S. NATANS (L.). R. FLOTTANT
Tige de 3-6 dée., simple, grêle; f. linéaires, planes, demitransparentes , couchées sur terre ou flottantes dans l’eau; fl. jaunâtres, en épi simple, terminal, peu fourmi, les têtes à étamines au nombre de 1-2 seulement. %. Juin-juillet.
Marais à Génas; environs de Belley, au marais de Charignin. R.
92 FAMILLE. — CYPÉRACÉES.
Nous ne conseillons point aux jeunes botanistes de commencer. l'étude des fleurs par celles des Cypéracées ; car les difficultés nombreuses qu’ils rencontreraient à chaque instant les décourageraient peut-être pour toujours. Ce n’est que lorsqu'ils seront suffisamment exercés qu’ils pourront explorer avec succès ce labyrinthe de la science et en parcourir
tous les détours. Il viendra même un moment où ils se pas-
sionneront pour ces herbes d’obscure apparence qu’auparavant ils dédaignaient, où ils graviront avec ardeur des montagnes élevées, où ils se jetteront sans crainte au milieu des prairies les plus marécageuses, pour aller recueillir un Souchet nouveau, un Scirpe inconnu, un Careæ qui manquait à leur collection. Alors, et alors seulement, ils pourront se dire à eux-mêmes que le feu sacré est allumé dans leurs CŒUrS.
Les Cypéracées sont toutes des plantes herbacées, à fige cylindrique ou triangulaire, dépourvue de nœuds au point d'insertion des feuilles. Celles-ci, à limbe linéaire, plane ou canaliculé, quelquefois nul, entourent la tige par une gaine entière. Les fleurs, glumacées, tantôt munies d’étamines et de carpelles, tantôt monoïques ou dioïques, sont toujours disposées en épi. Le périanthe est remplacé par une écaille qui recouvre 3 (rarement 2) étamines et À ovaire surmonté par À style terminé par 2-3 stigmates. Cet ovaire devient une capsule monosperme et indéhiscente.
498 CYPÉRACÉES.
le Trisu : CYPÉRÉES, — Fleurs réifédhènt chacune des étamines et un ovaire; écailles disposées sur 2 rangs opposés.
CCCCLXXXV. Cyperus (L.). SOUCHET.
Écailles des épillets caténées, nombreuses, imbriquées sur 2 rangs opposés et bien marqués, toutes égales et fertiles. ou les 2-3 inférieures seulement plus petites et stériles ; ovaire dépourvu de soies et de petites écailles accessoires à sa base; épillet des fleurs formant un faux corymbe muni à sa base de bractées foliacées en forme d’involucre.
* Style terminé par 8 stigmates.
1575. C. Monrtt (L.). S. pe Monri. ù Racine rampante ; tiges de 3-8 déc., triangulaires, épaisses, munies à leur base de longues feuilles glauques, linéaireslancéolées, pliées en carène, presque lisses sur les bords; “involucre formé de 4-6 folioies inégales, très-allongées, dépassant les épillets ; épillets alternes, d’un brun ferrugineux, roux ou rougeûtre, très-nombreux, disposés en corymbe pa-
niculé et trés-composé. %. Juillet-août.
Fossés, terrains marécageux: la Tête-d'Or; la Mouche; bord du Rhône, en face d'Irigny. P. C.
1576. C. FLAVESCENS (L.). S. JAUNATR&.
Racine fibreuse ; tiges de 5-20 cent., gazonnantes, grèles, triangulaires au moins au sommet, garnies à leur base de f. linéaires, très-étroites, pliées en carène ; involucre formé de 3 folioles inégales, dépassant longuement les épillets ; épillets d’abord iaunâtres, à la fin rougeàtres, ramassés en corymbe serré et comme en téte. ®). Juillet-août.
Lieux humides, prairies marécageuses. C.
** Style terminé par 3 stigmates.
1577. C. LonGus (L.). S. ALLONGÉ. (Vulg. Souchet odorant.)
Racine rampante et aromatique; tiges de 5-10 déc., droites, triangulaires, feuillées, venant par touffes; f. trèslongues, rudes sur les bords et sur la carène; involucre formé de 3-6 folioles inégales et très-allongées ; épillets linéaires, à écailles d’un roux ferrugineux ou rougeûtre; f1. disposées en ombelle corymbiforme, formée de 5-10 rayons dressés, allongés, trèés-inégauæ, portant chacun à son sommet un fascicule d’épillets. %. Août-septembre. (Y. D.)
Ile du Rhône, vis-à-vis Pierre-Bénite; marais à Yvour et à Pont-Chéry. P.C.
CYPÉRACÉES. 499 1578. C. Fuscus (L ). S. BRUN.
Racine fibreuse, non traçante; tiges de 1-3 déc., triangulaires ; f. planes ou à peine carénées, foutes ou presque toutes radicales; involucre formé de 3 folioles inégales, dépassant longuement les épillets; épillets linéaires, courts, à écailles d'un brun noirätre; fl. en corymbe paniculé trés-compacte, formé de pédoncules courts, Inégaux, les uns dressés, les autres étalés ou méme réfléchis, portant chacun à son sommet un fascicule d’épillets. @. Juillet-août.
Lieux humides, prairies marécageuses. C.
CCCCLXXXVI. SCHOENUS (L.). CHOIN.
Ecailles des épillets peu nombreuses (6-9), imbriquées sur 2 rangs, mais d’une manière moins bien marquée que dans le G. Cyperus, les inférieures toujours plus petites et stériles ; ovaire pourvu à sa base de 1-5 petites soïes qui manquent dans quelques espèces ; épillets groupés en téte compacte, munie à sa base de bractées scarieuses.
1579, S. NIGRICANS (L.). C. NOIRATRE.
Tiges de 3-6 déc., droites, striées, munies à la base de gaines d’un brun noirâtre et luisant, f. toutes radicales, raides, triangulaires; ovaire dépourvu de soies à sa base ou n’en ayant qu'une; épillets terminaux, ovoides, d’un brun noirâtre, accompagnés de deux bractées inégales, dont l’extérieure les dépasse. %. Mai-juillet.
. Prés tourbeux: Saint-Genis-Laval; Dessine; Sainte-Croix, près Montluel ; environs de Belley; Chalamont ; Lélex. P. C. |
II Trisvu : SCIRPÉES. — Fleurs renfermant chacune
des étamines et un ovaire; écailles imbriquées dans tous les sens. =
CCCCLXXXVIL. CLapium (Patrik Brown). CLADIE.
Écailles des épillets au nombre de 5-6, les 3 inférieures plus petites et stériles; ovaire dépourvu de soies à la base ; style filiforme et caduc.
1580. C. mariscus (Rob. Br.). C. marisQue.— Schœnus mariseus (L.).
Racine traçante ; tige de 1-2 mètres, robuste, noueuse , feuillée; f. linéaires, canaliculées, munies de dents trèsrudes et coupantes sur les bords et sur la carène; épillets roussâtres, ovales, agglomérés, disposés en corymbes rameux, terminaux et axillaires, formant par leur réunion une panicule très-allongée. %. Juillet-août.
Marais à Dessine et à Charvieux ; lacs de Nantua et de Bar, etc. P. C.
200 CYPÉRACÉES.
CCCCLXXXVIIL RaincosporA (Vabl.). RHINCOSPORE.
Ecailles des épillets au nombre de 5-7, les 3-4 inférieures plus petites et stériles; ovaire muni de soies à la base ; style à base conique, comprimée, persistante, articulée avec le fruit.
1581. R. ALBA (Vahl.). R. BLaNc.—Schœnus albus (L.).
Racine fibreuse ; tige de 1-5 déc., grêle, triangulaire, feuillée ; f. linéaires, très-étroites, lisses au toucher; épillets blanchâtres, en petits faisceaux pédonculés, terminaux et axillaires. %. Juillet-août.
) Bt es 4 jo des hautes montagnes : le Mont-Pilat; Colliard; le ura.
CCCCLXXXIX. Scrrpus (L.). SCIRPE.
Écailles des épillets toutes ou presque toutes fertiles (1-2 seulement stériles à la base), les inférieures plus grandes que les supérieures ; fruit tantôt muni, tantôt dépourvu de soies à la base.
* ] seul épi terminal.
+ Fruit entouré à la base de soies courtes et persistantes. 1582. S. paLUsTRIS (L.). S. DES marats.—Heleocharis palustris (Rob. Br.).
