V. PROSTRATA (L.). V. COUCHÉE
Tiges finement pubescentes, très-dures à la base, couchées-
PERSONNÉES. 383 étalées; f. linéaires-lancéolées, entières, dentées ou incisées, atténuées à la base; calice à 5 segments, le sup. très-court,
semblable à une petite dent intermédiaire ; capsule glabre, obcordée; f. bleues, quelquefois blanches ou roses, disposées en grappes serrées. %. Mai-juin.
Pelouses sèches, coteaux pierreux : le Mont-Cindre ; Saint-Alban, près Lyon; la Valbonne, etc. P. C.
— On trouve des variétés qui paraissent intermédiaires entre les deux espèces que nous venons de décrire. à
1244. V. cHamÆDRYs (L.). V. PETIT CHÊNE.
Tiges de 1-3 déc., couchées à la base, puis redressées, munies de deux lignes de poils parallèles et opposées ; f. sessiles, ovales-lancéolées, fortement dentées en scie; corolle à lobes obtus; fl. d’un beau bleu de ciel, veinées, blanches au centre, disposées en grappes lâches, souvent penchées au sommet dans la partie non fleurie. %. Avril-mai. (V. D.)
Haies, bois, pâturages. C. C. C.
1245. V. uRTICÆFOLIA (L.). V. A FEUILLES D'ORTIE.
Tige de 3-6 déc., droite, ferme, non rampante à la base: f. sessiles, ovales-lancéolées, acuminées, bordées de dents de scie inégales et trés-aigués; capsule arrondie, un peu échancrée au sommet; petites fl. roses, ou d’un bleu pâle veiné de rose, disposées en grappes lâches, effilées, portées sur des pédoncules filiformes. %. Mai-juillet.
Bois : la Tête-d'Or, sur les saules; la Grande-Chartreuse; Pradon; Pontde-Caux; les Neyrolles; le Jura.
1246. V. orricinauis (L.). V. OFFICINALE. (Vulg. Thé d'Europe.)
Plante entièrement velue. Tiges couchées-radicantes et presque sous-ligneuses à la base; f. à court pétiole , ovales ou oblongues-elliptiques, finement dentées en scie ; cap- Sule triangulaire-obcordée , à échancrure peu profonde ; petites fl. d’un bleu clair ou d’un rose pâle, disposées en grappes étroites, portées sur des pédoncules raides et dressés. %. Mai-juillet. (V. D.)
Bois, pâturages, bord des chemins. C.
1247. V. APHYLLA (L.). V. A TIGE NUE.
Petite plante stolonifére, émettant une ou plusieurs rosettes de feuilles ovales-arrondies, velues, superficiellement dentées, à court pétiole; pédoncule axillaire, sans feuilles, pubescent, paraissant étre la tige de la plante; capsule obovale, peu ou point échancrée au sommet ; fl. peu nombreuses (2-5), d’un beau bleu, à veines plus foncées, disposées en
grappes très-courtes, accompagnées de petites bractées. %. Juin-juillet.
Rocailles des hautes montagnes : le Grand-Som, à la Grande-Chartreuse ; le Sorgiaz, le Reculet et le Colombier, dans le Jura.
— On la trouve souvent, sur les rochers nus et exposés au soleil, avec une seule touffe de feuilles radicales; alors elle n’est pas stolonifère, mais c'est à cause de la sécheresse du sol sur lequel elle est venue.
** Fleurs en épis, grappes ou corymbes terminaux. 1248. V. spicara (L.). V. A FLEURS EN ÉPI.
Plante finement pubescente-grisûtre. Tige de 1-4 déc., ascendante, raide, dure surtout à la base, ordinairement simple ; f. ovales ou oblongues, les inf. obtuses, très-finement crénelées-dentées, les sup. aiguës, souvent entières; fl. d’un bleu vif, très-nombreuses, disposées en un long épi terminal et serré. %. Juillet-octobre. (V. D.)
b, V. polystachia (Coss. et Germ.). Epi terminal accompagné de 2-3 autres plus petits et latéraux.
Pelouses sèches. P.R.
1249. V. ALPINA (L.). V. DES ALPEs.
Tige de 4-40 cent., simple, pubescente, couchée, puis redressée, feuillée dans toute sa longueur ; f. sessiles ou à court pétiole , ovales ou elliptiques, obtuses ou un peu aiguës, crénelées ou entières, les sup. quelquefois alternes, les autres toujours opposées; capsule ovale-oblongue, faiblement échancrée; petites fl. bleuâtres, rayées de blanc, peu ñnom- Lreuses, disposées en grappe corymbiforme, terminale, serrée, hérissée de poils non glanduleux. %. Juillet-août.
Pelouses et rocailles des hautes montagnes : sommet du Grand-Som, à la Grande-Chartreuse; le Reculet; le Sorgiaz, au sommet du Miroir.
1250. V. FRUTICULOSA (L.). V. A TIGE DURE.
Tiges trés-dures, presque sous-ligneuses à la base, couchées, puis redressées, venant par toufles, feuillées dans toute leur longueur ; f. glabres, ciliées, obovales ou obloncues, obtuses ou un peu aiguës, finement denticulées, atténuées à la base, toutes opposées; capsule ovale, légèrement échancrée ; fl. d’un rose clair, veinées de rose plus foncé, peu nombreuses, disposées en grappe corymbiforme, terminale, serrée, hérissée de petits poils glanduleuxæ. %. Juillet- Rocailles des sommets des hautes montagnes : le Colombier du Jura; le Reculet; le Sorgiaz; le Grand-Som, à la Grande-Chartreuse,.
1951. V. saxaTILIS (Jacq.). V. DES ROCHERS.
Diffère de la précédente, dont plusieurs auteurs n’en font qu'une variété, 1° par l'absence de poils glanduleux sur les calices, les capsules et les pédoneules : les poils qui les recou-
PERSONNÉES. 389 vrent sont courts, un peu crépus et simplement articulés ; 20 par la capsule, qui est un peu atténuée au sommet ; 3° par la couleur des fleurs, qui sont d’un beau bleu, rougeàtres à la gorge. %. Juillet-août.
Sommet du Miroir, sur le Sorgiaz. R.