‹ Etudes des fleurs botanique, élémentaire, descriptive et usuelleChapitre 636 sur 718 · FAMILLE. — PERSONNÉES · texte numérisé non relu

FAMILLE. — PERSONNÉES

Tout le monde connait le grand Muflier de nos jardins et sa fleur en forme de gueule, que les enfants s'amusent à faire ouvrir en la pressant légèrement entre leurs doigts. C’est d’après cette configuration bizarre de la corolle, qu'on retrouve dans d’autres plantes de cette famille, que les anciens botanistes lui ont donné son nom. Doués d’une imagination plus riche que celle des modernes, ils ont, par une fiction naïve, supposé qu’en empruntant au règne animal ses formes et ses allures, ces plantes se donnaient pour ainsi dire le plaisir d’un travestissement.

Malgré son originalité, ce déguisement ne peut pas cependant suffire pour reconnaître toutes les Personnées ; car il en est qui jettent le masque pour montrer une corolle en cloche ou en grelot. Il faudra donc s'arrêter à d’autres caractères pour savoir si une plante appartient à cette famille. Ces caractères seront 1° une corolle irrégulière ; 2 4 étamines didynames, quelquefois réduites à 2; 3 un fruit unique, capsulaire, s'ouvrant tantôt par 2 valves, tantôt par 2-3 trous placés au sommet. Ce caractère du fruit suffit à lui seul pour distinguer les Personnées des Labiées, qui ont toujours 4 carpelles indéhiscents au fond de chaque calice.

1° Tru : ANTIRRHINÉES. — Calice à 5 lobes ou segments ; corolle personnée, tubulée ou en grelot; h étamines didynames (2); capsule globuleuse, ovoide ou conique,

CCCLXXIV. Erinus (L.). ÉRINE,

Calice à 5 divisions linéaires et très-profondes ; corolle tubuleuse, à limbe presque plane, partagé en 5 lobes peu inégau:r et échancrés ; capsule ovoïde, s’ouvrant par 2 valves qui ellesmêmes se divisent en deux. Plantes herbacées.

1193. E. ALPINUS (D. C.). E. pes ALpes.

Tiges de 5-12 cent., redressées, venant par toulfes ; f. spatulées, dentées au sommet, les radicales en rosette, les caulinaire alternes; fl. d’un beau rose, rarement blanches, en corymbes terminaux. %. Juin-août.

Rochers et rocailles des hautes montagnes: la Grande-Chartreuse; le Jura et Lout le haut Bugey, où il abonde.

(1) Du latin persona, masque, figure. 4h (2) Le seul Limosella aquatica n'a quelquefois que 2 étamines.

PERSONNÉES. 309 CCCLXXV. Diçrrais (Tournef.). DIGITALE.

Calice à 5 segments profonds et un peu inégaux ; corolle tubuleuse à la base, puis subitement renflée et campanulée, à limbe oblique, divisé en 4 lobes inégaux ; capsule ovale, acuminée, biloculaire. Plantes herbacées.

1194. D. PuRPURE«(L.). D. A FLEURS ROUGES. (Vulg. Gant de Notre Dame.)

Tige de 5-10 déc., ferme, pubescente, ordinairement simple; grandes f. ovales ou oblongues, lancéolées, tomenteuses en dessous, bordées de dents inégales, un peu écartées et mucronées ; corolle glabre en dehors, barbue en dedans, subitement et fortement renflée en tube campanulé, assez grand pour qu'on y puisse mettre le doigt, bordée de lobes peu profonds, ovales-arrondis; fl. rouges, rarement blanches, marquetées en dedans de points d’un rouge plus foncé et bordés de blanc, disposées en longue grappe unilatérale. ©. Juin-août. (V. D.) .

Montagnes granitiques : bords du Garon; Pilat: le Beaujolais, ete. — Ne se trouve jamais dans les terrains calcaires. — Jardins.

1195. D. cRaNDIFLORA (Lamk.). D. À éRANDES FLEURS.—D. ambigua (Murr.)

Tige de 4-8 déc., droite, ferme, simple, pubescente au moins au sommet; f. oblongues-lancéolées, demi-amplexicaules, superficiellement dentées, pubescentes sur les bords et en dessous sur les nervures, les inf. atténuées en un pétiole alé; corolle pubescente-glanduleuse en dehors, subitement renflée en tube campanulé, aussi grand que dans l’espèce précédente ; fl. d’un jaune blanchä!re, marquées en dedans de lignes roussâtres, disposées en grappe lâche et unilatérale. %. Juin-août. (V. D.)

Bois des montagnes : Soucieu, sur les bords du Garon ; Cogny, dans le Beaujolais ;.le Fenoyl, près de l’Argentière ; le Bugey, où elle est commune.