Racine horizontale, longuement rampante et stolonifére ; tiges de 1-6 déc., cylindriques, un peu comprimées, munies à la base d’une gaine tronquée ; épillet oblong-lancéolé, à écailles aiguës, brunes sur les bords, rayées de vert au centre ; 2 stigmates; fruit jaunâtre, obovale, comprimé, à bords obtus. %. Mai-septembre.
b. S. uniglumis (Link). Épillet plus petit, à écailles plutôt obtuses qu'aiguës, l'inférieure scarieuse et entourant presque entièrement sa base.
Marais et prairies tourbeuses. — Le type commun, la var. b plus rare.
— Les individus à tiges naines (5-15 cent.) ne diffèrent point par d’autres caractères de ceux à stature plus élevée.
1583. NB (Smith). S. muzricause. — Heleocharis multicaulis ietr.).
Racine oblique, courte, peu ou point traçante; tiges de 1-4 déc., cylindriques, grèles, en toulfes garnies, munies inférieurement d’une gaine rougeâtre à la base et obliquement tronquée au sommet; épillet ovale-oblong, à écailles obtuses, scarieuses sur les bords, linf. embrassant presque entiérement sa base: 3 stigmates; fruit noirâtre, triangulaire, à bords aigus. %. Juin-août.
Marais et prairies tourbeuses : Vaux-en-Velin; Dessine, ete. P. C.
— La base de l'épillet présente souvent 1-2 fleurs vivipares.
CYPÉRACÉES. 01
1584. S. ovatus (Roth). S. A ÉPILLET OVALE.—Heleocharis ovata (Rob. Br).
Racine fibreuse, non tracçante ; tiges de 5-15 cent., cylindriques, grêles, venant par toufles, munies inférieurement d’une gaine roussâtre, tronquée au sommet; épillet roux, ovoide, à écailles obtuses, petites, étroitement imbriquées, les 2-3 inf. n'embrassant chacune qu’une partie de sa base ; 2 stigmates; fruit jaunâtre, lisse, obovale-comprimé, à bords aigus, couronné par la base du style, qui est triangulaire, renflée et persistante. ©. Juin-août.
Bord des étangs à Montribloud et à Saint-André-de-Corcy. R.
1585. S. B&OTHRYON (L.). S. DES TOURBIÈRES.
Racine filiforme, horizontale, traçante ; tiges de 8-20 cent., cylindriques, très-grêles, venant par toufles, munies à la base d'une gaine brusquement tronquée au sommet ; épillet . ovale ou oblong, à écailles d’un brun noirâtre, les 2 énf. plus grandes et entourant sa base ; 3 stigmates; fruit d'un blanc grisätre, triangulaire, lisse et mucroné. % Juinaoût.
: bete des fossés à la Tête-d'Or et à Vaux-en-Velin; lieux marécageux du ura. KR.
— Les jeunes pousses sont toujours centrales et non latérales.
1586. S. cESPITOSUS (L.). S. GAZONNANT.
Racine fibreuse, non traçante, surmontée de gaines membraneuses ; figes de 1-4 déc., cylindriques, grêles, venant par toulles gazonnantes, munies à la base d’une gaîne verte, terminée par une petite pointe foliacée ; épillet ovale, à écailles roussâtres, l’inf. trés-grande, embrassant l’épillet et terminée par-une pointe calleuse ; 3 stigmates ; fruit brunätre, triangulaire, lisse, mucroné, entouré à sa base de soies plus longues que lui. %. Juin-août. 4
Iles du Rhône au dessous de la Pape ; saulées d'Oullins. R. R.
TT Fruit nu à la base ou à soies caduques.
1587. S. ACICULARIS (L.). S. ÉPINGLE.—Heleocharis acicularis (Rob. Br.)
Racine traçante, à fibres capillaires; tiges de 5-10 cent., quadrangulaires, filiformes, molles, venant par toufles gazonnantes ; épillet ovale ou oblong, à écailles brunètres sur les bords et d’un vert blanchâtre au milieu; 3 stigmates; fruit oblong et sillonné. ©. Juin-août.
Lieux tourbeux, pâturages humides : la Tête-d’Or: la Pape; Vaux-en-Velin: Pierre-Bénite; Janeyriat; Château-Gaillard ; lac de Nantua, ete. C.
CE
02 CYPÉRACÉES.
** Epi terminal forme de plusieurs épillets rapprochés sur deux rangs 0pposes.
1588. S. coupressus (Pers.). 8. À ÉPI comPRIMÉ. -—S. caricis (Retz).— Schxnus compressus (L.).
Racine traçante ; tige de 1-3 déc., feuillée à la base, triangulaire au sommet; f. raides, linéaires, un peu canaliculées ; épillets d’un brun ferrugineux, rapprochés sur deux rangs en un épi unique et terminal, inf. muni à sa base d’une bractée foliacée, plus longue ou plus courte que l’épi; 2 stigmates; ovaire entouré de soies garnies de petits aiguillons recourbés. %. Juin-août.
Sables du Rhône au dessous de Vassieux et à Vaux-en-Velin; et dans l’Ain, prés humides à Hauteville, etc.
### Epis terminaux, en ombelle, panicule ou capitule.
1589. S. MARITIMUS (L.). S. MARITIME.
Racine traçante, munie de distance en distance de tubercules arrondis; tiges de 4-9 déc., feuillées, triangulaires ; f. linéaires, planes, très-longues; involuere formé de 2-4 folioles linéaires, planes, inégales, très-allongées ; écailles un roux ferrugineux, terminées par 3 dents, celle du milieu plus longue que les deux latérales; épis oblongs, épais, tous sessiles, ou les uns sessiles, les autres pédonculés, disposés en ombelle simple et compacte. %. Juin-septembre.
Mares vis-à-vis de Pierre-Bénitc; étangs en Bresse; Rochefort (Ain). R.
1590. S. syzvarTicus (L.), S. DES BOIS.
Racine traçante ; tiges de 4-10 déc., feuillées, triangulaires ; f. planes, larges, rudes sur les bords ; involuere formé de feuilles planes, inégales et allongées ; écailles verdâtres, obtuses, mucronulées ; épillets ovales, trés-nombreux, disposés en panicule très-rameuse et très-décomposée. %. Mai-août. (Y. D.
Prés et bois humides : Écully; Tassin; Yvour; Mornant; bords de l'Albarine, etc. A. C.
1591. S. MicueLranus (L.). S. pe MiceLtr.
Racine fibreuse, non tracante ; tiges de 5-15 cent., venant par toufles, munies seulement à la base de 1-2 feuilles planes et étroites; involucre formé de 4-7 folioles très-inégales, les 3 extérieures très-allongées ; écailles d’un vert blanchâtre ou roussâtre, lancéolées, finissant en une pointe étalée ; épillets nombreux, serrés en un capitule ovale-arrondi, lobé, terminal, sessile au milieu de l’involucre. ®. Juillet-septembre.
Le long de la Saône, au dessous de Collonges ; marais à Pierrc-Bénite. R.
CYPÉRACÉES. 503
*#+* plusieurs épis latéraux.
+ Tige cylindrique ou comprimee.
1592, S. seTACEUS (L.). S, SÉTACÉ.
Racine fibreuse, non traçante ; tiges de 5-8 cent., filiformes, gazonnantes, munies à la base d’une gaine prolongée en pointe foliacée, sétacée et canaliculée ; écailles d’un vert blänchâtre ou brunâtre ; 2-3 épillets placés presque au sommet de la tige ; 3stigmates ; fruit à sillons longitudinaux. ®. Juinseptembre.
Bord des sources, prés humides : Bonnand; Francheviile; Saint-Julien- Molin-Molette; Pierre-sur-Haute; étangs de Bresse. P. C.
1593. S. suPINUS (L.). S. coucHÉ.
Racine fibreuse, non traçante ; tiges de 5-15 cent., couchées ou ascendantes, munies à la base d’une gaine prolongée en courte pointe foliacée; écailles d’un vert blanchâtre ou roussâtre ; 3-8 épillets ovales, sessiles, réunis en paquet vers le milieu de la tige; 3 stigmates; fruit triangulaire, à sillons transversaux. ®. Juillet-septembre. |
Bord des étangs : Lavore, au dessous de Chassagny; et dans l'Ain, Montribloud et Romanèche. R.
