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T. PALUSTRE (L.). T. DES MARAIS

Hampe de 1-5 déc., très-grêle; f. toutes radicales, linéaires-filiformes, dressées, engaïnantes à la base; trèspetites fl. vertes en dehors, blanchâtres en dedans, disposées en une grappe grêle et effilée, ayant la forme d’un épi. %. Juin-août.

Prés marécageux : la Mouche; la Tête-d'Or; Dessine; bord des étangs de Bresse. P.' C.

JONCÉES.

00° FAMILLE. — JONCÉES.

Les Joncées sont des herbes qui croissent ordinairement dans les lieux humides ou marécageux. Leurs feuilles, quand elles en ont, sont linéaires, planes ou cylindriques, toujours engainantes à la base de la #ige, qui est dépourvue de nœuds. Leur fleurs, régulières, en panicule ou corymbhe accompagné de bractées, rarement solitaires ou en épi, ont un périanthe formé de 6 divisions libres, disposées sur 2 rangs, toujours vertes ou scarieuses, excepté dans le premier genre, qui nous offre encore une corolle d'azur. Ce périanthe renferme réunis ensemble un ovaire à 1 style très-court, surmonté de 3 stigmates poilus, ef 6 éfamines, rarement 3, hypogynes ou insérées à la base de ses divisions. Le fruit est une capsule à À ox 3 loges, s’ouvrant par 3 valves. Les graines, à embryon cylindrique entouré d’un périsperme charnu , sont fixées tantôt au bord intérieur d’une cloison placée au milieu des valves, tantôt à la base même de chaque valve, qui alors ne porte point de cloison.

CCCCLXXX. APHYLLANTHES (Tournef.). APHYLLANTHE.

Périanthe formé de G pétales entourés à la base d’un in-

volucre composé d’écailles scarieuses et imbriquées ; absence de feuilles.

15140. A. MonsrELIENsIs (L.). A. DE MONTPELLIER. (Vulg. Non-feuillée.)

Tiges grèles, nues, glaucescentes, venant par touffes, munies de gaines à leur base, et portant à leur extrémité 1-2 f. bleues, quelquefois blanches, entourées d’écailles roussâtres, scarieuses et luisantes, %. Mai-juin. (V. D.)

Dans les taillis, au dessus des earrières de Couzon; lieux secs aux environs de Vienne. s

CCCCLXXXI. Luzura (D. C.). LuzuLe.

Périanthe calicinal, formé de 6 divisions brunâtres ou scarieuses, ouvertes en étoile; capsule à 4 seule loge, ne contenant que 3 graines placées à la base des valves, qui ne portent point de cloison ; feuilles ordinairement planes et munies de poils,

* Fleurs solitaires sur leur pédicelle.

1541. L, Forsrert (D. C.). L. De Forster.

Racine non stolonifére; tiges de 1-4 déc., venant par

toufles ; f. linéaires, étroites, bordées de poils blanchâtres et

JONCÉES. 485 allongés; pédoncules inégaux, toujours dressés méme quand le fruit est mr; fl. brunätres, disposées en corymbe paniculé. %. Avril-mai.

Pelouses, pâturages, bois. C.

1542. L. FLAvESCENS (D. C.). L. JAuNATRE.

Racine stolonifére ; tiges de 1-3 déc., venant par touffes ; f. linéaires, étroites, à peine poilues, très-courtes; pédoncules très-inégaux, dressés ou étalés méme quand le fruit est mÜr; fl. d’un jaune-paille, disposées en corymbe paniculé. %. Juin-juillet.

Abondante dans les sapins du Bugey et du Jura.

1543. L. verxaLis (D. C.). L. priNTanièRE,—L, pilosa (Wild.).

Racine non stolonifére ; tiges de 2-4 déc., venant par toufles; f. lancéolées, assez larges, bordées de poils blanchâtres et allongés ; pédoncules inégaux, d’abord dressés, puis étalés, et à la fin réfractés: A. brunàtres, nuancées de blanc, disposées en corymbe paniculé. %. Mars-mai. (V. D.)

Bois et pâturages ombragés. C.

