‹ Etudes des fleurs botanique, élémentaire, descriptive et usuelleChapitre 699 sur 718 · P. ANNUA (L.). P. ANNUEL · texte numérisé non relu

P. ANNUA (L.). P. ANNUEL

Chaumes de 5-30 cent., cylindriques ou un peu comprimés ; f. bien vertes, flasques, un peu canaliculées, les sup. à languette oblongue; glumelles glabres ou à peine pubescentes & la base, sur les bords et sur le dos; rameaux lisses, étalés ou réfléchis; fl. verdâtres, quelquefois bigarrées de violet, en panicule presque unilatérale. ®. Presque toute Fannée. (V. D.)

Partout. C. C. C.

b. var. vivipara. FI. transformées en bourgeons foliacés. 1753. P. BuLBOSA (L.). P. BULBEUX.

Chaumes de 2-4 déc. , renflés à la base en forme de bulbe : f. planes, étroitement linéaires, à limbe très-court, foufes & languette oblongue-lancéolée; glumelles pubescentes sur les bords et sur le dos, et, en outre, entourées à la base de longs poils laineux ; rameaux rudes, solitaires, géminés ou ternés : Îl. luisantes, souvent bigarrées de blanc et de violet, en panicule ovale, dressée, compacte. %. Awvril-juin. b. var. vivipara. FI. transformées en bourgeons foliacés.

Prés, murs, lieux secs. C. — La variété plus commune encore que le type.

1754. P.aLpinA (L.). P. DES ALPEs.

Chaumes de 1-5 déc. , dressés, entourés à la base de faisceaux de feuilles courtes, renfermées dans les mémes gaines qu'eux : F. linéaires, subitement contractées en pointe, les inf. à lanquette courte et tronquée, les sup. à languette oblongue-lancéoiée; glumelles pubescentes sur le dos et sur les bords, relues-soyeuses à la base ; rameaux lisses ou rudes, ordinairement géminés ; fl. luisantes; verdàtres, élégamment panachées de violet et de blanc iaunâtre, en panicule ovale, dressée, irès-étalée pendant la floraison. %. Juin-août.

b. var. vivipara. FI. transformées en bourgeons foliacés.

Päturages des hautes montagnes : la Grande-Chartreuse; et dans l'Ain, Retord; Rufieu; le Colombier, près Belley; le Jura et tout le Haut-Bugey; se irouve même quelquefois sur les bords de lAin.

B. Rameaux inférieurs de la panicule semi-verticillés par 3. 9. Glumelles pubescentes sur les bords, à nervures peu marquées. 1755. P. NEmORALIS (L.). P. pes Bois. E Racine fibreuse, à stolons très-courts; chaumes de 4-6 déc.,

GRAMINÉES. 001 gréles, élancés, à peu près cylindriques; f. linéaires, à gaines plus courtes que les entrenœuds, la sup. à limbe plus long que sa gaine; languette courte, presque nulle; glumelles pubescentes sur les bords et sur le dos; rameaux rudes, les inf. semi-verticillés par 3-5 ; fl. verdâtres, rarement violacées, en panicule ordinairement allongée, lâche, étalée et souvent un peu penchée. %. Mai-septembre. (V. D.)

a? var. vulgaris. Plante bien verte, à chaume un peu faible; glumes ne contenant que 2 fleurs; panicule allongée, lâche, un peu penchée.

b. P. coarctata (D. C.). Plante glaucescente ou rougcâtre, à chaume raide ; glumes à 3-5 fleurs; panicule dressée et resserrée. Bois, rochers, murs; la var. b dans les sables. A. C.

— On trouve à Bonnand le P. memoralis avec les nœuds renflés, hérissés d'une petite touffe ovale et spongieuse. Cette modification, occasionnée par la piqûre d'un insecte, constitue la variété fyphina de certains auteurs.

1756. P. SEROTINA (Gaud.). P. TARDIF. — P. fertilis (Host.). — P. palustris (Roth).

Racine fibreuse, gazonnante ; chaumes de 4-8 déc., cylindracés ou un peu comprimés, d’abord couchés et radicants, puis redressés ; f, et gaines glabres et à peu près lisses, /a f. Sup. à limbe plus court que sa gaine; languette des feuilles sup. oblonque-lancéolée; glumelles un peu pubescentes sur les bords et sur le dos, munies, en outre, de quelques poils laineux à la base ; rameaux rudes, semi-verticillés par 4-5; 1. verdâtres, tachées vers le sommet de jaunâtre et de violet, en panicule lâche et étalée. %. Juin-septembre.