1594. S. HOLOSCHÆNUS (L.). S. JON.
Tiges de 5-10 déc., fermes, dures, munies à la base de gaines larges, se prolongeant en une longue feuille linéaire, demi-cylindrique, canaliculée; écailles d’un roux brunâtre ou grisàtre; épillets formant des capitules globuleux, assez gros, ordinairement pédonculés, au moins quelques uns, placés près du sommet de la tige, qui est piquant et acuminé ; 3 stigmates; fruit glabre et lisse. %. Juin-juillet.
a. var. vulgaris. Tige élevée; capitules presque tous pédonculés et souvent ramifiés. : 4 b. S. Romanus (L.). Tige plus basse; ordinairement 1 seul capitule sessile,
gros comme une noisette, quelquefois accompagné de 1-2 autres pédicellés et plus petits.
Bord des marais : Craponne; Yvour; Vaux-en-Velin; Dessine; les Balmes- Viennoises. P. C.
1595. S. LACUSTRIS (L.). S. Des ÉraNGs. (Vulg. Jonc des chaisiers.)
Tiges de 1-2 mètres, molles, spongieuses, munies à la base de gaines dont la sup. se prolonge en pointe foliacée ; écailles lisses, d'un roux ferrugineux ; épillets ovales, agglomérés en petits paquets, les uns sessiles, les autres à pédoncules trésinégaux et souvent ramifiés, placés très-près du sommet de la tige, qui est piquant et acuminé ; étamines à anthéres velues : 3 stigmates; fruit grisàtre, lisse, entouré de soies bordées de petits aiguillons recourbés. %. Mai-juillet. (V. D.)
Bord des étangs, des marais, des rivières, des fossés. C.
504 CYPÉRACÉES.
1596. S. TABERNÆMONTANI (Gmel.). S. DE TABERNAMONTANUS,
Diffère du précédent, dont ilw’est peut-être qu'une variété, 4° par sa fige plus gréle, plus courte, plus glauque, munie à la base de gaînes se prolongeant rarement en pointe foliacée ; 20 par les écailles des épillets ponctuées et un peu rudes; 30 par les épillets presque tous sessiles ou à pédoncules courts et ordinairement simples; 4° par ses étamines à anthéres qlabres: 5° par l'ovaire, qui n’a que 2 séigmates. %. Juinjuillet. |
Marais au Grand-Camp. R.
+71 Tige triangulaire.
1597. S. TRIQUETER (L.). S. TRIANGULAIRE.
Racine tracante ; tiges de 4-8 déc., triangulaires, à faces latérales planes, à angles non ailés, munies vers la base d’une seule pointe foliacée ; écailles rousses, échancrées au sommet, avec une petite pointe au milieu de léchancrure; fruit lisse ; epillets ovales, les uns sessiles, les autres pédonculés, placés près du sommet, qui se termine en pointe piquante et creusée en gouttière. %. Juillet-septembre.
Bord des marais : les Brotteaux; Vaux-en-Velin; la Mouche; Pierre-Bénite, etc. À. C.
1598, S. Roraix (Hoppe). S. DE Rotu. — S. pungens (Vabl.). —S. tenuifolius (D. C.).
Racine tracçante; tiges de 3-8 déc., triangulaires, à faces planes et à angles aigus, maïs non ailés, munies vers la base de 1-3 gaines prolongées en pointe foliacée ; écailles rousses, échancrées au sommet, avec une petite pointe dans l'échancrure; fruit lisse; épillets ovales, tous sessiles, agglomérés à 4-5 cent. du sommet, qui se termine en pointe piquante et creusée en gouttière. %, Juillet-septembre.
Mares au Grand-Camp; les Rivières, au dessous de la Mouche. R.
1599. S. MUCRONATUS (L.). S. MUCRONÉ.
Racine fibreuse, non traçante ; tiges de 4-8 déc., triangulaires, à faces creusées et à angles ailés, munies à la base de gaines obtuses, non prolongées en pointe foliacée; écailles vertes et roussâtres, ovales-aiquès, mucronées ; fruit triangulaire, ridé en travers; épillets ovales, tous sessiles, agglomérés assez loin du sommet, qui se termine en pointe piquante, d’abord dressée, à la fin étalée ou mème réfléchie. #. Juillet-septembre.
Marais à Sathonay, Montribloud, Pont-Chéry; bords du Rhône, vers la chaussée de Culloz (Ain). R.
CYPÉRACÉES. 505 COCCXC. Ertornorum (L.). LINAIGRETTE.
Épillets à écailles presque égales, imbriquées dans tous les sens; fruits munis à la base de poils soyeux, qui s’allongent beaucoup aprés la floraison et donnent aux épillets l’'apparence de houppes de laine blanche.
* Épillet solitaire au sommet de chaque tige. 1600. E. ALPINUM (L.). L. DES ALPES.
Racine traçante ; tiges de 1-2 déc., très-grèles, glauques, triangulaires, rudes au toucher ; épillet ovale, petit, à écailles roussätres , à soies nombreuses, crépues el flexzueuses. %. Mai-juin.
Lieux tourbeuxet marécageux des hautes montagnes du Bugey: Cormaranche; le Vély, près de Hauteville; Colliard; Retord. R.
1601. E. vaGINATUM (L.). L. A LARGES GAINES.
Racine fibreuse, non traçante; tiges de 2-6 déc., triangulaires au sommet, lisses au toucher, garnies jusqu'au milieu de gaines renflées ; f. toutes radicales, linéaires, triangulaires, un peu rudes sur les bords, au moins dans leur jeunesse ; épillet ovale, assez gros, à écailles noirâtres, à soies 70mbreuses, droites, non flexueuses. %. Mai-juin.
Prés marécageux des hautes montagnes : Ruthianges; Pierre-sur-Haute; Retord; Colliard. R.
#* plusieurs epillets au sommet de chaque tige.
CLP
1602. E. Larirocium (Hoppe). L. A LARGES FEUILLES. — E. polystachium }
Racine fibreuse, non rampante; tiges de 4-8 déc., à peine triangulaires ; f. planes, courtes, triangulaires et plus étroites au sommet, rudes sur les bords, à gaines tachées de noir vers la naissance de la feuille; pédoncules glabres, rudes au rebours; écailles noirâtres; épis nombreux, pendants à la maturité. %. Avril-mai. (V. D
Prairies humides et marécageuses : Yvour; Dessine; Liergues ; Pilat; Sainte-Croix, près de Montluel; le Vély , au dessus de Hauteville, etc. EQTe. 1603. E. see (Roth). L. À FEUILLES ÉrROITES. — E. polystachium
Racine rampante et stolonifére ; tiges de 4-8 déc., à angles très-peu sensibles, presque nuls; f. linéaires, canaliculées triangulaires au sommet ; pédoncules lisses et glabres ; écailles noirètres ; épis nombreux, pendants à la maturité. %. Avrilmai.
Prairies marécageuses : Longes, près de Rive-de-Gier : Sainte-Croix, près de Montluel; Pont-de-Vaux ; Châtcau-Gaillard; Colliard; Hauteville.
506 CYPÉRACÉES.
b. E. Vaillantii (Poit. et Turp.). Épis rapprochés, sessiles ou à très-courts pédoncules. — Prés humides à Saint-Bonnet-le-Froid.
1604. E. eRACILE (Koch). L. GRÊLE. — E. triquetrum (Hoppe).
Tiges de 3-6 déc., très-grèles, à angles très-peu marqués ; {. linéaires, courtes, triangulaires, canaliculées d’un côté ; pédoncules courts, simples, rudes et tomenteux; écailles d’un vert mêlé de rougeûtre ; épis petits, peu nombreux, dressés ou presque dressés. %. Mai-juin.
Prairies marécageuses : Yvour; Dessine. R.
1605. E. iNterMEeDiuM (Bast.). L. INTERMÉDIAIRE.
Plante intermédiaire entre les deux précédentes, mais plus voisine de l'E. gracile. Tiges de 1-3 déc., presque cylindriques ; f. linéaires, pliées en gouttière à la base, triangulaires au sommet; pédoncules lisses; écailles oblongues-linéaires, prolongées en pointe obtuse; épis pendants à la maturité. %. Avril-mai.
Prairies humides à Chenelette, dans le Haut-Beaujolais. R.
IIIe Trisv : CARICINÉES. — Fleurs monoïques, rare-
ment dioiques:
CCCCXCI ‘CAREx (L.). CAREX.
Fleurs monoïques, rarement dioïques, placées chacune à l’aisselle d’une écaille et réunies en épis; 2-3 étamines ; ovaire enveloppé d’une membrane appelée wrcéole, percée et souvent bidentée au sommet, s’accroissant et se détachant avec le fruit, qui a la forme d’une capsule ovoïde, comprimée et triangulaire. Plantes venant par toulles.