1196. D. parvirLona(Lamk.). D. 4 PETITES FLEURS. — D. lutea (L.).

Tige de 5-10 déc., droite, ferme, arrondie, glabre, ordinairement simple ; f. glabres, oblongues-lancéolées, acuminées, dentées en scie, les caulinaires sessiles et mème un peu amplexicaules ; calice glabre ; corolle tubuleuse-campanulée, glabre en dehors, barbue en dedans, à lobes aigus ; fl. d’un blanc jaunâtre, disposées en un long épi unilatéral. @. Juinaoût. (V. D.)

Bois des coteaux et des montagnes calcaires: le Mont-Cindre; Couzon ; Limonest ; le Bugey ; le Jura, ete. À. C.

CCCLXX VI. SCROPHULARIA (Tournef.). SCROPHULAIRE. Galice à 5 divisions ; corolle globuleuse, à 2 lévres inégales,

JTÙ PERSONNÉES.

la sup. à 2 lobes, l’ini. à 3; capsule ronde, acuminée, s’ouvrant par 2 valves, et divisée en 2 loges polyspèrmes. Plantes herbacées, à feuilles opposées. . :

1197. S. caxixa (Auect. et L. pro parte). S. DE GHIEN. — S. canina var. leu canthemifolia (Rchb.). (Vulg. Rue des chiens.)

Plante à odeur fétide. Tiges de 3-8 déc., dressées, souvent rameuses ; f. glabres, pennatiséquées, à segments oblongslancéolés, inégalement incisés-dentés ; calice à lobes arrondis, largement bordés d'une marge Scarieuse-blanchätre ; lévre sup. de la corolle 3 fois plus courte que le tube ; capsules trèscourtement pédicellées; fl. d’un rouge noirâtre, mêlé de blanc, disposées en petites cymes dont les rameaux sont glanduleux et forment par leur ensemble une panicule. %. Maijuillet.

Terrains secs; lieux pierreux. C.

— Le véritable S. canina (L.) est une plante méridionale qui ne se trouve pas dans le rayon que comprend notre Flore. |

1198. S. Hoprir (Koch). S. DE Hopre. — Sjuratensis ‘Scbl.).

Cette espèce se rapproche beaucoup du vrai Scrophularia canina de Linné, dont elle n’est, suivant plusieurs auteurs, qu’une simple variété. Elle diffère de la précédente 1° par son odeur moins fétide ; 2° par ses tiges moins élevées et foujours simples, quoique venant souvent par toulles ; 3° par ses feuilles ordinairement 2 fois pennatiséquées, à segments plus étroits; 4° par la lévre supérieure de la corolle, quiest de moitié plus longue que le tube ; 5° par les capsules de moitié plus grosses, portées sur des pédicelles plus allongés. %. Juillet-août.

Fort de l'Écluse; chaîne du Jura, où ilne faut pas la confondre avec l'espèce ordinaire, qui s'y trouve aussi.

1199. S. vonosa (L ). S. 4 RacINE NOUEUSE. (Vulg. Herbe aux écrouelles )

Plante à odeur repoussante. Racine renflée en tubercules noueux ; tige de 4-10 déc., droite, à 4 angles aigus, mais non ailés ; f. glabres, pétiolées, ovales-lancéolées, dentées en scie ; calice à segments ovales, obtus, trés-étroitement membraneux sur les bords: fl. d’un brun rougeàtre en dehors, olivâtres = es disposées en panicule terminale. %. Juin-août.

Haies et bois humides, fossés. C.

1200. S. aquarica (L.). S. aquatique. (Vulg. Betoine d’eau.)

Plante à odeur fétide. Racine fibreuse : tige de 5-10 déc., droite, à 4 angles ailés; f. glabres, pétiolées, ovales-oblonques, un peu en cœur, crénelées-dentées ; calice à segments arrondis, largement membraneux-blanchätres sur les bords ;

PERSONNÉES. 37] fl. d’un brun rougeàtre en dehors, olivätres en dedans, disposées en panicule terminale. %. Juin-août. (V. D.)

Fossés aquatiques, bord des ruisseaux, lieux humides. C.

—On à trouvé il y a quelques années, à Vaise, dans le clos de la Petite-Claire, le Scrophularia vernalis (L.).

CCCLXXVIL ANTIRRHINUM (L.). MUFLIER.

Calice à 3 divisions; corolle personnée, à ® lèvres fermées, offrant à sa base une saillie en forme de talon ; capsule à 2 loges, s’ouvrant au sommet par 3 trous. Plantes herbacées.

1201. A. ORuNTIUM (L.). M. RuBICOND.

Tige de 1-4 déc., dressée, simple où rameuse, pubescenteglanduleuse au sommet ; f. glabres, linéaires-lancéolées, canaliculées en dessus, les inf. opposées, les sup. alternes ; calice à divisions linéaires, ciliées, inégales, égalant ou dépassant la corolle, tournées en éventail du côté opposé à son talon ; petites fl. roses, rarement blanches, rayées de rouge vers la gorge, trés-courtement pédonculées à l’uisselle des feuilles. @. Juin-septembre. (V. D.)