Fossés, marais, prés fangeux, lieux mouillés en hiver: Saint-Alban, près Lyon; Pierre-Bénite; île du Rhône, en face de Vernaison. P. C.

b. Glumelles non pubescentes sur les bords et à 5 nervures bien marquées, surtout quand la plante est sèche.

1757. P Superica (Wild.). P. pe SiLésie. — P. sylvatica (Vill.).

Chaumes de 6-8 déc., droits, élancés, comprimés de maniére à offrir 2 tranchants; f. lisses, lancéolées-linéaires, subitement contractées en pointe, les inf. se recouvrant sur 2 rangs opposés, comme dans les Iris; languette courte et tronquée ; glumelles glabres ou à peine pubescentes à la base ; rameaux rudes, les inf. semi-verticillés par 4-5; fl. verdâtres ou d’un violet noirâtre, en panicule pyramidale et étalée pendant la foraison. %. Juin-août.

Prés et bois : le Mont-Pilat; la Grande-Chartreuse ; le Poizat (Ain). R. 1758. P. Triviazis (L.). P. commun. — P. scabra (Ehrh.).

Chaumes de 4-8 déc., cylindriques ou à peine comprimés, d’abord couchés, puis redressés ; f. rudes sur les bords et sur la gaine; languette des feuilles sup. oblongue-lancéolée; glu-

melles un peu laineuses à la base; rameaux rudes, jes inf. semi-verticillés par 4-5; fl. verdâtres, quelquefois violacées, en panicule étalée. %. Mai-juillet. (V. D.)

Haies, prés, bord des bois. C.

TT Racine emettant des stolons très-allonges. 1759. P. PRATENSIS (L.). P. Des PRÉs.

Chaumes de 4-8 déc., grèles, droits, ordinairement cylindriques ou à peine comprimés à la base ; f. planes, lisses, trèsglabres, la sup. à gaine beaucoup plus longue que son limbe ; languette courte, obtuse, tronquée; glumelles munies de longs poils laïneux à la base; rameaux inf. semi-verticillés par 4-5; fl. verdâtres ou violacées, en panicule étalée. %. Mai-août. (V. D.)

Prairies, pâturages. C. C.

b. P. angustifolia (L.). F, radicales très-étroites, à la fin enroulées, souveri glaucescentes ou même cendrées. — Lieux arides, vieux murs.

c. P. anceps (Gaud.). Chaume comprimé, presque à 2 tranchants. — Champs sablonneux à la Mouche et à Charbonnières. R.

1760. P. comPressa (L.). P. coMPRIMÉ.

Chaumesde 1-4déc.,couchéset genouillés à labase, comprimés de manière à offrir 2 tranchants ; £. plus ou moins glauques, lisses, la sup. à gaine plus longue que son limbe; languette très- courte, tronquée ; épillets à 5-9 fleurs; glumelles pubescentes ou à peine laineuses à la base ; rameaux inf. géminés ou ternés, rarement semi-verticillés par 4-5; fl. bigarrées de vert, de rougeàtre et de blanc, en panicule étroite et presque unilatérale. %. Juin-août.

b. var. paucifiora. Chaumes plus grêles, moins élevés ; £. d'un glauque presq: © cendré; épillets à 2-4 fleurs.

Lieux sablonneux, vieux murs, rochers : Oullins; Francheville; Tassin: ét

dans l'Ain, de Serrières à Saint-Rambert; Belley; Muzin; Champagne, etc AE : À

PXXI GLycerr4 (Rob, Br.). GLYCÉRIE.

Glumelle inférieure oblongue, obtuse, à dos semi-cylindrique en dehors ; le reste comme au G. Poa. Plantes aquatiques.

* Épillets ne contenant ordinairement que? fleurs, très rarement 3-5. 1761. G. arroïbes (Rchb.). G. FAUSSE CANCHE.—Aira aquatica (L.).—Melica

aquatica (Lois.).—Catabrosa aquatica (P. Beauv.).