** Fleurs réunies en capitules ou en épillets sur chaque pedicelle.

T Pedoncules divisés en plusieurs pédicelles. 1544. L. maxtma (D. C.). L. ÉLEVÉE. — I. Sylvatica (Gaud.).

Tige de 4-8 déc.; f. radicales lancéolées, les plus larges du genre, très-poilues sur les bords; bractées scarieuses, beau-

Coup plus courtes que la panicule; fl. brunes, disposées par

petits capitules de 2-4 sur chaque pédicelle, et formant par leur réunion une panicule trés-rameuse, à rameaux divariqués. %. Juin-juillet.

Bois, forêts, lieux converts : Oullins; Charbonnières ; Saint-Didier-au-Montd'Or; Limonest; Pilat; montagnes du Bugey. P. C.

1545. L. auBipA (D. C.). L. À FLEURS BLANCHATRES.

Tige de 4-8 déc.; f. linéaires, très-longues, très-poilues sur les bords ; bractées égalant ou dépassant la pañicule ; étamines à anthères presqne sessiles ; f. d’un blanc Jaunûâtre, disposées en panicule corymbiforme, rameuse, à rameaux divariqués. 2%. Juin-juillet.

Bois de la montagne de Parves ; marais de Cormaranche et de Hauteville. R. 1546. L. nIv£A (D. C.). L. A FLEURS D'UN BLANC DE NEIGE.

Tige de 4-8 déc., grêle, élancée; f. radicales linéaireslancéolées, très-longues, très-poilues sur les bords; bractées linéaires, foliacées, beaucoup plus longues que la panicule : étamines à filets aussi longs que leurs anthéres ; fl. d’un blanc de neige, devenant d’un blanc sale après la floraison, dispo-

490 JONCÉES.

sées par petits capitules de 3-6 sur chaque pédicelle, et formant par leur réunion une panicule corymbiforme trés-serrée. %. Juin-juillet. (V. D.)

Bois des montagnes : Thurins; Saint-Bonnet-le-Froid; lArgentière, au Chatelard et au Fenoyl; Pilat; la Grande-Chartreuse ; presque tous les bois des environs de Saint-Rambert (Ain).

T1 Pédoncules simples.

1547. L. spicaTa (D. C.). L. EN ÉPI.

Tige de 1-3 déc.,très-grêle ; f. linéaires, étroites, un peu canaliculées, poilues à l’entrée de la gaine, du reste presque glabres ; étamines à anthéères 2 fois plus longues que les filets ; capsule ovale-arrondie, mucronée, d’un noir luisant à la maturité; A. d’un brun noirâtre, réunies en 1 seul épi lobé à la base et penché. %. Juin-août.

Pâturages des sommets du Jura. R.

15148. L. campestris (D. C.). L. CHAMPÊTRE.

Racine fibreuse, émettant des rejets tracants ; tiges de 1-2 déc., solitaires ou peu nombreuses dans chaque touffe; f. planes, linéaires, poilues sur lesbords et à l'entrée de la gaine ; étamines à anthères 5-6 fois plus longues que les filets; fl. brunes, disposées en plusieurs épis courts, ovoïdes, plus ou moins penchés sous le poids des fruits à la maturité. %. Avriljuin. (V. D.)

Lieux secs et arides, pelouses. C C. C.

1549: L. muzrirLora (Lej.). L. MuLTIFLORE. — L. campestris b (D. C.).— L. ereeta (Desv.).

Racine fibreuse, mais sans rejets tracants ; tiges de 3-6 déc., venant par touffes bien garnies ; f. planes, linéaires, d’abord poilues sur les bords et à l’entrée de la gaïîne, à la fin presque glabres; anthères à peu prés égales à leurs filets; capsules ovales-arrondies, roussätres à la maturité; fl. roussâtres ou brunes, disposées en plusieurs épis courts, ovoides, toujours dressés, non dépassés par la feuille bractéale qui est à leur base. %,. Maïi-juin.

b. var. congesta.—L. campestris var. b. congesta (Duby). Epis tous sessiles ou presque sessiles. |

Bois : Charbonnières ; Tassin, Dardilly; Francheville, etc.; le Reculet. A. C. 1550. L. Sunerica (D. C.). L. pe SiLésie.—L. nigricans (Desv.).—L. multi-

flora var, nigricans (Koch).