* Épi solitaire au sommet de la tige. — Psyllophores (Lois.).
+ Fleurs dioiques.
1606. C. prorca (L.). C. DIOÏQUE.
Racine tracante et stolonifère ; tiges de 1-2 déc., filiformes, lisses ainsi que les feuilles ; capsules ovoïdes, atténuées en bec, finement striées, d’abord dressées, puis étalées. %. Avril- Juin.
Prés tourbeüx entre Dessine et Meyzieu; marais de Hauteville. R.
1607. C. DavaLLiaNa (Smith). C. DE Davaz.
Racine fibreuse, non traçante ; tiges de 1-3 déc., filiformes, légérement rudes au rebours ainsi que les feuilles; capsules oblongues-lancéolées, étalées et même réfléchies à la maturité. %. Avril-juin.
à ve marécageux : Dessine; Saint-Genis-Laval; Colliard; Hauteville, ete.
b. C. Sieberiana (Opitz).— Epis portant la plupart des étamines au sommet et des capsules à la base. — Mont-Carrat (Isère).
CYPÉRACÉES. 507
tt Fleurs monoiques.
1608. C. Puricaris (L.). C. PUCIER. ?
Racine fibreuse, non tracante ; tiges de 1-3 déc., très-grèles ; f. filiformes, un peu rudes au sommet; épis offrant plusieurs fleurs à étamines au sommet et plusieurs fleurs carpellées à la base; écailles caduques; 2 séigmates ; capsules oblongues, atténuées aux deux extrémités, écartées les unes des autres, réfléchies à la maturité. %. Mai-juin.
Prés et sables humides : Bonnand; Yzeron; la Pape, vers le pont de la Cadette; Saint-Bonnet-le-Froid ; Pilat; la Bresse. P. C. e
1609. C. PaucrrLora (Lightf.), C. paucrecore. — C. leucoglochin (L.).
Racine rampante ; tiges de 6-15 cent., très-grèles; f. linéaires, caneliculées, lisses; épi trés-court, offrant À seule fleur à étamines au sommet et 2-3 fleurs carpellées à la base ; écailles d’un roux pâle, vertes sur le dos, caduques ; 3 séigmates; capsules lancéolées, en alène, réfléchies à la maturité. %. Juin-juillet.
Marais du Jura. R.
*# Tiges portant chacune plusieurs épillets, dont chacun offre tout à la fois des étamines et des carpelles. — Scirpoides (Monti).
+ Épillets ayant les étamines au sommet et les carpelles à la base.
1610. ©. FoETIDA (AIÏl.). C. FÉTIDE.
Racine noire, dure, traçante, couverte d’écailles ; tiges de 8-12 cent., un peu rudes sur les angles; f. planes ou un peu pliées en carène, très-rudes sur le dos et sur les bords ; écailles d’un brun noirâtre, très-aiguës; 2 stigmates très-allongés ; capsules dressées, ovales, atténuées en un bec acuminé, bifide et un peu rude; épillets réunis en un seul capitule ovalearrondi, de telle sorte qu’ils paraissent ne former qu'un seul épi. %. Juillet-août.
Le Colombier et les autres sommets du Jura (M. Auger).
— Le C. divisa (Huds.) a été trouvé au Plan de Vaise; les travaux récents doivent l'avoir détruit, :
ns
1611. C. vuLpiNA (L.). C. DES RENARDS.
Racine fibreuse, non tracante ; tiges de 4-8 déc., robustes, triangulaires, & angles trés-rudes et à faces canaliculées ; f. lancéolées, très-rudes; écailles roussâtres, à nervure verte, ovales-aiguës ; 2 stigmates; capsules étalées-divariquées , planes d’un côté, convexes de l'autre, marquées de 3-7 nervures très-prononcées, ovales, atténuées en un bec acuminé, bifide, rude sur les bords; épillets disposés en un épt oblong, continu ou interrompu, les inf. souvent composés
508 CYPÉRACÉES.
d’autres épillets secondaires qui les rendent comme lobés. %. Mai-juin.
b. C. nemorosa (Wild.). Épi muni à la base d’une bractée filiforme, qui souvent le dépasse.
Fossés, lieux marécageux et couverts, bois humides. A. C.
1612. C. muricatA (L.). C. RUDE.
Racine fibreuse, non tracante; tiges de 2-5 déc., triangulaires, à faces planes, à angles lisses à la base, un peu rudes seulement au sommet; f. étroites, linéaires, lisses ou à peine rudes; écailles d’un roux pâle, ovales, mucronées ; 2 stigmates ; capsules rudes, sans nervures ou à nervures peu prononcées, les inf. étalées-divariquées presque horizontalement, toutes ovales-lancéolées, planes d’un côté, convexes de l’autre, et atténuées en un bec acuminé ; épillets disposés en un épr terminal, oblong, continu ou un peu interrompu à la base. %. Maï-juin.
b. C. virens (Lamk.). Écailles plus pâles: épillets disposés en un épi plus interrompu, l'inf, muni d’une bractée tiliforme et très-allongée.
Prés, bois, pelouses, bord des chemins. C.
1613. C. prvuLsa (Good.). C. ÉCARTÉ.
Se rapproche du précédent, dont plusieurs auteurs n’en font qu’une variété ; en diffère 1° par sa éige plus grêle, plus faible et inclinée ; 2 par les écailles toujours d’un vert blanchâtre, avec une raie verte au milieu; 3° par les capsules, qui sont dressées-étalées ; 4 par les épillets, qui sont tous écartés les uns des autres, à l'exception des sup., et forment ainsi un épi trés-allongé. %. Mai-juin.
Pelouses sèches, bois : Roche-Cardon; Vassieux; Yvour; Parves, près Belley, etc. À, C.
1614. C. TERETIUSCULA (G00d.). C. A TIGE ARRONDIE.
Racine rampante, mais courte et oblique ; tiges de 3-7 déc., grèles, striées, arrondies à la base, obscurément triangulaires et un peu rudes seulement au sommet ; f. linéaires, allongées, rudes au rebours ; écailles roussâtres, scarieuses sur Les bords; capsules lisses, non striées, planes d'un côté, convexes de l'autre ; épillets réunis en un épi oblong et assez serré. %. Mai-juin.
Prés marécageux : Dessine; Sainte-Croix, près Montluel. P. C.
1615. C. parapoxa (Wild.). C. PARADOXAL.
Racine fibreuse, nullement tracante; tiges de 3-8 déc., triangulaires et rudes au sommet, revêtues à la base de fibres noirâtres, qui sont les débris des anciennes feuilles; f. linéaires, canaliculées, rudes au rebours ; écailles brunes ,
CYPÉRACÉES. 909 blanchâtres sur les bords ; capsules à stries prononcées, convexes des deux côtés ; épillets réunis en une panicule ramifiée. %. Mai-juin.
Prairies tourbeuses : Yvour ; Sainte-Croix, près Montluel;, marais de Saint- Romain, entre Pont-Chéry et Crémieux. R.
1616. C. panicuLaTA (L.). C. PANICULÉ.
Racine fibreuse, compacte, nullement tracçante; tiges de 4-8 déc., triangulaires, à faces planes, trés-rudes sur les angles; f. allongées, planes ou pliées en carène, très-rudes au rebours ; écailles rousses, largement blanchâtres sur les bords; capsules lisses, non striées, planes d’un côté, convexes de l’autre; épillets disposés en longue panicule ramifiée. %. Mai-juin.
Prairies tourbeuses : étang du Loup; Dessine; Sainte-Croix, près Montluel; environs de Nantua, de Belley et de Bourg. A. R.
++ Épillets ayant les carpelles au sommet et les étamines à la base.
1617. C. ScareBert (Schrank). C. DE SCHREBER.
Racine rampante, émettant des stolons très-allongés ; tiges de 1-3 déc., grèles; f. presque toutes radicales, linéaires, trèsétroites ; écailles rousses, aussi longues que les fruits ; capsules dressées, à bords ciliés, atténuées en un bec acuminé et bifide ; 3-6 épillets ovales-oblongs, alternes, droits, serrés en épi terminal. %. Avril-juin.
Lieux secs et sablonneux : Saint-Alban, près Lyon; Chaponost; Dardilly; et dans l'Ain, le Mont; bords du lac de Nantua; Thoissey et Saint-Didier, sur les
bords de la Saône; le Jura. P. C.