Racin> rampante et stolonifère ; chaumes de 3-8 déc., couchés et radicants à la base; f. glaucescentes, planes, linéaires; glumelles marquées de 3 nervures saillantes ; rameaux verticillés; fl. petites, très-caduques, verdâtres, mélangées

GRAMINÉES. Dog de violet rougeàtre, en panicule égale et diffuse. %. Maiaoût.

b. var. vivipara. FI. transformées en bourgeons foliacés. Marais, fossés, bord des eaux : les Brotteaux ; îles du Rhône, au dessous de la Pape; Pont-Chéry; la Bresse. P. C.

** Épillets allongés, contenant 5-11 fleurs.

1762. G. specragizis (Mert. et Koch) G. ÉLEVÉE. — G. aquatica (Wahlb.). — Poa aquatica (L.).

Racine rampante et stolonifère ; chaumes de 8-12 déc., droits, fermes; f. planes, largement lancéolées-linéaires, marquées de deux taches d’un jaune fauve vers l’orifice de la gaine ; épillets à 5-9 fleurs; fl. en panicule trés-ample et trésrameuse. %. Juillet-août.-(V. D.)

Fossés aquatiques : Sain-Fonds; saulées entre Feyzin et le Rhône; Saint- André-de-Corcy. R.

1763. G. FLUITaNS (Wahlb.), G. FLOTrANTE.—Pon fluitans (Scop.).

Racine rampante ; chaumes de 4-8 déc., couchés et radicants à la base, faibles, ne se soutenant pas d'eux-mêmes ; f. planes, linéaires, flottantes ; épillets allongés, à 7-11 fleurs, appliqués contre l’axe qui les soutient; fl. en panicule simple ou en grappe allongée et unilatérale. %. Mai-août, (V. D.)

Fossés pleins d'eau, étangs, mares. C.

DXXIL Briza (L.). BRIZE.

Glumes contenant 5-10 fleurs ou plus; glumelles concaves, obtuses, mutiques, étroitement imbriquées ; épillets comprimés, ovales ou triangulaires, tremblottants sur de longs pédicelles ; stigmates plumeux, à barbes rameuses. :

1764. B. mepra (L.). B. moyenne. (Vulg. Amoureite.)

Chaumes de 2-5 déc., droits; f. à limbe très-court et gaine très-longue ; languette trés-courte, tronquée au sommet ; glumes dépassées par les glumelles qui les avoisinent ; épillets ovales, arrondis ou un peu en cœur à la base; fl. vertes, souvent panachées de violet, en panicule d’abord serrée, puis étalée et pyranidale. %. Maï-juillet. (V. D.)

b. var. pallens. Épillets plus petits, ovales, mais non en cœur, toujours verdâtres ; panicule rapprochée de la feuille supéricure.

Prés, pâturages. A. C. -

1765. B. minor (L.). B. FLUETTE.

Chaumes de 1-5 déc., dressés; f. sup. à gaine beaucoup plus longue que le limbe; languette aiguë et allongée; glumes égalant ou dépassant les glumelles qui les avoisinent ; épilletstriangulaires ; fl. vertes, en panicule d’abord serrée, ensuite étalée et pyramidale. ©. Mai-juillet.

Pâturages sablonneux dans le Haut-Bugey. R.

DXXIIT. Cyxosurus (L.). CYNOSURE.

Épillets munis à la base de bractées pectinées; glumes aiguës ou aristées, contenant 2-5 fleurs; glumelles entières, lancéolées-acuminées.

1766. C. cristarus (L.). C. À crètes. (Vulg. Crételle.)

Chaumes de 4-8 déc., grèles, élancés ; f. planes, linéaires, étroites; bractées mucronées ; fl. vertes, en grappe unilatérale, si serrée qu’elle ressemble à un épi. %. Juin-juillet.

Prairies, lieux herbeux. C.

DXXIV. DacryLis (L.). DACTYLE.

Glunies inégales, comprimées en carène aiguë, contenant 2-5 fleurs ; glumelles carénées, entières ou bifides au sommet, l’inférieure munie d’une arète courte ; fleurs en petits paquets compactes formant une panicule unilatérale.

1767. D. GLOMERATA (L.). D. PELOTONNÉ.

Racine gazonnante ; chaumes de 4-10 déc., dressés, assez fermes; f. linéaires, vertes ou glaucescentes, planes ou un peu pliées en carène; glumelle inf. à 5 nervures; fl. verdâtres, slaucescentes ou violacées, en petits paquets alternes formant une panicule unilatérale et très-serrée. %. Juin-septembre. (V. D.) RE

Haies, prés, bois, lieux herbeux. C. C. C.

