à dents lancéolées et mucronées; fl. d'un blanc jaunûâtre, à lèvre inf. plus foncée que le reste de la corolle, à tube beancoup plus long que le calice. ). Juillet-octobre.

Champs pierreux, surtout dans les terrains calcaires et argileux. C.

1165. S. REcTA (L.). E. pressée.—S, sideritis (Vill.). (Vulg. Crapaudine.)

Tige de 4-8 déc., hérissée de poils courts et blanchâtres, ordinairement couchée à la base, puis ascendante; f. velues ou pubescentes, toutes oblongues-lancéolées, denticulées, à court pétiole, à l’exception des sup., qui sont sessiles, ovales. plus petites, entières, terminées par une pointe un peu piquante ; fl. d’un blane jaunâtre, à lèvre inf. marquée de points rougeâtres, et à tube plus court que le catice ou le dépassant à peine. %. Juin-septembre.

Bord des chemins, lieux arides et pierreux. C.

CCCLXNIT. Siperiris (L.): CRAPAUDINE.

Calice à 5 dents fortement épineuses, égales ou peu inégales : corolle à 2 lèvres, la sup. presque plane, l'inf. à 3 lobes, celui

du milieu plus large et crénelé ; étamines renfermées dans le tube de la corolle.

1166. S. ayssopiFOLIA (L.). C. A FEUILLES D'HYssOP£.

Tige de 1-3 déc., très-dure, presque sous-ligneuse à la base, ascendante ou couchée, velue ou pubescente ; f. oblonguesspatulées ou elliptiques, atténuées à la base, entières ou bordées de quelques dents rares au sommet; bractées ovales, à dents épineuses ; . d’un jaune pâle, réunies en épis serrés. %. Juillet-août.

La Mouche; les bois à Francheville; la Grande-Chartreuse, à Bovinant ; dans l'Ain, le Mont, près de Nantua; Saint-Rambert, sous le Nid-d’Aigle ; les bords de la Valserine, entre Chézery et Lélex. P.R.

1167. S. scorDioipes (L.). C. FAUX SCORDIUM.

Tige de 1-3 déc., très-dure, presque sous-ligneuse à la base, ascendante, velue ou pubescente; f. obovales-oblongues, atténuées à la base, fortement incisées-dentées, plus ou moins velues-blanchâtres; bractées ovales, bordées de dents épineuses; f. d’un jaune pâle, en épis ordinairement interrompus. %. Juillet-août.

Sur le Jura, au dessus de Thoiry. R.

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