1618. C. BRIZOIDES (L.). C. FAUSSE BRIZE.
Racine rampante, émettant des stolons trés-allongés ; tiges de 3-6 déc., très-grèles, rudes au rebours dans leur partie sup.; f. presque toutes radicales, rudes, linéaires, très-longues ; écailles blanchätres, plus courtes que les fruits ; capsules dressées, à bords ciliés, atténuées en un bec acuminé et bifide ; 5-10 épillets oblongs-lancéolés, arqués, rapprochés sur deux rangs en épi terminal. %. Mai-juin. (V. D.
Marais, bois, fossés : Saint-André-de-Corcy; environs de Bourg. R.
1619. C. zeroriNa (L.). C. DES LIÈVRES.—C. oyalis (Good.).
Racine fibreuse, non rampante ; tiges de 3-6 déc., à 3 angles peu marqués et à peine rudes au sommet ; Î. linéaires, planes, molles, un peu rudes au rebours ; écailles rousses, blanchâtres sur les bords; capsules dressées, striées, atténuées en un bec acuminé, entourées d’un rebord membraneux et denticulé ; d-7 épillets ovales, assez gros, alternes, rapprochés en épi terminal. %. Mai-juin.
Marais, prés humides : Écully; Oullins; Villeurbanne; Pilat, ete. A. C
510 CYPÉRACÉES.
1620. C. sTELLULATA (Go0d.). C. À FRUITS ÉTOILÉS.
Racine fibreuse, non tracante, très-tenace et très-dure ; tiges de 1-5 déc., grêles, à 3 angles peu marqués, lisses ou un peu rudes au sommet; f. linéaires, canaliculées; écailles rousses, blanchâtres sur les bords ; capsules étalées, disposées en étoile; 3-6 épillets ovales-arrondis, pauciflores, alternes, un peu espacés, sessiles. %. Mai-juillet.
Prés humides et marécageux : Bonnand; bords du Garon, au dessus de Thurins: Pilat; montagnes du Beaujolais, environs de Bourg et de Belley; le Mont-Jura. P. C. ‘
1621. C. canesceNs (L.). C. BLANGHATRE.—C. curla (Goûd.).
Racine fibreuse , à stolons nuls ou trés-courts; tiges de 2-5 déc., grèles, lisses; f. linéaires, canaliculées; écailles blanchâtres ou d’un roux très-pèle ; capsules blanchätres, dressées, finement striées, à bec court et entier ; 4-T épillets ovales, alternes, dressés, un peu espacés, sessiles. %. Maijuin.
Prés marécageux, bois humides : le Mont-Pilat, au pré Lager; Lélex. R. 1622. C. ELONGATA (L.). C. ALLONGÉ.
Racine fibreuse, non tracante, très-touffue ; éiges de 3-6 déc., grèles, trés-rudes au rebours ; f. linéaires, planes, allongées ; écailles rousses, membraneuses sur les bords, beaucoup plus courtes que les fruits; capsules étalées, lancéolées, striées, atténuées en un bec entier; 6-12 épillets oblongs-cylindracés, sessiles, alternes, d’abord dressés, puis à la fin divariqués. %. Mai-juin.
Lieux marécageux en Bresse (M. Auger).
1623. C. REMOTA (L.). C. A ÉPILLETS ESPACÉS.
Racine fibreuse, non traçante; tiges de 3-6 déc., trèsgrêles, trés-faibles, à 3 angles peu marqués et légèrement rudes au sommet; f. linéaires, molles, très-longues ; écailles d’un vert blanchâtre, plus ‘courtes que les fruits; capsules ovales, dressées, atténuées en un bec bidenté ; 6-8 épillets, les inf. trés-espacés et placés à l'aisselle de bractées foliacées plus longues que la tige. %. Maï-juin.
Haies, bois, prés humides : Écully; Tassin; Charbonnières; dans l'Ain, Saint-Rambert, au pont de la Douaye, etc. A. C.
*** Épi unique, composé d'épillets, dont quelques uns au moins n'ont que des eétamines ou des carpelles.
1624. C. pisticna (Huds.). C. pisrique.—C intermedia (Huds.).—C. arenaria (Leers.).
Racine horizontale, longuement traçante ; tiges de 3-6 déc., rudes sur les angles au moins au sommet; f. planes, rudes sur les bords; écailles roussâtres, aiguës, plus courtes que les
AE
CYPÉRACÉES. 511
fruits ; capsules ovales, marquées de 9-11 nervures, entourées d'un rebord étroit et finément denticulé ; épillets nombreux, ordinairement disposés sur 2 rangs opposés, rapprochés ou un peu espacés à la base, les sup. et les inf. n'ayant que des cap- Sules, les intermédiaires n’offrant que des étamines. %. Avril-juin.
Bord des marais et des fossés : les Brotteaux; Yvour ; Dessine ; environs de Bourg, etc. A. C.
.— Les épillets supérieurs sont quelquefois à étamines, et, parmi les interméme quelques uns ont parfois des étamines au sommet et des capsules à la base.
1625. C. ARENARIA (Wild). C. Des saBLes, (Vulg. Salsepareille d’Allemagne.)
Diffère du précédent 1° par la disposition des épillets : les sup. sont à étamines, les inf. n’ont que des capsules, les intermédiaires portent des étamines au sommet et des capsules à la base ; ® par les capsules!munies de deux larges ailes membraneuses vers l'extrémité. % Mai-juillet.
Prairies marécageuses entre Anse et les Chères. (M. Chabert). R. K:
***## plusieurs épis distincts sur la même tige, les uns à étamines, les autres à carpelles, les premiers toujours placés au sommet. — Cypéroides (Mich.).
2 stigmates.
1626. C. cæsprrosa (Good. non L.). — C. Goodnovii (Gay). — C. vulgaris (Fries.).
Racine gazonnante, un peu rampante, à fibres entrelacées ;
tiges de 1-4 déc., grêles, à 3 angles aigus, rudes au sommet ;
f. linéaires, aussi longues que la tige, à gaines ne se déchirant pas en rés’au; écailles noirâtres avec une nervure verte ou
blanchâtre sur le dos; capsules elliptiques, obtuses, sériées,
imbriquées sur 6 rangs, dépassant les écailles, ce qui fait paraître l’épi bigarré de vert et de noir; 1 seul épi à étamines, rarement 2 ; 2-4 épis fructifères, oblongs-cylindriques, fermes. rapprochés, dressés, sessiles, l’inf. rarement écarté et pédonculé, muni à la base de bractées foliacées. %. Maiï-juin.
Prés marécageux : le Garon; Saint-Bonnet-le-Froid; le Mont-Pilat; et dans
l'Ain, au dessus de Hauteville.
1627. C. stricTa (Go00d.). C. rAIDE.—C. cæspitosa (L. ex Coss. et Germ.). Racine fibreuse, non rampante, formant des touffes tréscompactes et très-volumineuses ; tiges de 5-10 déc., triangulaires, à angles rudes; f. glaucescentes, linéaires, rudes au rebours, moins longues que la tige, à gaines se déchirant en réseau; écailles noirâtres avec une nervure verte ou blanchâtre sur le dos ; capsules elliptiques, striées, imbriquées sur 8 rangs, dépassant les écailles, ce qui fait paraître épi bigarré de noir et de vert; 1-2 épis à étamines; 2-4 épis fruc-
12 CYPÉRACÉES.
tiféres, longuement oblongs-cylindriques, #2 peu espacés, . dressés, sessiles, ou les inf. pédonculés, portant souvent des étamines au sommet, munis à la base d’une bractée foliacée. %. Mai-juin.
Marais, fossés, prés marécageux. C. C. C.
1628. C. acuTa (L.). C. «A PRuiTs aiGus.—C. gracilis (Curt.).
Racine rampante et stolonifére ; tiges de 5-10 déc., triangulaires, à angles aigus et rudes au sommet; f. glaucescentes, linéaires, planes, alfongées, rudes au rebours, à gaines ne se déchirant pas en réseau ; écailles rousses dans les épis à étamines, noirâtres avec une nervure verte dans les épis fructifères; capsules elliptiques, comprimées, aiguës aux deux extrémités, égalant à peu près les écailles; 2-3 épis à étamines ; 3-4 épis fructiféres, longuement chlongs-cylindriques, penchés pendant la floraison, redressés à la maturité, portant queues des étamines au sommet, les inf. munis à la base de bractées foliacées qui les dépassent. %. Avril-mai.
Prés marécageux, bord des fossés et des rivières. C.
TT 3 stigmates.
A. Capsules glabres ou ciliées seulement sur les angles.
a. 1 seul épi à étamines.
