CCCCLXV. OPñrys (L.). OPHRys
Tablier non prolongé en éperon à la base ; anthère termiñale, à 2 loges; grains de pollen réunis en 2 petites masses pédicellées ; racine formée de 1-2 tubercules entiers. (V. D.)
* Racine formée de 1 seul tubercule.
1508. O. uonorcuis (L.). O. A UN TUBERCULE. — Herminium monorchis (Rob. Br.).
Tige de 1-2 déc., grèle, ne portant que 2 (rarement 3) feuilles presque radicales, oblongues-lancéolées ; périanthe campanulé, à divisions dressées; casque à pétales intérieurs plus étroits, divisés en 3 lobes, l'intermédiaire beaucoup plus long que les latéraux, qui ressemblent à 2 petites dents; tablier à 3 divisions linéaires et divergentes; petites fl. d’un vert jaunâtre ou blanchâtre, exhalant une odeur de fourmi, disposées en épi effilé. %. Juillet.
Prés et pâturages humides des hautes montagnes : le Sappey, entre la Grande-Chartreuse et Grenoble; la grange du Vély, au dessus de Hauteville ;
au dessous des châlets Girod, dans la vallée de Lélex; Meximieux, aux Peupliers, où il est descendu des montagnes. R. R.
** Racine formée de 2 tubercules.
+ Pétales supérieurs tous réunis en voûte.
1509. O.anrHroPopHORA (L.). O. Homme PENDU. — Aceras anthropophora (Rob. Br.). — Loroglossum anthropophorum (Ricb.).
Tige de 2-4 déc. ; f. inf. oblongues, obtuses ou aiguës, les caulinaires entièrement engainantes ; tablier glabre, à 3 divisions linéaires, celle du milieu profondément bipartite, de sorte que le tout imite les bras et les jambes d'un homme
endu ; fl. d’un jaune verdâtre ou roussâtre, ordinairement ordées d’un brun rougeâtre, disposées en épi cylindrique, communément très-allongé. %. Mai-juin.
. Pâturages secs, bord des bois, surtout dans les terrains calcaires ou diluviens : Ecully; Saint-Didier-au-Mont-d'Or; le Mont-Cindre; la Pape; Pontd’Ain, etc. A. C.
++ Pétales supérieurs ouverts et étalés.
1510. O. ARANIFERA (Huds.). O. ARAIGNÉE.
Tige de 1-3 déc.;f. inf. ovales ou oblongues, les caulinaires entièrement engainantes; pétales sup. d’un vert blanchâtre ou un peu jaunâtre, les 2 intérieurs oblongs, plus étroits et plus courts que les 3 autres; tablier convexe en dessus,
ovale, entier ou un peu échancré au sommet, sans dent dans Péchancrure ou avec une tréès-petite dent non recourbée, pubescent-velouté, d’un brun roussätre, marqué au centre de 2-4 lignes glabres et livides, tantôt entièrement parallèles et séparées, tantôt réunies vers la base et embrassant un point velu entre leurs deux branches ; fl. en épi lâche. %. Mai-juin. b. O. pseudo-speculum (D. C.)? Tablier plus petit, plus arrondi, d'un roux plus pâle.
Pelouses sèches : Écully, à Randin; la Pape; le Mont-Cindre ; environs de Meximieux et de Belley, etc. A. G.
— La forme du tablier est très-variable dans cette espèce. Voici les moditications principales que nous avons observées: lo tablier entier, arrondi au sommet ; 2° tablier un peu échancré, sans dent dans l’échancrure; 3° tablier un peu échancré, avec une petite dent dans l’éclrancrure; 4° tablier muni de 2 saillies coniques vers la base; 5° tablier dépourvu de ces protubérances.
1511. O. FuctrerA (Rchb.). O. BouRDON. — O. arachnites (Hoffm.).
Tige de 1-4 déc.; f. oblongues-laricéolées; pétales sup. roses ou blanchätres, veinés de vert, les? intérieurs pubescentsveloutés, plus étroits et plus courts que les 3 autres; tablier convexe en dessus, largement obovale, offrant 2saillies coniques de chaque côté de la base, non trilobé, mais creusé au sommet d’une échancrure dans laquelle est une petite pointe recourbée en dessus, à surface d’un pourpre brun, pubescente-veloutée, excepté à la base, où elle offre des taches jaunes et des lignes livides, glabres et disposées symétriquement ; fl. peu nombreuses, en épi lâche. %. Mai-juin.