Champs, lieux cultivés. G:.

1202. mr (L.). M. A GRANDES FLEURS. (Vulg. Hufle-de-veau, Gueule-deton.

Tige de 4-8 déc., droite, pubescente-glanduleuse au sommet ; f. glabres ou un peu pubescentes, elliptiques-lancéolées, canaliculées en dessus, les unes opposées, les autres alternes ; calice à segments ovales, obtus, glanduleux, beaucoup plus courts que la corolle ; grandes fl. rouges, blanches, jaunes ou bigarrées, jaunes sur le palais, disposées en grappes terminales. %. Juin-septembre. (V. D.)

Pierre-Châtel; Saint-Rambert (Ain), à la naissance du rocher de Chante- Merle. Souvent subspontané sur les vieux murs près des habitations. — Cultivé dans les parterres. |

CCCLXXVIIT. Linarta (Tournef.). LINAIRE.

Calice à 5 divisions profondes ; corolle personnée, à 2 levres ordinairement fermées, et prolongée à sa base en un éperon saillant ; capsule ovale ou globuleuse, à 2 loges s’ouvrant chacune par 3-5 valves plus ou moins profondes, plus rarement par un trou. Plantes herbacées.

* Corolle à gorge entièrement fermee.

+ Feuilles petiolées, non linéaires.

1203. L. cymBaLaria (Mill.). L. cymMBALAIRE. (Vulg. Cymbalaire.) Plante glabre. Tiges couchées et radicantes, très-rameuses ;

f. vertes en dessus, souvent rougeûtres en dessous, la plupart alternes, toutes longuement pétiolées, réniformes, en cœur, à 3-7 lobes arrondis et mucronulés; éperon obtus, plus court que la corolle ; fl. violettes, rarement blanches, à palais jaune, longuement pédonculées à l’aisselle des feuilles. %. Maiï-octobre: (Pa D) 7%

Vieux murs et rochers humides : les Étroits; Fontanières: Saint-Irénée; Saint-Just; Fourvières; la Croix-Rousse, sur le versant du Rhône, Saint-Didier-au-Mont-d'Or. ù 1204. L. #LarinE (Mill). L. Écarine. (Vulg. Élatinée.)

Plante velue. Tiges de 2-6 déc., couchées, rameuses ; f. à court pétiole, les inf. ovales et opposées, les sup. hastées et alternes ; éperon aigu, assez long, droit ou légèrement arqué ; fl. d’un jaune pâle, à lèvre sup. d’un bleu violet, portées sur de longs pédoncules presque glabres, filiformes et axillaires. @. Juillet-octobre (V. D.)

Champs cultivés. C.

1205. L. spurta (Mill). L. BATARDE. (Vulg. Velvote.)

Plante velue. Tiges de 2-6 déc., couchées, rameuses; f. à court pétiole, foutes ovales-arrondies et ordinairement alfernes, les inf. cependant quelquefois opposées ; éperon aigu et recourbé ; fl. jaunes, à lèvre sup. d’un pourpre noir et velouté, portées sur de longs pédoncules velus, filiformes et axillaires. ©. Juin-octobre. (V. D.)

Champs cultivés. C.

+1 Feuilles linéaires et sessiles.

1206. L. supina (Desf.). L. coucHÉE.

Plante glauque, finement pubescente-glanduleuse au sommet, glabre dans le reste. Tige de 5-20 cent., rameuse dés la base, à rameaux florifères couchés, puis redressés; f. linéaires, un peu charnues, glauques et glabres, les inf. verticillées, les sup. éparses; éperon aigu, à peu près droit, égal à la corolle ; fl. grandes (2 centimètres avec l'éperon), jaunes, à palais orangé. ®. Juin-septembre.

Lieux sablonneux : Janeyriat; Puzignan; Pont-Chéry. R.

1207. L. sImPLEx (D. C.). L. À TIGE SIMPLE.

Plante glauque, finement pubescente-glanduleuse au sommet, glabre dans le reste. Tige de 1-4 déc., droite, simple ou peu rameuse ; £. linéaires, les inf. verticillées, les sup. alternes; éperon linéaire, aigu, à peu prés droit ; très-petites fl. (5-6 millimètres) jaunes, disposées en petites têtes d’abord serrées, s’allongeant ensuite en grappe lâche et interrompue. ©. Juillet-septembre.

Lieux sablonneux, champs arides : Écully; Chaponost; Franeheville ; Vileurbanne , etc. P. C.

PERSONNÉES. 373 1208. L. aRvENsIS (Desf.). L. DES cHamps.