Racine fibreuse, émettant des rejets tracçants; tiges de 1-4 déc., très-grèles, solitaires ou peu nombreuses dans chaque touffe ; f. planes, linéaires, d’abord poilues sur les bords et à l’entrée de la gaîne, à la fin presque glabres; anthéres à peu prés égales à leurs filets; capsules triangulaires, d'un noir luisant à la maturité; fl. brunes ou noirâtres, disposées en

JONCÉES. 491 plusieurs épis courts, ovoides, toujours dressés et dépassés par la feuille bractéale qui est à leur base. %. Juin-juillet.

b. L. alpina (Hoppe). Epis réunis, à la maturité, en un seul qui paraît lobé.

Pâturages humides des hautes montagnes : le Mont-Pilat; les sommets du Jura. KR.

— On trouve à Pilat une variété qui paraît intermédiaire entre les L. multiflora et Sudetica. Les épis, au nombre de 2-4, ne sont pas réunis à la maturité, ni dépassés par la bractée qui est à leur base; les capsules triangulaires sont d’un brun luisant, plus foncé que dans le L. multiflora, mais non noires comme dans le L. Sudetica. Peut-être est-ce le L. pallescens (Hoppe) ? Du reste, le L. Sudetica n’est considéré par bon nombre d'auteurs que comme une variété du L. multiflora.

CCCCLXXXIT. Juncus (L.). Joxc.

Périanthe calicinal, formé de G divisions vertes ou scarieuses; capsule à 3 loges; graines nombreuses, placées au bord intérieur d'une cloison placée au milieu de chaque valve ; feuilles cylindriques ou canaliculées, toujours glabres.

* Feuilles nulles ; fleurs latérales, 1551. J. CONGLOMERATUS (L.). J. À FLEURS AGGLOMÉRÉES.

Tiges de 4-9 déc., droites, très-finement striées, vertes, se cassant facilement, munies à la base d’écailles brunes, non luisantes; 3 étamines; séyle très-court, inséré sur un petit mamelon qui termine la capsule ; capsule obtuse ; fl. brunàtres, réunies en panicule latérale, compacte et sessile. %. Juinjuillet. (V. D.)

Fossés et bord des eaux. C. C.

1552. J. errusus (L.). J. À FLEURS ÉPARSES.

Tiges de 4-9 déc., droites, lisses à l’état vivant, vertes, se cassant facilement, munies à la base d’écailles brunes, non luisantes ; 3 étamines ; séyle très-court, ënséré dans une petite fossette qui termine la capsule; capsule obtuse ; fl. verdâtres, en panicule latérale et diffuse. %. Juin-juillet. (V. D.)

Fossés et bord des eaux. €: C.

— Ces deux espèces sont réunies par Meyer sous le nom de Juncus communis.

1553. J. écLaucus (Ehrh.). J. &LAUQUE. (Vulg. Jonc des jardiniers.)

Tiges de 4-8 déc., dressées, striées, glauques, se tordant faeilement sans se casser, munies à la base d’écailles d’un brunmarron luisant; 6 éfamines; capsule oblongue et aiguë; f]. brunes, en panicule latérale. %. Juin-août. (V. D.)

Lieux humides, marais, bord des eaux : Villeurbanne ; Dessine; Sainte-Croix, près de Montluel. P. C.

1554. J. FILIFORMIS (L.). J. FILIFORME.

Tiges de 1-4 déc., penchées au sommet, filiformes, glau-

492 JONCÉES.

cescentes, lisses à l’état vivant, entourées de gaines à la base ; G étamines ; style presque nul; capsule arrondie, trés-obtuse, courtement mucronée; fl. peu nombreuses (5-10), en cyme simple et latérale. %. Juin-août.

Prés humides et marais des montagnes : Pilat et la chaîne du Forez, d'après Boreau.