Pelouses sèches : la Pape; Couzon ; le Mont-Cindre; dans l’Ain, le Mont, près de la grange Henri, etc. A. R.
1512. O. APIFERA (Huds.). O. ABEILLE.
Tige de 1-4 déc.; f. oblongues-lancéolées; pétales sup. roses, veinés de vert, les 2 intérieurs pubescents, plus courts et plus étroits que les 3 autres; tablier d’un pourpre brun, pubescent-velouté, excepté à sa partie moyenne, où il est marqué de lignes glabres, jaunes et brunes, symétriquement disposées, convexe en dessus, divisé en 3 lobes trésmarqués, les 2 lobes latéraux rejetés en arrière, à base formant 2 saillies coniques, le lobe du milieu à bords repliés en dessous, terminé par une pointe recourbée également en dessous ; fl. peu nombreuses, en épi lâche. %. Maijuillet.
Pelouses sèches et prairies humides : Saint-Alban, près Lyon; la Pape; Couzon; Yvour; Dessine,; Meximieux ; Belley; Pont-de-Caux; Ruflieu. A. R. 1513. ©. uusctrerA (Huds.). O. MOUCHE. — O. myodes (Jacq.).
Tige de 1-4 déc. ; f. oblongues, obtuses ou aiguës; pétales sup. verdâtres, les 2 intérieurs filiformes et d'un pourpre notrâtre; tablier velouté-pubescent, d’un pourpre noirâtre ,
ORCHIDÉES. 479 avec une tache bleue, et glabre au milieu, oblong, divisé en 3 lobes, le moyen plus large et plus long que les latéraux, échancré au sommet, mais sans pointe dans l’échancrure ; fl. en épi lâche. %. Mai-juin.
Pelouses sèches : le Mont-Cindre; la Pape; Sathonnay; et dans l'Ain, Mexi mieux, aux Peupliers; Parves, près Belley ; Ordonnas, etc. A. R. — Ces quatre dernières espèces noircissent par la dessication.
CCCCLX VI. EprpacTis (Swartz). ÉPIPACTE.
Tablier non prolongé en éperon à la base ; anthère terminale, penchée ; masses de pollen sessiles ; racines fibreuses.
* Tablier bifide au sommet.
1514. E. nipus-avis (All.). E. Nip-D'oiseAu. — Ophrys nidus-avis (L.). — Ncoltia nidus-avis (Rich.).
Plante entièrement rousse, ayant l'aspect d’une Orobanche. Racine formée de fibres charnues et entrelacées; tige de 2-5 déc.; f. remplacées par des écailles engainantes ; tablier à 2 lobes divergents, élargis au sommet ; fl. roussätres, en épi oblong, assez serré. %. Mai-iuillet. (V. D.)
Parasite sur les racines des arbres : la Pape; le Mont-Cindre; Limones!;
Saint-Bonnet-le-Froid ; sapins de Haute-Rivoire; Pilat; la Grande-Chartreuse ; montagnes du Bugey. A. R
1515. E. ovarTa (AII.). E. A FEUILLES OVALES.—Ophrys ovala (L.).—Neottia ovata (Rich.).—Listera ovata (Rob. Br.).
Tige de 4-5 déc., munie au dessus de sa base de 2 larges feuilles ovales, pliées et nerveuses, opposées, sessiles, embrassantes et comme connées ; tablier à 2 lobes oblongs, obtus, parallèles ; fl. verdètres, pédonculées, disposées en grappe terminale, très-effilée et très-allongée. %. Mai-juin,
Prairies, bois et taillis humides. A. C.
1516. E.-corpara (All.). E. A FEUILLES EN COEUR. — Ophrys cordata (L.). — Neottia cordata (Rich.).—Listera cordata (Rob. Br.).