DXXV. Fesruca (L.). FÉTUQUE.

Glumes inégales, contenant 4-12 fleurs, rarement moins ; jlumelles à dos arrondi, l'inférieure aiqué ou aristée, la supérieure plus petite et trés-finement ciliée ; fleurs en panicule ou en grappe, très-rarement en épi.

* Glumelles à uréte très-allongée.

1768. F. 8rouotDes (L.). F. FAUX BROME. — F. uniglumis (Ait.).

Chaumes de 2-3 déc., grèles; f. linéaires, enroulées sous les bords; glume supérieure aristée, linférieure trés-courte ou rule ; glumelles glabres; 3 étamines; fl. verdâtres, en panicule unilatérale, resserrée en forme d’épi. ©. Maiï-juillet.

Murs, lieux sablonneux : Écully; le Pont-d’Alaï; Charbonnières; Mont- Chat; le Garon; Givors, ete. C.

1769. F. AT se (Roth). F. queue-n'Écureurc. — F. bromoides (Smith

non L.).

Chaumes de 2-3 déc., grèles; f. linéaires, enroulées sous les

bords ; glumes aiguës, non aristées, l’inférieure égalant envi-

ron la moitié de lu supérieure; ghunelles un peu rudes, mais non ciliées ; À étamine ; fl. verdâtres, en panicule unilatérale, courte, droite, resserrée au sommet, rameuse et étalée à la base au moment de la floraison, éloignée et complétement dégagée de la feuille supérieure. ©. Mai-juillet.

Murs, lieux sablonneux : Villeurbanne; aux Valhières, en arrivant à Saint- Bonnet-le-Froid; Pont-d’Ain; Saint-Rambert (Ain). A. R.

1770. F. pseupo-myuros (Soy. Will.) F. FAUSSE QUEUE-DE-RAT. — F. myuros (L. Herb.).

Chaumes de 1-3 déc., grêles, feuillés; f. linéaires, planes dans leur jeunesse, enroulées sous les bords dans leur vieillesse ; glumes aiguës, non aristées, l’inférieure plus courte que la moitié de lu supérieure ; glumelles un peu rudes, mais non ciliées ; fl. verdàtres, en panicule unilatérale, allongée, quelquefois un peu penchée, resserrée en forme d'épi, érésrapprochée de la feuille supérieure, qui souvent mème enveloppe sa base. ©. Mai-juillet.

Perrache, la Tête-d’Or; Chaponost.

1771, F. ctcrata (D. C.). F. citée. — F. myuros (L. pro parte). Chaumes de 1-3déc., grèles, feuillés ; f. linéaires, enroulées

sous Les bords ; glumes aiguës, non aristées, l’inférieure trescourte ou nulle ; glumelles bordées de cils blancs el soyeux; fi. verdâtres ou violacées, en panicule allongée, resserrée en forme d’épi. ©. Mai-iuillet.

. Vicux murs, rochers, champs sablonneux, coteaux inculles : Perrache ; Écully; Francheville; Villeurbanne; Saint-Etienne-en-Forez, ele. C.

*# Glumelles à aréte nulle et rès-courte.

+ Racine annuelle ; pédicelles très-courts, également épaissis dans toute leur longueur.

1772. F. nicipa (Kunth). F. raiDe. — Poa rigida (L.).

Plante glaucescente. Chaumes de 5-20 cent., coudés à la base sur les nœuds, venant par petites toulles ; Ê. linéaires, courtes, quelqnelois enroulées sous Les bords; languette obtuse, déchirée au sommet; épillets à 5-12 fleurs; rameaux très-courts, alternes, disposés sur 2 rangs sur un axe anguleux ; fl. ordinairement gläucescentes, quelquefois un peu rougeâtres, en panicule raide, étroite et unilatérale. ®. Juin-juillet.

Bord des chemins, lieux secs et arides: Sainte-Foy-lès-Lyon ; la Pape; la Valbonne, ete. A. C.

TT Racines vivaces ; pédoncules filiformes, un peu renflés au dessous de la fleur.

À. Feuilles filiformes ou enroulées sous Les bords, au moins lesradicales.

a. Languette très-courte, partagée en 2 petites oreillettes arrondies. 1773. F. oviNA (L.). F. DES BREBIS.