** Feuilles toutes radicales, mais distinctes de la tige.

1555. J. squanrosus (L.). J, RAIDE.

Racine fibreuse ; tiges de 2-6 déc., solitaires ou peu nombreuses, droites, raides; f. glauques, dures, linéaires, canaliculées, venant par touffes radicales; 6 éfamines à anthéres 4 fois plus longues que leurs filets ; fl. brunâtres, bariolées de roux et de blanc, accompagnées d’écailles scarieuses, disposées en panicule terminale interrompue, munie à sa base d'une bractée beaucoup plus courte qu’elle. %. Juin-juillet.

Sources et prés marécageux des montagnes : Saint-Bounet-le-Froid; Pilat; Pierre-sur-Haute. A. R.

1556, J. capiratus (Weïgel). J. A FLEURS EN TÈTE.—J. ericetorum (Poil.).

Racine fibreuse ; figes de 3-8 cent., filiformes, venant par toujfes gazonnantes ; f. molles, finement linéaires, étroitement canaliculées ; 3 éfamines; fl. d’un brun verdàtre, réunies en petites tétes globuleuses et serrées, entourées de bractées, dont une plus développée les dépasse manifestement, ce qui les fait paraître latérales. ©. Maiï-juillet.

Étangs de Lavore; sources au bord du-Garon, près du moulin de Barail: prairies bumides à Pont-de-Vaux. R.

**# Tiges feuillees.

r Feuilles paraissant noueuses quand on les fait glisser entre les doigts.

1557. J. usruLatus (Hoppe). J. BauLÉ.— J. fusco-ater (Schreb.).

Racine traçante; tiges de 3-4 déc., droites, raides, souvent rougeitres à la base; f. fistuleuses, assez distantes, la dernière dépassant souvent la panicule ; divisions du périanthe toutes égales, plus courtes que la capsule, les 3 extérieures munies au dessous du sommet d’une petite pointe qui disparait avec l’âge; capsules d’un brun noirätre et luisant, ovales-oblonques, mucronées ; fl. disposées en petits capitules formant par leur réunion une panicule terminale et composée. %. Juin-

Lieux sablonneux, humides ou marécageux à la Tête-d'Or. R.

— D'après Koch et plusieurs autres auteurs, cette espèce ne serait pas différente du J, alpinus, qui se modifie lorsqu’il descend des montagnes.

JONCÉES. 493

1558. J. LamprocARPUS (Ehrh.). J. A FRUITS BRILLANTS.—J. sylvaticus (Vill.). — J. articulatus b (L.). |

Racine tracante; tiges de 1-6 déc., ascendantes, comprimées, rapprochées; f. très-noueuses, comprimées ; divisions du périanthe toutes égales, mucronulées, plus courtes que la capsule, les 3 extérieures trés-aiqués, les intérieures obtuses et scarieuses sur les bords ; capsules ovales-triangulaires, mucronées, d’un brun noir et brillant; fl. disposées en petits capitules formant par leur réunion une panicule terminale et composée. %. Jum-juillet.

b. J. repens (Req.). Tige rampante, radicante et très-rameuse.

Marais, lieux humides, bord des bois : la Tête-d'Or; Charbonnières; Pilat: Saint-Bonnet-le-Château ; lae de Virieu-le-Grand.

c. J. viviparus. Plante peu élevée, produisant, au lieu de fleurs, des bractées rougeâtres et très-développées, imbriquées sur 2 rangs opposés. — Marais au Grand-Camp, à Charbonnières, à Pilat, en Bresse.

1559. J. AcuTIFLORUS (Ehrh.). J. A FLEURS AIGUES.—J. sylvaticus (Wild.).

Racine tracante, quelquefois peu longuement ; éiges de 4-8 déc., dressées, comprimées ainsi que les feuilles ; f. trèsnoueuses ; divisions du périanthe toutes frés-aiquês, acuminées, les 3 intérieures plus longues que les extérieures et à pointe recourbée ; capsules amincies en un long bec dépassant le périanthe ; fl. d’un brun pèle ou d’un brun noirâtre, disposées en petits capitules formant par leur réunion une panicule terminale et composée. %. Juin-juillet.

. Prés marécageux : Charbonnièrés ; Pilat; Pierre-sur-Haute; Sainte-Croix, près de Montluel; le long de la Bourbre, près de Pont-Chéry. A. R. 1560. J. osrusircorus (Ehrh.). J. A FLEURS oBrusEs.—J. articulatus (Vill.).