Port du précédent, mais beaucoup plus petit dans toutes ses parties. Tige de 1-2 déc., très-grêle, munie vers son milieu de 2 feuilles opposées, en cœur ovale, embrassantes, glabres et luisantes ; tablier à 3 divisions, les latérales très-courtes, celle du milieu allongée, bifide, à segments linéaires, trés-aigus et divergents ; très-petites fl. à casque verdàtre et à tablier d’un brun rougeàtre, pédicellées, en grappe terminale, grêle et peu serrée, exhalant une légère odeur de muse. %. Mai-juin.
Mousse humide et ombragée des hautes montagnes : Pilat, aux sources du Fu-
rens, dans le grand bois, entre Tarentaise et le pré Lager; Pierre-sur-Haute ; le Sappey et les bois en allant de Grenoble à la Grande-Chartreuse. R.R.
** Tablier à lobe terminal entier.
+ Fleurs dressées, fermées ou peu ouvertes, à ovaire sessile ou presque sessile, plus ou moins contourne.
1517. E. LaxcirOLrA (D. C.). E. A FEUILLES LANCÉOLÉES.—E. pallens (Swartz). —Serapias grandiflora (Babingt.).—Cephalanthera pallens (Rich.). Tige de 3-5 déc., feuillée; f. ovales-lancéolées, amplexicaules, à nervures saillantes, convergentes vers le sommet : bractées lancéolées, égalant ou dépassant l'ovaire; ovaire glabre; ft. d’un blanc jaunâtre, à tablier taché de jaune. %. Maijuin.
Bois des collines et des montagnes calcaires : le Mont-Cindre ; Saint-Didier-
au-Mont-d'Or; la Pape; Sathonnay ; le Mont-Dain; lisière des forêts autour de Ruffieu. A. R.
1518. E. exsiFoLtA (Swartz). E. À FEUILLES EN GLAIVE.—Serapias ensifolia (L.). —$. nivea (Vill.).—Cephalanthera ensifolia (Rich.).—C. xiphophyllum (Rchb. fils).
Tige de 2-5 déc., feuillée ; f. allongées, engaïnantes, étroitement lancéolées, les sup. linéaires, marquées de nervures saillantes et parallèles : bractées beaucoup plus courtes que lovaire; ovaire glabre; ft. blanches, à tablier taché de jaune. %. Mai-juin.
Bois des collines et des montagnes calcaires : le Mont-Cindre; la Pape: et dans l'Ain, Ramasse; Confort; la cête d'Evoges; Rufieu. R.
1519. E. ruBRA (All.). E. À FLEURS ROUGES. — Serapias rubra (L.). — Cephalanthera rubra (Rich.).
Tige de 2-5 déc., feuillée; f. oblongues-lancéolées, amplexicaules, presque sur 2 rangs opposés, marquées de nervures saillantes; bractées linéaires-lancéolées, plus longues que l'ovaire ; ovaire pubescent ; fl. d’un rose vif et foncé, trèsbelles, %. Juin-juillet.
Bois des collines et des montagnes calcaires : Limonest; le Mont-Cindre;
Couzon; et dans l'Ain, la côte d’Evoges; le chemin de la Serpentouse, en allant de Confort à Chézery. P. C.
++ Fleurs ouvertes, étalées ou pendantes, à ovaire pédicellé et non contourné.
1520. E. LaTiFoutA (All.). E. A LARGES FEUILLES.—E. helleborine (Rchb. fils). —Serapias latifolia (L.).
Tige de 2-9 déc., feuillée, pubescente au sommet; f. embrassantes, à nervures très-marquées et convergentes vers le sommet, les inf. et les moyennes larges, ovales ou ovalesoblongues, les sup. plus étroites et lancéolées; bractées inf. plus longues que les fleurs, puis diminuant graduellement ; tablier à lobe terminal trèés-aigu, recourbé au sommet ; fl. verdâtres en dehors et rosées à l’intérieur, ou d’un rouge obscur même avant leur épanouissement, disposées en grappe allongée et peu serrée. #. Juin-juillet. (V. D.)
a. E. viridiflora (Mut.). F1. d’un blanc verdâtre, au moins avant leur épanouissement, à tablier rosé.
b. E. atrorubens (Rchb.). F1. d’un rouge obscur, même avant leur épanouissement.
Bois des collines et des montagnes calcaires : le Mont-Cindre; Couzon; la Grande-Chartreuse ; le Bugey, etc. À. C.