Racine fibreuse ; chaumes de 1-4 déc., très-grêles, presque quadrangulaires, venant par toulles ; f. foutes enroulées-capillaires, sensiblement rudes au rebours, les radicales nombreuses et assez allongées, les caulinaires courtes et peu nombreuses; glumelle inférieure munie d'une aréte courte ; f. verdâtres ou violacées, en panicule dressée, étroite et unilatérale. %, Mai-juin. (V. D.)

Coteaux secs, montagnes arides. C.

1774. F.TENUIFOLIA (Sibfh.). F,A FEUILLES MENUES.

Racine fibreuse; chaumes de 1-3 déc., très-grèles, anguleux au sommet, venant par toulfes; f. glaucescentes, toutes enroulées-capillaires, sensiblement rudes au rebours, les radicales nombreuses et un peu allongées, les caulinaires rares et courtes; glumelles sans aréte ; fl. verdâtres ou violacées, en panicule droite, grêle, resserrée. %. Mai-juin.

Bois de l'Étoile, à Charbonnières; Saint-Bonnet-le-Froïd. R.

b. F. capillata (Lamk.). F. très-fines, tres-allongées. — Pälurages au dessus de Crémieux. |

c. F. amethystina (Vill.). F. d’un vert foncé, raides, piquantes, fl. d’un violet rougeâtre. — Pâlurages au dessus des vignes du Reclus, à Saint- Rambert (Ain) (M. Auger).

1775. F. puriuscuza (D. C.). F. DURE.

Racine fibreuse ; chaumes de 2-5 déc., grèles, anguleux au sommet, venant par toufles; f. vertes ou à peine glaucescentes, assez courtes, étroites, lisses au rebours, toutes enroulées-filiformes ou pliées en long ; glumelles entiérement glabres, munies d’une courte arête; fl verdâtres, souvent rougeâtres, en panicule droite et serrée. %. Maiï-juin.

Bord des bois, lieux arides et rochers: Charbonnières ; la Pape; montagnes des environs de Belley, sous Pierre-Châtel, Muzin, Parves. C.

1776. F. cLauca (Lamk.). F. GLAUQUE. |

Racine fibreuse ; chaumes de 1-6 déc., grèles, venant par toulles; f. d’un glauque blanchätre, lisses au rebours, toutes enroulées ou pliées-filiformes ; glumelles munies d’une courte arête, ordinairement velues, au moins vers le sommet; f. guque, en panicule dressée, plus ou moins resserrée. %. Mai-juin.

a F. glauca (Lamk.). Glumelles velues seulement vers fe sommet. — Peleuses des bois, pâturages secs. C.

D. F. cinerea (Vill.). Glumelles entièrement recouvertes d'un duvet velouté. — Coteaux du Garon; montagnes des environs de Belley.

c. FE. longifolia (Thuill.). Chaume élevé; f. très-allongées. — Rochers sur les bords du Garon.

d. F. longifoliaglabra. Épillets glabres. — Haies à Royes. 1777. F. VIOLACEA (D. C. et Balbis. FI. lvonn.). F. vroLETTe.

Racine fibreuse ; enaumes de 2-3 déc., droits, lisses; 7. d’un vert gai, molles, lisses, toutes enroulées-capillaires, de moitié au moins plus courtes que les chaumes ; glumelles glabres, munies d’une arête violette, rude et très-courte ; ff. violettes, en panicule un peu lèche, oblongue, étroite. %. Juin-juillet.

Prairies marécageuses : Vassieux; Pilat, ct dans l'Ain, Muzin, près Belley ; Virieu-le-Grand; bords du lac Bertrand et du lac de Bar ; marais d'Aranc. 1778. F. NIGRESGENS (Gaud.) F, NOIRATRE. |

Racine fibreuse ; chaumes de 2-5 déc, droits, raides, ànœuds noiratres; f. un peu rudes au rebours, les radicales enroulées-capillaires, raides, dressées, lessup. courtes, un peu planes quand elles sont fraiches; glumelles glabres, se terminant par une arête brune, droite, presque aussi longue qu'elles; 1. luisantes, d'un violet foncé, mêlé de verdàtre, en panicule droite, rameuse, un peu lâche. %. Juin-juillet.

Pâturages des hautes montagnes : Pilat; Pierre-sur-Haute; le Reculet. 1779. F. ruBrA (Gaud.). F. ROUGE.