Racine longuement traçante ; tiges de 4-8 déc., dressées, cylindriques ainsi que les feuilles, munies à la base d’écailles brunes ou verdâtres ; divisions du périanthe toutes obtuses et égales;-capsules ovales, amincies en un petit bec égalant à peu prés le périanthe ; fl. d’un blanc verdâtre ou jannàtre, disposées en petits capitules formant par leur réunion une panicule terminale et composée. %. Juin-juillet.

Marais, prés humides. C. :

1561. J. supiNus (Mœnch.). J. coucné.— J. mutabilis (Dubois, F1. d'Orl.).— J. subverticillatus (Jacq.).

Plante très-variable. Racine fibreuse, à collet renflé ; tiges grèles, tantôt redressées, tantôt couchées et radicantes, tantôt flottantes; f. filiformes, étroitement canaliculées en dessus, faiblement noueuses ; divisions du périanthe toutes égales, les extérieures aiguës, les intérieures obtuses; 3 éfamines à filets aussi longs que les anthères ; capsules oblongues, obtuses.

494 JONCÉES.

mucronées, égalant à peu prés le périanthe; fl. verdâtres où brunûtres, souvent entremêlées de bractées foliacées, qui les font paraître vivipares, disposées en petits glomérules formant par leur réunion une panicule irrégulière. % Juin-septembre.

b. J. uliginosus (Roth.). Tiges couchées et radicantes.

c. J. fluitans (D. C.). Tiges flottantes et souvent très-allongées.

Lieux humides, sources, ruisseaux, marécages des bois : Saint-Bonnet-le- Froid; Yzeron; Pilat; Roanne; Pierre-sur-Haute; marais de Pont-de-Vaux, où il est commun.

— Le J. fluitans devient le J. uliginosus quand il est abandonné par l'eau : il est par conséquent plutôt une forme accidentelle qu’une variété.

1562. J. Pyewæus (Thuill.). J: nain.

Racine fibreuse, non traçante ; tiges de 5-12 cent., venant par toulles gazonnantes, souvent rougeâtres ainsi que les feuilles; f. frés-finement linéaires, canaliculées, légèrement noueuses ; divisions du périanthe linéaires, acuminées, dépassant la capsule, qui est aiguë; 3 étamines; fl. verdâtres ou rougeûtres, disposées en petits paquets aæxillaires et terminaux, sessiles et pédonculés, égalés ou dépassés par les feuilles. ®. Juillet-septembre.

Étangs de Lavore. R.

T7 Feuilles n'étant nullement noueuses sous les doigts. 1563. J. BuronIus (L.). J. pes cRaPAuDs.

Plante d’un vert pâle et glaucescent. Racine fibreuse, non tracante ; tiges de 1-3 déc., grèles, rameuses-dichotomes au sommet, venant par touffes gazonfiantes ; f. filiformes, canaliculées à la base ; divisions du périanthe lancéolées, mucronées, plus longues que la capsule ; capsules oblongues et obtuses ; fl. d’un vert blanchâtre, solitaires ou géminées, sessiles ou presque sessiles, disposces d’un seul côté le long des rameaux, qui forment une panicule corymbiforme. @. Juin-juillet. l Valh

Lieux argileux et humides. C. C:

1564. J. TENAGErA (L.). J. DES BOUES.

Racine fibreuse, non traçante ; tiges de 1-4 déc., cylindriques, très-rameuses ; f. droites, sétacées, canaliculées à la base ; divisions du périanthe aiguès, mucronées, égalant à peu prés la capsule ou la dépassant peu; capsules arrondies et trés-obtuses ; fl. brunâtres ou verdàtres, solitaires, sessiles ou presque sessiles sur les rameaux, qui forment par leur réunion une panicule très-rameuse et trés-divariquée. ®.

