‹ Etudes des fleurs botanique, élémentaire, descriptive et usuelleChapitre 651 sur 718 · CCCCIII. ATRIPLEX (L.). ARROCHE · texte numérisé non relu

CCCCIII. ATRIPLEX (L.). ARROCHE

Fleurs monoiques, quelquefois mélangées de fleurs à étamines et carpelles, toujours dépourvues de bractées; calice des fleurs carpellées formé de 2 sépales libres ou un peu soudés, couvrant le fruit et grandissant avec lui ; calice des fleurs à étamines formé de 3-5 sépales soudés à la base ; 3-5 étamines. Plantes herbacées dans notre Flore.

1315. A. pATULA ([L. ex Moq. Tand.). À. A RAMEAUX ÉTALÉS. — A. latifolia (Wabl, et Koch). — A. hastata (Dub. non L.),.

Tige de 3-9 déc., dressée, très-rameuse, à rameaux inf. très-allongés et très-étalés; f. pétiolées, vertes sur les deux faces, mais légèrement glaucescentes en dessous, foutes élargies, atténuées en comà la base, triangulaires-hastées, plus ou moins dentées, à l'exception des sup., qui sont ordinairement plus étroites, lancéolées et entières ; segments des calices fructifères hastés-triangulaires, presque rhomboidaux,

entiers ou finement denticulés sur les bords, ordinairement

finement tuberculeux sur le dos, quelquefois lisses ; fl, d’un

vert blanchâtre, à cause d’une fine poussière qui les recouvre

ainsi que l'extrémité des rameaux, disposées en épis effilés,

interrompus, axillaires et terminaux, formant par leur réu-

nion des grappes plus ou moins feuillées. ©. Juillet-octobre Champs, lieux cultivés. C.

— Le véritable À, hastata de Linné se reconnaît aux segments du calice fructifère, qui sont divisés en dents subulées-acuminées et rayonnantes, C’est une plante du nord de l’Europe que Balbis indique à Lyon par erreur.

1316. A.ANGuSTIFOLIA {Smith}. À. A FEUILLES ÉTROITES.—À. litioralis var. à.

(Mogq. Tand.). — A. patula (D. C. non L. ex Mogq. Tand.).

Tige de 2-9 déc., très-rameuse, diffuse-étalée ou droite , à rameaux divariqués ; f. courtement pétiolées, vertes des deux côtés, à peine pubérulentes, toutes étroites, lancéolées ou lancéolées-linéaires et trés-entiéres, à l'exception des inf., qui sont hastées et souvent dentées; segments des calices fructiféres rhomboidauæ, munis à la base de 2 petites dents qui les rendent un peu hastés, du reste trés-entiers ; fl. vertes ou

108 POLYGONÉES.

srisitres, disposées en épis axillaires et terminaux, courts, interrompus, raides à la maturité. ©. Juillet-octobre.

Bord des terres : Yvour; Couzon ; le Mont-Cindre; Villeurbanne.

— D'après Koch, Boreau et quelques autres auteurs, celte espèce serait le véritabie À. patula de Linné.

— 1lrègne la plus grande confusion dans la synonymie des deux espèces que nous venons de décrire, ainsi que dans celle de toutes les plantes du genre Atriplex. Nous avons suivi pour la nôtre la savante Monographie des Chénopodées publiée en 1840 par M. Moquin-Tandon, de Toulouse.

70° FAMILLE. — POLYGONÉES (1). -

Les Polygonées, nommées ainsi à cause de leur fruit ordinairement anguleux, sont des herbes très-remarquables par leurs feuilles. Leur pétiole part d’un anneau ynembraneux, véritable gaine formée autour de leur tige noueuse, et leur limbe est toujours roulé sous ses bords avant leur développement. Leurs fleurs, verdâtres ou colorées, naissent à l’aisseile de bractées membraneuses, plus rarement à Vaisselle des feuilles. Les segments de leur périanthe, au nombre de 3-5 ou 6, libres ou soudés, égaux ou inégaux, quelquefois disposés sur 2 rangs, soutiennent à leur base des étamines en nombre défini. L'ovaire, libre, est surmonté de 2-3 styles libres ou soudés inférieurement, quelquelois réduits à de sunples stigmates ; il devient un fruit monosperme et indéhiscent, plus ou moins recouvert par les segments persistants du périanthe.

Page 1