CCCCV. PoLyGoxum (L.). RENOUÉE
Périanthe coloré, à 5 (rarement 3, 4 ou 6) segments presque égaux; 5-9 étamines (le plus souvent 8) disposées sur 2 rangs ; stigmates en tète; fruit triangulaire, quelquefois aplati en forme de lentille, enveloppé par le périanthe persistant.
* Plantes volubiles.
1330. P. coxvozvuLus (L.). R. LISERON. {(Vulg. Vrillée sauvage.)
Tiges de 2-10 déc., volubiles, anguleuses et striées, ordinairement un peu rudes; f. sagittées, en cœur à la base, pétiolées; fruit recouvert par les segments du périanthe, dont les 3 angles sont en carène obtuse, non membraneuse; anthères violettes ; fl. blanchâtres, en grappes ou fascicules axillaires. ®. Juin-septembre. (V, D.)
Champs, vignes, lieux cultivés. C. C.
1331. P. pumeroruM (L.). R. DES BuIssoNs. (Vulg. Grande Vrillée.)
Tiges volubiles, cylindriques, lisses, à peine striées, s’élevant à 1-2 mètres; f. pétiolées, sagittées, en cœur à la base ; fruit recouvert par les segments du périanthe, dont les 3 angles ont leur carène développée en aile membraneuse ; anthères blanches ; fl. blanchâtres, en grappes lâches, axillaires et terminales. @. Juillet-septembre. (V. D.) |
Haies, buissons. C. C.
‘* Plantes à tiges dressées, couchées ou nageantes, mais jamais volubiles.
+ Tige simple, terminée par un seul épi de fleurs. 1332. P. misrorra (L.). R. BISTORTE. (Vulg. Bistorte.)
Racine épaisse, contournée sur elle-même ; tige de 2-8 déc... droite, simple ; f. glauques en dessous, ovales-lancéolées, les radicales et les inf. à pétiole ailé, les sup. sessiles et un peu amplexicaules ; fl. roses, rarement blanches, en épi serré. %. Mai-juillet. (V. D.)
Prés des montagnes : Vangneray; Pilat; l'Argentière; la Grande-Chartreuse, le Haut-Bugey, ete. — Jardins,
1333. P. vivipanuM (L.). R. vIVIPARE.
Racine épaisse, contournée sur elle-même ; tige de 1-2 déc. droite, grèle, simple; f. glauques en dessous, oblongues ou elliptiques-lancéolées, atténuées à la base, les nf. à pétiole
POLYGONÉES. 3 non ailé; ft. blanches ou rosées, en épis gréles, souvent entremélés de bulbilles. %. Juillet-août. (V. D.)
Pâtnrages des hautes montagnes : le Grand-Som, à la Grande-Chartreuse ; le Jura et le Haut-Bugey. R.
— Les bulbilles de l’épi servent à reproduire la plante comme les graines ; c'est ce qui lui à fait donner le nom de vivipare.
» TT Tige rameuse, à rameaux terminés chacun par un épi de fleurs.
1331. P. aupuigium (L.). R. amPuiBre.
Plante venant ordinairement dans l’eau, Tige cylindrique, rougeûtre, rampante el radicante à la base; f. pétiolées, 4 pétiole non ailé, oblongues-lancéolées, arrondies et un peu en cœur à la base, à nervures latérales saillantes et parallèles en dessous ; 5 éfamines longuement saillantes hors du périanthe ; fruit ovoide-comprimé ; ft. d’un beau rose, ex épis s0- (TD à l'extrémité de la tige et des rameaux. %. Juin-août.
Ep
a. var. natans. Plante submergée; f. longuement pétiolées, glabres et luisantes, nageantes sur l'eau. — Marais, étangs, fossés pleins d’eau, rivières : Villeurbanne; la Tête-d’Or; Janeyriat ; bords de la Saône, avant Couzon; le Forez; la Bresse. P.R.
b. var. terrestris. Plante venant hors de l'eau; tige souvent simple; f. moins longuement pétiolées, pubescentes, un peu rudes en dessous. — Bords du lac de Nantua; étangs desséchés.
1355. P. Lapattrrauiuu (L.). R. A FEUILLES DE PATIENCE.
Tige de 4-8 déc., verte ou rougeûtre, dressée ou étalée ; f. obiongues-lancéolées, atténuées en pétiole à la base, souvent marquées d'une tache noirâtre en dessus (1); gaines bordées de cils trés-fins et trés-courts, quelquefois meme nuls : pédoncules et axe des épis couverts de petites aspérités tuberculeuses, visibles à une faible loupe; fruits tous comprimes, concaves sur les deux faces ; Î. ordinairement d’un blanc verdâtre, quelquefois rouges, en épis axillaires et terminaux. ®. Juillet-septembre.
à Lie humides, fossés, bord des étangs : Écully; Oullins; Néron; le Bugey.
b, P. incanwm (Schmidt). F. blanches<tomenteuses en dessous. — Environs de Saint-Eticune-en-Forez; marais des Echeyts; Châtillon-les- Dombes.
c. P. nodosum (Pers.). Tige à nœuds fortement renfés; fl. souvent rouges — Picrre-Bénite.