Les deux variétés, lorsqu'elles croissent dans un terrain aride, ou dans les années de sécheresse, ont quelquefois une tige plus basse avec des feuilles et des fleurs plus petites. Elles forment alors l'E. microphylla de divers auteurs, qui, à notre avis, ne constitue pas même une variété.
1521. E. pazustris (Crantz). E. pEs marais.—Serapias lougifolia (L.).
Tige de 3-6 déc., feuillée, pubescente au sommet ; f. éouies oblongues-lancéolées, très-aiguës, amplexicaules, à nervures saillantes et parallèles ; bractées lancéolées, la plupart plus courtes que les fleurs, mais cependant les inf. souvent plus longues ; tablier à lobe terminal arrondi et obtus ; fl. grandes, pendantes, d’un gris verdâtre en dehors, d’un blanc rougeätre à Es disposées en grappe lâche et allongée. %. Juinjuillet.
Prairies marécageuses : Villeurbanne; Dessine; Saint-Genis-Laval ; Neuville ; environs de Belley, etc. P. C. «
CCCELX VIT. NeoTria (D. C.). NÉOTTIE.
Périanthe à 5 segments soudés à la base et libres au som-
met ; tablier entier, sans éperon, à bords ondulés, se repliant
-en canal sur le style; fleurs disposées en spirale; racine tuberculeuse.
1522. N. æsrivais (D. C.). N. D'ÉTÉ. — Spiranthes æstivalis (Rich.).
Tubercules allongés, cylindriques. et en faisceaux; tiges de 2-4 déc.; f. oblongues ou linéaires-lancéolées, dressées; f. blanches, exhalant une douce odeur après le coucher du soleil, %. Jillet-août.
Prés marécageux : Yvour; Dessine; Meyzieu; Vaux-Milieu; Pont-Chéry; et dans l'Ain, Chazey:; Château-Gaillard ; lac Bertrand; marais de Divonne. K. 1523. N. AUTUMNALIS (Swartz). N. D'AUTOMNE. — N. spiralis (Crantz). — Spi-
rauthes autumnalis (Rich.).
Tubercules ovoides-oblongs ; tige de 1-2 déc., munie d’écailles ; f. ovales-lancéolées, toutes radicales, réunies en un petit faisceau latéral ; fl. blanches, à odeur de vanille. %. Septembre-octobre.
Pelouses sèches, terres incultes, prairies : Francheville, entre le château de M. de Ruolz et les aquedues de Chaponost; Dardillv; l'Argentière; Rive-
eo et dans l'Ain, Jujurieux ; Meyriat ; Reyrieux : Meximienx, aux Peupliers. R. ’
CCCCLXVIIT. GooprerA (Rob. Br.). GOODIÈRE.
Fleurs en épt unilatéral; racine rampante, et, pour le reste, caractères du genre précédent.
1524. G. REPENS (Rob. Br.). G. RAmPaNTE.—Neottia repens (Swartz).—Salyrium repens (L.).
Tige de 1-3 déc., pubescente, surtout au sommet ; f. radicales ovales, atténuées en pétiole, marquées de nervures convergentes vers le sommet et réunies par de petites veines en réseau, les caulinaires très-petites, linéaires, engaïnantes ; fl. blanchâtres, pubescentes. %. Juillet-août.
Bois à la Grande-Chartreuse. R. R.
CCCCLXIX. Lrparis (Rich.). LIPARIS.
Fleurs à la fin renversées, de telle sorte que le tablier regarde en haut ; périanthe à 6 divisions ouvertes ; fablier ovale, obtus, sans éperon ; anthère terminale, hémisphérique ; racine fibreuse, mais munie d’un tubercule latéral, entouré, ainsi que le bas de la tige, d’une membrane sèche.
1525, L. Læsecn (Rich.). L. pe Lorsez.—Malaxis Lœæselii (Swartz).—Ophrys Lœæselii (L.).—Sturmia Læselii (Rchb..).
Hampe de 5-20 cent., triangulaire, munie à sa base de 2 feuilles d’un vert tendre, oblongues-lancéolées, engaïnantes, pliées en gouttière ; petites fl. d’un jaune pâle, un peu verdâtre, disposées en épi lâche. %. Juin-juillet.
ke des prés marécageux : Meyzieu; Sainte-Croix, près de Montluel-