Bacine rampante et stolonifére; chaumes de 2-5 dée., grêles ; f. radicales enroulées-capillaires, les supérieures plus larges, presque planes, velues en dessous ; glumelles ordinairement glabres, terminées par une arête courte; fl. le plus souvent rougeàtres, en panicule dressée, rameuse, un peu lâche.%. Maiï-juin. (V. D.)

b. F. dumetorum (D. C.). Glumelles ciliées, pubescentes au sommet.

Pâturages secs, lieux sablonneux : Tassin ; Villeurbanne ; Génas; Messimy ; et dans l'Ain, Conzieu ; Colomieu; Virignin.

e. var, tenuifolia. F. courtes, les sup. {rès-étroites, presque enroulées. — Vaugneray. R.

1780. F. ereroPayLLa (Lamk.). F. HÉTÉROPHYLLE.

Racine fibreuse; chaumes de 5-8 déc., droits, grèles; f. plus ou moins glauques, un peu rudes sur les bords, les radicales enroulées-capillaires, lescaulinaires planes et 3-4 fois plus larges; glumelles glabres , terminées par une arète courte; fl. verdâtres ou bigarrées de violet foncé, en pani-

508 GRAMINÉES, cule allongée, lâche, presque toute dirigée d’un seui côté. %. Juin-juillet.

Bois et pâturages ombragés: Roche-Cardon; ie Mont-Cindre; vallon de

Sathonay; Francheville; Tassin ; le Garon; Saint-Etienne-en-Forez; Saint- Rambert, aux bois du Cuchon et du Fays (Ain).

b. Languette ovale-oblongue, obtuse, non partagée en ? oreilleltes. 178). F. puuiLa (Vill.). F. NAINE.

Plante d’un port et d’un aspect très-élégants. Racine fibreuse ; chaumes de 8-20 cent., grêles; f. toutes pliées-filiformes, presque aussi longues que les chaumes; glumelles glabres, l'inf. oblongue-lancéolée, subitement acuminée au dessus de son milieu, terminée par une courte arète ; fl. luisantes, mêlées de vert et de violet, en panicule droite, l'abord resserrée, puis un peu étalée pendant la floraison. %. Juiilet-août.

Rochers des hautes montagnes : le Reculet; Retord.

b. var, rigidior. F. fermes, raides, glaucescentes. — La Grande-Chartreuse.

B. Feuilles toutes planes, au moins dans leur jeunesse. a. Languette un peu saillante.

1782. F. spanicea (L.). F. BRuUNATRE. — F. aurea (Lamk.).

Racine fibreuse; chaumes de 5-12 déc., droits, dépourvus de feuilles au sommet; f. planes, éfroitement linéaires, trésulabres, dures, presque piquantes, les radicales très-allonsées, à la fin enroulées, à gaines endurcies et renflées en forme le bulbe allongé ; languette large, à 2 lobes obtus; glumelles mutiques ou simplement mucronées, linf. trés-finement ponctuée et offrant 5 nervures, dont 3 proéminentes ; ovaire poilu au sommet; fl d'un jaune roussâtre, en panicule dressée, un peu étalée au moment de la floraison. %. Juilletaoût. ‘

Pâlurages du Haut-Bugey ; Coriier; Saint-Rambert.

1783. F. sycvaricA (Vill.). F. pes FORÊTS. — Poa trinervala (Schrad.).

Racine fibreuse; éhaumes de 5-10 déc., grèles, élancés, nus au sommet; f. largement lancéolées-linéuires, rudes sur les bords et sur les gaines, glaucescentes en dessus, d’un vert gai en dessous, les radicales très-allongées et souvent desséchées ; languette oblongue, obtuse; glumelles très-aiguës, la sup. finement ponctuée et offrant 5 nervures, dont 3 proéminentes ; ovaire poilu au sommet ; fl. vertes, un peu roussâtres, en épillets très-petits, formant une panicule allongée, trèsrameuse et diffuse. %. Juin-août.

Bois des hautes montagnes : Pilat, au bois de Botte (Chabert); la Grande-

Chartreuse; abbaye de Meyriat; le Mont-Dain; le Colombier du Bugey; Anglefort; cascade de la Fouge, au dessus de Poucin.