1336. P. persicantA (L.). R. PERSICAIRe.
Tige de 4-8 déc., blanchâtre et souvent un peu rougeûtre, (t) Cécaractère s'observe aussi dans les quatre espèces suivantes.
114 POLYGONÉES.
dressée ; f. oblongues-lancéolees, acuminées, finement ciliées, atténuées en court pétiole à la base; gaines bordées de cils allongés; pédoncules et axe des épis dépourvus d’aspérités tuberculeuses ; fruits tantôt tous triangulaires et à faces un peu concaves, tantôt les uns triangulaires, les autres comprimes, et alors ceux-ci convexes des deux côtés ou planes sur l’un des deux; fl. ordinairement rouges, quelquelois d’un blanc verdtre, en épis axillaires et terminaux. @. Juillet-octobre.
Fossés, champs et lieux humides, bord des chemins. C.
— Cette espèce ressemble beaucoup à la précédente et offre les mèmes variéles.
1337. P. uixus (Huds.). R. FLUETTE. — P. pusillum (Lamk.).
Tige de 1-5 déc., grêle, rameuse, étalée ou redressée; f. étroites, lancéolées, longuement et insensiblement atténuées au sommet ; gaines à poils appliqués, bordées de cils allongés; > étamines ; fl. roses, en épis dressés, très-grèles, interrompus. @. Juillet-octobre.
ai bord des marais : la Guillotière; Villeurbanne; Dessine; Janeyriat.
1338. P. xxpropirer (L.). R. POIVRE D'EAU.
Tige de 3-8 déc., dressée, rameuse ; f. à saveur poivrée, vblongues-lancéolées, sessiles ou à court pétiole ; gaines presque glabres, bordees de cils raides, très-courts ou allonés, souvent presque nuls dans le haut de la plänte; 6 étamines; f. d’un blanc verdàtre, quelquefois bordées de rose, marquées de petits points glanduleuæ, disposées en épis trèsgrèles, ordinairement penchés. ®. Juillet-octobre. (V. D.)
Fossés humides, bord des eaux : la Tête-d'Or; le Point-du-Jour; Yvour; Mornant; l’Argentière, elc. P.R,
1339. P. mire (Schk.). R. ixsipipe. — P. laxiflorum (Weih.).
Tige de 3-6 déc., grêle, ordinairement rameuse, quelquefois simple, rampante à la base, puis redressée; f. presque sans saveur, oblongues-lancéolées, atténuées aux deux extrémités ; gaines longuement ciliées ; G étamines; fl. roses, n0n marquées de petits points glanduleuæ, disposées en épis gré interrompus, souvent penchés ou étalés. @. Juilletoctobre.
Lieux humides, fossés : les Brotteaux; le Grand-Camp; Perrache; Pierre- Bénite. P.R.
+++ Fleurs venant solitaires ou en petits faisceaux à l'aisselle des feuilles.
1340. P. avicucare (L.). R. Des PETITS OISEAUX. (Vulg. Trainasse.)
Tiges de 1-6 déc., très-rameuses, ordinairement couchées, quelquefois ascendantes, feuillées jusqu'au sommet ; F. oblon-
THYMÉLÉES. #15 gues-lancéolées où elliptiques, sessiles ou à court pétiole ; gaines argentées et déchirées ; f. blanches ou rougeûtres, toutes axillaires. ®. Juin-octobre. (V. D.)
Champs, chemins, rues des villages, presque partout. C. C. C. 1341. P. BezLanni (All). R, DE BELLARDI.
Tiges de 2-5 déc., très-rameuses, raides, droites, à rameaux dépourvus de feuilles au sommet ; f. d’un vert jaunâtre, à peine pétiolées, elliptiques, les sup. lancéolées-acuminées ; gaines argentées et déchirées; ff. roses ou blanchâtres, les inf. axillaires, les sup. paraissant disposées en épis interrompus, parce que le sommet des rameaux manque de feuilles ou n'en à que de très-courtes. @. Juin-juillet.
Champs à Couzon. R.
— Les Polygonum fagopyrum et tataricum, cultivés en grand sous les noms de Blé noir et de Sarrasin, se ressèment quelquefois d'eux-mêmes ; mais ils ne sont jamais parfaitement spontanés dans nos climats.
71° FAMILLE. — THYMÉLÉES.
À part une plante annuelle, la famille des Thymélées n'offre que des arbrisseaux dont quelques uns sont remarquables par la beauté de leur feuillage, quelques autres par l'élégance” de leurs fleurs, et surtout par la suavité de leur parfum. Leurs’ feuilles, simples et entières, sont communément alter, Les fleurs, sessiles à l’aisselle des feuilles ou au bout des rameaux, ont un périanthe plus ou moins coloré, divisé en 4 lobes ou men lement 5) soudés en tube à la base. À sa gorge, ou dans le tube, sont inscrees 8-10 éfamnines à filets courts et à anthères bilobées. L’ovaire, le style et le stigmate sont uniques. Le fruit, sec ou charnu, est fowjours monosperme et uniloculaire.