Plante glauque, finement pubescente-glanduleuse au sommet, glabre dans le reste. Tige de 1-4 déc., droite, ordinairement rameuse dés la base; f. linéaires, les inf. verticillées, les sup. alternes; éperon aigu, linéaire, fortement recourbé ; trés-petites fl. bleuatres ou violacées, disposées en petites têtes d’abord serrées, puis s’allongeant en grappe lâche et interrompue. @). Juillet-septembre.

Champs sablonneux : Sainte-Foy-lès-Lyon; Chaponost; Rive-de-Gier ; Saint-Alban, près Lyon; Saint-Julien-Molin-Molette. A. R.

1209. L. azpina (D. C.). L. pes ALPESs.

Plante entiérement glabre et glauque. Tiges couchées, venant par touffes, très-rameuses, à rameaux fleuris redressés ; f. linéaires, un peu charnues, les inf. verticillées 4 à 4, les sup. éparses; long éperon droit ou un peu recourbé, égal à la corolle; grandes fl. d’un beau violet, avec le palais d’un jaune orangé. ® ou @. Juin-août.

Route de Tenay à la Burbanche ; débris des rochers au Reculet; roule de

Chézery à Lélex, îles du Rhône sous Anglefort; graviers du Rhône au dessus de Lyon, où elle est amenée par les eaux du fleuve. — Parterres.

1210. L. PezisserrANA (D. C.). L. DE PÉLISSIER.

Plante entiérement glabre et un peu glauque. Tiges de 2-5 déc., droites, simples ou rameuses, munies à la base de rejets stériles ; f. linéaires-lancéolées, les inf. verticillées, les sup. éparses; éperon linéaire, aigu, un peu courbé, au moins aussi long que la corolle ; graines entourées d’un rebord cilié ;

fl. violettes, à palais blanchätre, disposées en grappes d’abord serrées, puis allongées et lâches. @. Mai-septembre.

Champs sablonneux : Saint-Denis-de-Bron; Villeurbanne, Dessine; Bonnand, d'après Balbis. R.

1211. L. strrATA (D. C.). L. A FLEURS RAYÉES.

Plante entiérement glabre et glauque. Tiges de 1-8 déc., dresséés, simples ou rameuses, munies ordinairement à la base de rejets stériles; f. linéaires-lancéolées, les inf. verticillées, les sup. éparses ; éperon droit, obtus, plus court que la corolle; graines triangulaires, ridées en réseau, non entourées d’un rebord ; fl. d’un blanc lilas, rayées de violet, disposées en grappes terminales. %. Juin-septembre.

Lieux pierreux, haies, bois. A. C,

1212. L. vuccanis (Mill.), L. commune. (Vulg. Linaire.)

Plante glauque, pubescente-glanduleuse au sommet, glabre dans le reste. Tige de 2-5 déc., dressée ; f, linéaires-lancéolées , aiguës, trinervées , toutes éparses, très-rapprochées ; éperon conique, droit ou un peu courbé, aussi long que la corolle ; fl. les plus grandes du genre, jaunes, à palais orangé,

disposées en grappes terminales très-serrées. %. Juillet-septembre. (V. D.) #9:

Bord des chemins, champs arides. C, C.

* Corolle à gorge un peu ouverte.

1213. L. mixor (Desf.). L. FLveTre. — Chœnorrhinum minus {L. Ch., ed. 1).

Plante entièrement couverte de poils glanduleux. Tige de 1-3 déc., droite, très-rameuse, à rameaux dressés ; f. lancéolées, obtuses, atténuées à la base, la plupart alternes ; éperon obtus, beaucoup plus court que la corolle; petites f1. d’un blanc violet, à palais jaunâtre, portées sur des pédoncules solitaires à Vaisselle des feuilles. @. Juin-octobre.

Lieux eultivés, champs. C.

CCCLXXIX. ANARRHINUM (Desf.). ANARRHINE.

Calice à 5 divisions profondes ; corolle personnée, à gorge cntiérement ouverte, et à tube ordinairement prolongé à la base en court éperon; capsule globuleuse, à 2 loges s’ouvrant chacune au sommet par un trou. Plantes herbacées.

1214. À. BELLIDIFOLIOM (Desf.). A. À FEUILLES DE PAQUERETTE.

Tige de 2-6 déc., droite, grêle, simple ou rameuse; f. radicales obovales ou oblongues, spatulées, inégalement incisées-dentées, atténuées en pétiole, étalées en rosette, les caulinaires complètement différentes, digitées, à 3-5 segments linéaires ; éperon grêle, court, fortement recourbé ; petites fl. bleuàtres, disposées en. longues grappes terminales, effilées, serrées, formant par leur réunion une panicule quand la tige est rameuse. ©. Juin-août.

Coteaux secs, terrains sablonneux. A. C!

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