Bord des étangs de Lavore; chemins des bois à Charbonnières; lieux hu -

mides et mouillés en hiver à Frontenas ; Saint-Bonnet-le-Ghâteau ; dans la, Bresse et dans le Bugey. P. C

TYPHACÉES. 495

1565. JT. coupressus (Jacq.). J. À TiGE comprruée. — J. bulbosus (L. ex Bailbis et mult. Auct.).

Racine plus ou moins traçante, souvent renflée au collet, mais non bulbeuse; figes de 2-5 déc., comprimées ; f. linéaires, canaliculées ; divisions du périanthe trés-obtuses, de moitié plus courtes que la capsule ; capsules arrondies, mucronées ; fl. d’un brun mêlé de vert et de blane, solitaires, pédicellées ou sessiles, rapprochées en corymbe terminal. %. Juinaoût.

Marais et prés humides. C.

91° FAMILLE. — TYPHACÉES.

Les Typhacées sont toutes des plantes herbacées, croissant dans l’eau ou dans les lieux marécageux. Leurs feuilles. alternes ou toutes radicales, onf leurs nervures parallèles, et leurs fleurs, monoîques, sont disposées en chatons serrés ou en têtes globuleuses. Les chatons ou têtes à étamines sont placés au sommet, et les chatons ou têtes fructifères en dessous. Le périanthe est tantôt formé par des écailles, tantôt remplacé par des soies. Les étamines, ordinairement au nombre de 3, sont libres ou à filets soudés. L’ovaire, supére, libre et uniloculaire, devient un fruit sec, mais à épicarpe spongieux, ne renfermant qu'une seule graine, et terminé par le style persistant.

CCCCLXXXIIT. TypnA (L.). MASSETTE.

Fleurs monoïques, disposées en 2 chatons cylindriques ou elliptiques et superposés, l'inférieur velouté, d’un roux noirâtre où d’un roux fauve, persistant jusqu’à l’hiver ; éfamines soudées par les filets et entourées d’un grand nombre de soies dilatées au sommet; carpelles pédicellés, sarmontés par une houppe. de poils qui partent de la base des pédicelles.

1566. T. Saurrzewortaut (Koch et Sonder). M. pe SAUTTLEWORTH.

Tige de 6-12 déc., droite, raide; f. planes, linéaires, plus longues que la tige fleurie ; chatons contigus, tous deux cylindriques; sfigmate oblique, spatulé-lancéolé, aigu, égalant à peu prés les soies qui l'entourent ; chaton des carpelles cendré et parsemé de points noirâtres. %. Juin-juillet.

Trouvé à Pierre-Bénite en 1842 et à la Mouche en 1847.

1567. T. LATIFOLIA (L.). M. 4 LARGES FEUILLES. (Vulg. Jonc des tonneliers.)

Tige de 1-2 m., robuste, raide, droite ; f. planes, larges de 2-3 cent., plus longues que la tige fleurie: chatons contiqus où à peine espacés, tous deux cylindriques, l’inf. épais de 3 cent. et long de 18 à 20; sfigmate oblique, ovale-

496 TYPHACÉES,.

spatulé, aigu, dépassant les soies qui l'entourent ; chaton des carpelles d’un roux noirâtre. %. Juin-juillet. (V. D.)

Étangs, marais, fossés; bords et îles du Rhône. A. C. 1568. T. ANGUSTIFOLIA (L.). M. À FEUILLES ÉTROITES.

Tige de 1-2 m., quelquefois moins, droite, raide; f. /inéaires, un peu concaves en dedans et convexes en dehors, excepté au sommet où elles sont planes, dépassant la tige fleurie ou au moins l’égalant ; chatons sensiblement écartés lun de l'autre, Yinf. moins gros et presque aussi long que dans le T, latifolia; stigmate allongé, étroitement linéaire, dépassant longuement les soies qui l'entourent ; chaton inf. d’un roux fauve. %. Juin-juillet.

Mares et fossés ; saulées d’'Oullins; îles et bords du Rhône. P. C.

1569. T. Lucnunexsis (Chabert). M. pe Lyon.

Tige de 1-2 m., droite, raide ; f. linéaires, concaves en dedans, convexes en dehors, dépassant la tige fleurie ; chatons contigus, tous deux cylindriques, l'inf. d’un fauve noirûtre. %. Mai-juin.

Re : Rhône, au dessous de la Pape, où il a été signalé par M. Chabert en

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