1629. C. LimosA (L.). C. DES FANGES.
Racine laineuse, rampante et stolonifére; tiges de 1-3 déc. très-grèles, à 3 angles aigus et un peu rudes au sommet ; f linéaires, pliées en carène, rudes au rebours ; écailles d’un roux ferrugineux, courtement aristées ; capsules d’un glauque bleuätre , ovales-arrondies, comprimées, obtuses , striées ; 1-2 épis fructifères ovales, inclinés ou penchés, portés sur des pédoncules filiformes et allongés, munis à la base de bractées linéaires et à peine engainantes. %. Mai-juin.
Marais tourbeux du Jura. R.
1630. C. PALLESCENS (L.). C. PALE.
Racine fibreuse, non traçante; tiges de 1-4 déc., grêles, à 3 angles rudes au sommet; f. d’un vert pâle, linéaires, planes, pubescentes surtout sur les gaines; écailles d’un roux pâle, acuminées ; capsules d’un vert pâle, luisantes, ovoides, obtuses ; 2-3 épis fructifères ovales, serrés, souvent penchés à la maturité, portés sur des pédoncules filiformes et peu allongés, munis à la base de bractées foliacées et engainantes. %. Maijuin,
Bois et prés humides ; Saint-Didier-au-Mont-d'Or; Charbonnières; Oullins ; Yvour; Saint-Alban, près Lyon; environs de Saint-Rambert (Ain). P. R.
CYPÉRACÉES. 013 1631. C. FLAvA (L.). C. A FRUITS JAUNES.
Racine fibreuse, un peu rampante ; tiges de 1-5 déc., lisses ou presque lisses ; f. d'un vert pâle, planes, entiérement glabres ; écailles d’un roux pâle, lancéolées; capsules ovales, striées, ferminées par un bec allongé ef recourbé, jaunâtres à la maturité ; 2-3 épis fructifères (quelquefois 5-6) ovales-arrondis, les sup. rapprochés et sessiles, inf. souvent pédonculé, accompagnés de bractées foliacées et courtement engainantes, d'abord dressées, à la fin étalées à angle droit ou méme réfléchies. %. Maï-juillet.
Bord des marais, prés humides. C.
1632. C. Œozri (Ehrh.). C. »'Œpner.
Diffère du précédent 4° par sa racine toujours entiérement gazonnante, nullement traçante ; 2 par sa tige ordinairement plus basse, atteignant rarement plus de 5-20 cent.; 3° par les épis fructifères plus agglomérés ; 4 par les capsules terminées par un bec droit. Les bractées sont, du reste, comme dans le C. flava, engainantes à la base et étalées ou réfléchies à la maturité. %. Mai-juillet.
b. C. serotina (Mérat). Tige et feuilles ordinairement très-allongées. F.0raison tardive, en août-septembre.
Marais desséchés, bord des étangs. A. C.
1633. C. Honrnscaucuiaxa (Hoppe). C. ne Horxscuucu. — C. fulva (D. C. non Good.). :
Racine courtement stolonifére ; tiges de 3-5 déc., lisses ou à peine rudes au sommet; f. pubescentes, linéaires, planes, rudes au rebours, beaucoup plus courtes que les tiges ; écailles de l’épi à étamines aiguës et d’un roux pâle, marquées sur le dos de 1 nervure verdàtre ; capsules ascendantes, ovales, striées, convexes des deux côtés, atténuées en un bec droit; 2-3 épis fructifères ovalés-oblongs, dressés, l’inf. pédonculé et trésécarté des autres; bractées longuement engainantes, l'inf. à pointe foliacée, étroite, atteignant ou dépassant l'épi à étumines. %. Mai-juin.
Prés marécageux à Dessine. R.
1634. C. FuLva (Good.), C. Fauve.—C. xanthocarpa (Degl. in Lois.).
Racine gazonnante, non stolonifère; tiges de 2-4 déc., grêles, rudes au rebours dans le haut; f. d'un vert gai, lnéaires, presque planes, rudes au sommet, égalant presque les tiges ; écailles de l’épi à étamines ovales, obtuses, d'un roux ferrugineux, marquées sur le dos de 3 nervures verdâtres ; capsules étalées, ovales-elliptiques, striées, convexes des deux côtés, atténuées en un bec droit, acumine et bifide, souvent vides et stériles, ce qui les fait paraître jaunes ; 2-3 épis fructifères
914 CYPÉRACÉES.
ovales-oblongs, l’inf. pédonculé et trés-écarté des autres ; brac-
tées longuement engainantes, l’inf. à pointe foliacée, dépas- -
sant 2 fois son épi. %. Mai-juin.
Prés marécageux : Mont-Carrat; marais de Saint-Romain, près de Crémieux. R. R.
b. var. intermedia. Épi des étamines à écailles un peu obtuses, d’un roux pâle ; épis fructiferes espacés, presque sessiles.— Dessine.
1635. C. DisTans (L.). C. A ÉPIS ÉCARTÉS.
Racine gazonnante, nullement stolonifére; tiges de 3-6 déc., lisses, dressées, un peu flexueuses ; f. planes, fermes, légèrement rudes au rebours, mais seulement au sommet, beaucoup plus courtes que la tige quand celle-ci est complètement développée ; écailles d’un roux châtain, marquées sur le dos d’une ligne verte, obtuses ou tronquées, muis à nervure médiane prolongée en une pointe finement denticulée; capsules dressées, ovales, relevées de fortes nervures, terminées par un bec droit et bifide ; 3-4 épis fructifères ovales-oblongs, dressés, à la fin très-écartés, l’inf. à pédoncule saillant ; bractées longuement engainantes, les inf. à pointe foliacée et dépassant leurs épis. %. Mai-juin. |
Prés humides. A. C.
1636. C. piLosa (Scop.). C. PorLu.
Racine rampante et stolonifère ; tiges de 1-3 déc., trèslisses, un peu poilues sur les angles; f. presque toutes radicales, largement linéaires, planes, nervées, poilues-ciliées sur les bords; écailles obtuses, mucronulées, d’un brun noir dans l’épi à étamines ; capsules obovales-globuleuses, trés-glabres, striées, ferminées par un bec membraneux et obliquement tronqué ; 2-3 épis fructifères très-grèles, peu fournis, espacés, à pédoncules poilus, tous saillants ; bractées à gaine allongée et à pointe foliacée égalant tout au plus son épi. %. Avrilmai.
Bois et pelouses aux environs de Belley: Parves; Pierre-Châtel; Saint-Germain-les-Paroisses ; Glandieu, etc.
1637. C. SEMPERVIRENS (Vill.). C. rousours vert.— C. ferruginea (Schkuhr.). :
Racine gazonnante, non stolonifére, très-tenace; tiges de 1-5 déc., très-grèles, lisses, feuillées seulement à la base ; f. étroitement linéaires, celles des tiges fleuries beaucoup plus courtes que celles des tiges stériles, celles-ci demeurant vertes pendant l'hiver, jusqu’à ce que, vers la fin de mai, l’accroissement des nouvelles les fasse dessécher ; écailles d’un brun noirûtre, à la fin ferrugineux, marquées sur le dos d’une ligne d’abord verte, à la fin roussâtre, les inf. munies d’une arete, les sup. obtuses et mutiques; capsules oblongues-lancéolees,
bass at ne
ma à dé ne dut
CYPÉRACÉES. 19 comprimées-triangulaires, ciliées sur les angles, un peu hérissées sur les faces prés du sommet, à bec membraneux droit, allongé, terminé par 2 lobes très-courts; 2-3 épis fructifères dressés, espacés, à pédoncules grèles, allongés, les inf. saillants; bractées longuement engainantes, à pointe foliacée plus courte que l’épi qu'elle accompagne. &. Juin-juillet.
»Pâturages des hautes montagnes calcaires : la Grande-Chartreuse ; le Jura ; les Monts-Dain ; le Colombier, près Belley.
1638, C. Scorozrt (Gaud.). G. ne Scopozr.—C. ferruginea (Scop.).
Racine grêle, articulée, presque traçante ; tiges de 2-4 déc., très-grèles, penchées et un peu rudes au sommet; f. linéaires, dressées, allongées ; écailles d'un brun ferrugineux, marquées sur le dos d’une ligne d’abord verte, à la fin roussâtre, les inf. aristées, les sup. mucronées ; capsules oblongues-elliptiques, triangulaires, ciliées sur les angles, entiérement glabres Sur les faces, à bec membraneux, droit, terminé par 2 petites dents souvent frangées en crête ; 2-3 épis fructiféres à la fin pendants, à pédoncules grèles, allongés, fous saillants ; bractées longuement engainantes, à pointe foliacée plus courte que l’épi qu’elle accompagne. %. Juin-juillet.
Päturages des pentes du Reculet.
1639. C. TeNuts (Host.). C. eRÊLEe.—C. brachystachys (Schrank).
Espèce remarquable par la finesse et l’élégance de toutes ses parties. Racine gazonnante, quelquefois courtement stolonifère, très-serrée; tiges de 4-3 déc., filiformes, lisses, un peu flexueuses; f. enraulées-filiformes, dressées ; écailles obtuses et mucronées, rousses dans l’épi à étamines, d’un brun ferrugineux dans les épis fructifères; capsules oblongues-lancéolées, triangulaires, entiérement glabres, terminées par un bec droit, bidenté, dépassant longuement les écailles ; 2-3 épis fructiféres très-grèles, à la fin pendants, espacés, à pédoncules capillaires, tous saillants ; bractées engainantes, à pointe filiforme. %. Juin-juillet.
Contre les rochers humides, dans le vallon d’Adran, près du Reculet ; entre Malbroude et les Neyrolles ; la Grande-Chartreuse. R.
1640. C. DEPAUPERATA (G00d.). C. ApPauvrI.—C. triflora (Wild.).—C. monilifera (Thuill.),
Racine gazonnante, oblique; tiges de 3-5 déc., grèles, lisses ; f. planes, molles, rudes au rebours, plus courtes que la tige ; écailles verdâtres au milieu, largement scarieuses-blanchâtres sur les bords, ovales-oblongues, mucronées, de moitié plus courtes que les fruits; capsules ovoïdes, renflées, marquées de nervures fines et nombreuses, terminées par un bec droit, linéaire, allongé, bidenté; 2-5 épis frustiféres espacés, com-
516 CYPÉRACÉES.
posés chacun de 2-5 fleurs, portés sur des pédoncules rudes et saillants ; bractées engainantes, à pointe foliacée beaucoup plus longue que l'épi qu'elle accompagne. %. Avril-juin.
Bois entre Fontaines et la plaine de Royes. R. R,.
1641. C. BREvICOLLIS (D. C.). C. À BEC court.
Racine gazonnante, obliquement allongée, à fibres striées ; tiges de 2-3 déc., grèles, lisses, souvent flexueuses ; f. planes, un peu rudes au rebours, d’abord plus courtes que les tiges, à la fin plus longues; écailles rousses, luisantes, concaves, obtuses, mais à nervure médiane se prolongeant en pointe ; capsules très-caduques, globuleuses, à3 angles peu marqués, parsemées de petits poils épars, visibles seulement à la loupe, ferminées par un bec très-court,obliquement tronqué, plus ou moins bifide au sommet; 1-3 épis fructifères ovoïdes, assez épais, espacés, à pédoncules légèrement rudes sur les angles; bractées longuement engainantes, à pointe foliacée beaucoup plus courte que l’épi qu’elle accompagne. &. Fin d'avril.
2 Montagne de Parves, au dessus de Corron, près Belley. — Localité unique en france.
1642. C. xrrina (Host.). C. À FRUITS LusTRÉs.— C. verna (Schkuhr.). — C. alpestris (Lamk.). ‘
Racine rampante et stolonifére ; tiges de 1-3 déc., grèles, souvent flexueuses, un peu rudes au sommet; f. linéaires, planes, légèrement rudes, recourbées; écailles brunâtres, scarieuses-blanchâtres sur les bords ; capsules luisantes, ovales-globuleuses, striées, terminées par un bec court, bidenté, membraneux-blanchätre à la pointe ; 2-3 épis fructifères ovoides, les sup. presque sessiles, linf. à pédoncule saillant ; bractées courtement engainantes, les sup. entiérement ou presque entiérement scarieuses. %. Avril-mai.
Piturages sees et sablonneux : la Mouche; Saiut-Genis-Laval; la Pape; Vaux-en-Velin; le Mont-Cindre ; Saint-Bonnet-le-Chäteau ; le Jura. A. R.
. — L'épi inf. est quelquefois porté par un pédoncule qui part de la racine et égale environ la moitié de la tige.
1643. C. AzBa (Scop.). C. BLaxc.—C. argenteä (Gmel.).
Racine rampante et stolonifére; tiges de 2-3 déc., trèsgrèles, lisses; f. glauques, filiformes, en touffes bien fournies ; écailles obtuses, scarieuses-argentées ; capsules ovalesglobuleuses, striées, terminées par un bee court, obliquement t'onque; 2-3 épis fructiféres grèles, à 4-5 fleurs, à pédoncule filiforme et saillant; bractées engaïnantes, entiérement scurieuses-argentées, excepté sur le dos, où elles sont marquées d’une ligne verte. %. Avril-juin,
Rochers au dessus du château de la Pape; le Mont-d'Anoizin, près Crémieux ;
CYPÉRACÉES. b17
bord d u Rhône, entre Jonc et Villette-d'Anthon; Saint-Germain-les-Paroisses, Ps à au pied du Colombier, au dessus de Culloz; Nantua, sur le Mont ; élex. R.
1644. C. panicea (L.), C. parc. |
Racine rampante et stolonifére; tiges de 2-4 déc., grêles, lisses, à angles obtus; f. planes ou un peu carénées, glaucescentes, légèrement rudes au rebours ; écailles rousses ou d’un brun ferrugineux, ovales, obtuses ou un peu aiguës ; capsules ovales, terminées par un bec court, entier el tronqué à son extrémité ; 2-3 épis fructifères un peu penchés et à fruits lâchement imbriqués à la maturité, l'inf. à pédoncule suüllant, le sup. à pédoncule à peu près inclus; bractées engainantes et foliacées. %. Avril-mai.
Prés et bois humides : Oullins; Francheville; Charbonnières; Saint-Alban, près Lyon; Sathonay; environs de Bourg. P. C. 1645. C. sycvarica (Huds.). C. nes Bots. — C. drymeia (Ehrh.). — C. patula
(Scop. et Balbis, FI. Iyonn.).
Racine oblique, gazonnante, à fibres allongées ; tiges de 3-6 déc., grêles, élancées, un peu rudes entre les épis, lisses dans le reste de leur étendue ; f. planes, largement linéaires, légèrement rudes au rebours; écailles des épis fructifères ovales-acuminées, largement scarieuses-blanchâtres sur les bords, marquées d’une ligne verte sur le dos; capsules elliptiques-triangulaires, frés-lisses, terminées par un bec allongé, glabre, manifestement bifide au sommet ; 3-5 épis fructiféres grêles, espacés, longuement pédonculés, pendants à la maturüté; bractées foliacées et longuement engainantes. %. Maijuin.
Bois : Roche-Cardon; Charbonnières; Dardilly; et dans l'Ain, auprès de Revoix, sous la fontaine du Vorage. A. C.
1646. C. srricosa (Huds.). C. À épis GRÊLES.—C. leptostachys (Ehrh.).
Racine rampante et stolonifére, garnie de fibres allongées ; tiges de 3-6 déc., grèles, élancées, lisses; f. planes, largement linéaires, allongées, rudes au rebours; écailles des épis fructifères lancéolées, largement scarieuses-blanchâtres sur les bords, marquées d’une ligne verte sur le dos; capsules oblongues-lancéolées, triangulaires, relevées de nervures saillantes, terminées par un bec obliquement tronqué au sommet; 3-6 épis fructiféres trés-gréles, laxiflores, longuement pédonculés, pendants à la maturité ; bractées foliacées et longuement engainantes. %. Mai-juin.
Bois à Dardilly. R.
1647. C. maxrma (Scop.). C. GÉANT. — C. pendula (Good.). Racine fibreuse, à fibres dures et serrées ; tiges s’élevant à 1-2 m., un peu rudes entre les épis, lisses dans le reste de
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leur étendue ; f. largement lancéolées-linéaires, glaucescentes surtout en dessous, rudes au rebours sur les bords et sur la côte médiane ; écailles des épis fructifères ovales-acuminées, membraneuses et d’un brun jaunâtre sur les bords, marquées sur le dos d’une nervure verte; capsules ovoïdes-triangulaires, relevées de petites nervures saillantes, terminées par un bec trés-court et obliquement tronqué au sommet ; 4-6 épis fructiféres espacés, trés-allongés (atteignant plus de 1 déc.), pendants à la maturité, portés sur des pédoncules grèles, d'autant plus longs qu’ils sont plus rapprochés du bas de la tige ; bractées foliacées et longuement engainantes. %. Maijuillet.
Bords du ruisseau à Roche-Cardon; Soleize, sous Feyzin, vallon entre Sainte- Colombe et Ampuis; bois humides à là Grande-Chartreuse. R.
— Les épis fructifères portent quelquefois des étamines au sommet.
1648. C. PsEuDO-CcYPERUS (L.). C. FAUX SOUCHET.
Racine gazonnante, à fibres dures et tenaces; éiges de 4-9 déc., assez grosses, à angles trés-aigus et trés-rudes ; f. planes, largement linéaires, rudes au rebours; écailles linéaires, en aléne, roussàtres dans l’épi à étamines, d’un vert blanchâtre dans les épis fructifères ; capsules lancéolées, sillonnées, étalées, serrées, atténuées en un long bec partagé au sommet en deux pointes divergentes ; 3-6 épis fructifères cylindriques, rapprochés, pédonculés, étalés ou pendants à la maturité; bractées foliacées plus longues que la tige, l’inf. à gaine courte, la sup. à gaine nulle. &. Maï-juillet.
Fossés à la Tête-d'Or, Vaux-en-Velin, Dessine; marais des Avesnières ; lac de Virieu-le-Grand ; étangs aux environs de Bourg, P. C.
b. 2 ou plusieurs épis à étamines.
1649. C. AMPULLAGEA (Go0d.). C. À CAPSULES AMPOULÉES.
Racine traçante ; tiges de 4-6 déc., à angles lisses et obtus; f. étroites, canaliculées, très-longues, rudes au rebours; 2-3 épis à étamines, à écailles obtuses, rousses ou brunètres, scarieuses sur les bords; capsules jaunâtres, trés-étalées, ovoides-ylobuleuses, renflées, nervées sur le dos, terminées par un bec comprimé et bifide, dépassant leurs écailles lancéolées ; 2-3 épis fructifères cylindriques, obtus, courtement pédonculés; bractées foliacées, non engaïinantes. %. Mai- Juin.
Prairies humides et marécageuses. A. C.
1650. C. vesicariA (L.). C. À CAPSULES VÉSICULEUSES.
Racine articulée, obliquement rampante ; tiges de 4-6 déc., à angles rudes et aigus ; f. planes, lancéolées-linéaires, rudes
CYPÉRACÉES. oi9 sur les bords au rebours ; 2-3 épis à étamines, à écailles d’un roux pâle, quelquefois fructifères au sommet; capsules jaunâtres, obliquement étalées-ascendantes, ovales-coniques, renflées, à côtes saillantes, terminées par un bec court, comprimé et bifide ; 2-4 épis fructifères oblongs ou ovales, à court pédoncule; bractées foliacées, non engainantes. %. Mai-juin. (V, D.)
Marais, fossés, P. C.
1651. C. rIparIA (Curt.). C. DES RIVES.
Racine rampante et très-tenace; tiges de 5-12 déc., 4 angles rudes et aigus; f. glaucescentes, planes, élargies, rudes et coupantes sur les bords, l’inf. à gaïine se déchirant en réseau; 3-5 épis à étamines, à écailles d’un brun noirâtre ou violacé et toutes munies d’une aréte ; capsules ovales-coniques, convexes et renflées.des deux côtés, marquées de fines nervures, terminées par un bec court et bidenté ; 2-4 épis fructifères cylindriques, dressés, l’inf. courtement pédonculé, les autres sessiles ; bractées foliacées, non engainantes. %. Maïjuin.
Marais et fossés, C. C.
1652. C. paLuDoOsA (Good.). C. DES MARAIS.
Racine rampante et très-tenace; tiges de 4-10 déc., à angles rudes et aigus; f. glaucescentes, planes, élargies, rudes et coupantes sur les bords, l’inf. à gaine se déchirant en réseau ; 3-4 épis à étamines, à écailles d’un brun noiïrâtre ou vio- Jacé, les inf. obtuses ; capsules ovales ou ovales-oblongues, un peu comprimées, striées, terminées par un bec court, ordinairement bidenté, quelquefois tronqué; 2-4 épis fructifères cylindracés, dressés, sessiles ou courtement pédonculés, à écailles d'un brun obscur, terminées par une pointe courte : bractées foliacées, non engainantes. %. Mai-juin.
Lieux marécageux, bord des rivières et des étangs. A. C.
b. var. composita. Epis fructifères rameux à la base. — Dessine. R.
1653. C. Kocarana (D. C.). GC. ne Kocn. — GC. spadicea (Roth).— C. paludosa b (Koch).
Ressemble au précédent, dont beaucoup d'auteurs n'en font qu’une variété ; en diffère 1° par les épis à étamines, le plus souvent au nombre de 2, et à écailles plus aiguës, surtout celles du sommet ; 2° par les écailles des épis fructiféres terminées par une longue aréte, dépassant de beaucoup les capsules ; 3° par les capsules atténuées en un bec plus allongé ; 4° par les épis fructifères plus grèles, plus longs, les nf. pédonculés et penchés à la maturité. %. Mai-juin:
Roche-Cardon; Gorge-de-Loup; marais de Peyron, vers Collonges, dans le pays de Gex. R.
D2 CYPÉRACÉES.
1654. C. NuTans (Host.). C. PENCHÉ.
Racine rampante ; tiges de 3-5 dée., grèles, faibles, un peu penchées au sommet, lisses ou légérement rudes, mais seulement dans le haut; f. linéaires, canaliculées; écailles d'un brun noirâtre, foules acuminées ; 2-3 épis à étamines ; capsules ovales-coniques, convexes des deux côtés, striées, terminées par un bec bidenté; 2-3 épis fructifères ovales ou oblongs, dressés, le sup. sessile, les inf. pédonculés ; bractées foliacées, les inf. engainantes, les sup. embrassantes et dépassant souvent la tige. %. Mai-juin.
Lieux couverts et humides : Perrache; le Grand-Camp; Dessine; la Mulatière; Pierre-Bénite; Quincieu; Anse. A.R.
B. Capsules entièrement velues ou pubescentes.
a. l seul épi à étamines.
1655. C. PRæcox (Jacq.). C. PRÉcOCE.
Racine rampante et stolonifére ; tiges grèles, faibles, d’abord très-courtes, puis s’élevant à 1-3 déc. ; f. linéaires, planes ou un peu carénées, plus courtes que la tige développée ; épi des étamines en massue, à écailles rousses, dépassées par les étamines; capsules obovales, pubescentes, à bec trés-court ; 2-3 épis fructifères serrés, les sup. sessiles ou presque sessiles, l’inf. souvent pédonculé ; bractée inf. à pointe foliacée et à tube engainant. %. Mars-mai. (V. D.)
Pelouses sèches. C. C. C.
b. var. Lnoeere Un épi fructifère porté par un pédoncule radical. — Le alon,
1656. C. LoxGiFroLIA (Host.). C. A FEUILLES ALLONGÉES. — C. polyrrhiza (Wallr.).
Racine fibreuse, gazonnante, non stolonifére; tiges de 3-6 déc., très-grèles, très-faibles; f. linéaires, planes ou un peu carénées, molles, égalant ou dépassant les tiges ; épi des étamines en massue, à écailles rousses; capsules obovales, pubescentes, terminées par un bec trés-court ; 1-3 épis fructifères serrés, les sup. sessiles ou presque sessiles, inf. souvent un peu pédonculé ; bractées inf. à pointe foliacée et à tube engainant. %. Avril-juin. |
Bois couverts: Écully; Tassin, ete. P. C.
1657. C. ToMENTOSA (L.). C. A FRUITS TOMENTEUX.
Racine rampante, stolonifére et articulée ; tiges de 1-4 déc., grèles, droites; f. linéaires, raides, dressées, plus courtes que la tige, à gaines inf. rougeâtres; épi des étamines en massue, à écailles aiguës, rousses, marquées sur le dos d’une nervure qui se prolonge jusqu’au sommet; capsules globuleu-
CYPÉRACÉES, 921 ses, tomenteuses-blanchâätres, terminées par un bec très-court ; 1-2 épis fructifères cylindriques, sessiles ou à très-court pédoncule; bractée inf. foliacée, trés-courtement engainante, dépassant l’épi, souvent à la fin étalée horizontalement. %. Avril-juin.
Bois et prairies humides : Bonnand; Yvour; Dessine,; le Mont-Pilat; et
dans l'Ain, Belley ; Peyrieux; Saint-Rambert, au bois de Rhinge; Thoissey et Saint-Didier, sur les bords de la Saône. P. C.