GRAMINÉES. DD9 1784. F. Scueucuzent (Gaud.). F. De Scueucuzer.— F. pulchella (Schrad.): Racine rampante ; chaumes de 3-5 déc.; f. linéaires, vertes, glabres, planes, très-aiguës; languette oblongue, tronquée, presque à 2 oreillettes ; glumelle inférieure aiguë, mutique ou munie d’une petite pointe au dessous du sommet, offrant D petiles nervures un peu saillantes ; ovaire entièrement glabre; rameaux lisses, très-grèles, flexueux ; fl. panachées de vert, de brun violet et de jaune, en panicule élégante, rarneuse, étalée, un peu penchée au sommet. %. Juillet-août. Vallon d’Adran, près du Reculet.

D. Languetlte très-courte, quelquefois presque nulle.

1785. F. cænuLEA (D. C.). F. BLEuaTREe. — Molinia cærulea (Mœnch.). — ; Enodium cæruleum (Gaud.).

Racine fibreuse, à fibres blanchâtres ; chaumes de 4-10 déc., presque nus, offrant un seul nœud très-prés de la racine; f. d’un glauque pâle, planes, longues, étroites, un peu rudes sur les bords ; épillets à 2-3 fleurs ; glumelles mutiques ; fl. panachées de vert et de bleu ou d’un violet noirâtre, en panicule (v ) ordinairement étroite et resserrée. %. Juillet-octobre. {V0

b. Enodium sylvaticum (Link). FI. plus larges, en panicule étalée, trèsrameuse et très-allongée,

Bois humides, prés marécageux : Tassin,; Yvour, la Pape; Vaux-en-Velin, environs de Belley. C.

1786. F. sEROTINA (L.). F, Tarpive. — Molinia serotina (Mert. et Koch).

Racine rampante, à fibres très-dures, rameuses et jaunàtres; chaumes de 2-5 déc., presque entiérement recouverts par les gaines des feuilles; f. glauques, courtes, lancéolées, étalées, piquantes; épillets à 3-5 fleurs; glumelles en alène, l’inférieure terminée par une courte aréte ; fl. verdàtres, bigarrées de bleu et de violet, en panicule lâche. %. Août-septembre. 4

Collines arides de la rive gauche du Rhône, avant Vienne. R.

1787. F. ARUNDINACEA (Schreb.), F. RosEAu. — F. clatior (Smith).

Racine rampante ; chaumes de 8-10 déc., droits, robustes; élevés; f. planes, allongées, largement lancéolées-linéaires, rudes sur les bords, très-distinctement striées; glumelles acuminées, linf, mutique ou portant une très-courie pointe un peu au dessous de son sommet; rameaux rudes, géminés, trés-ramifiés, portant chacun S-A5 épillets ; épillets à 4-5 fleurs ; ovaire entiérement glabre ; fl. verdàtres ou violacées, en paricule allongée, diffuse, dressée ou un peu penchée. %. Juin-

Prés humides, bord des eaux : la Tète-d'Or; la Mouche; Yvour; Saint- Étienne-en-Forez; sables du Rhône, aux environs de Belley.

1788. F. rrarensrs (Huds). F. pes prés. — F. clalior (L. F1. Suce. non Sp.)

Voisine de la précédente. Racine fireuse; chaumes de.

4-8 dée., dressés; f. planes, linéaires, un peu rudes sur les bords; glumelles aiguës, l'inf. mutique ou portant une trèscourte pointe un peu au dessous du sommet ; rameaux rudes, géminés, le plus court ne portant que 1-2 épillets, le plus long en ayant que 3-4; fl. verdâtres ou violacées, en panicule presque unilatérale, d'abord resserrée, puis un peu étalée pendant la floraison. #. Juin-juillet.

Prairies, pâturages. C.

1789. F. Lonacea (Huds.). F. FAUSSE IVRAIF.

Racine fibreuse; chaumes de 3-6 déc., dressés ; f. planes, lancéolées-linéaires ; épillets oblengs-linéaires, alternes, espacés, les inf. courtement pédicellés, les sup. sessiles; rameaux solitaires, ne portant chacun que 1 seul épillet ; fl. vertes, disposées sur 2 rangs en grappe étroite, un peu penchée au sommet. %. Mai-juin.

Environs de Saint-Étienne. en-Forez.

DXXVI. BracayPoDIUM (P. Beauv.). BRACHYPODE.

Épillets multiflores, arrondis; glumelle supérieure bordée de cils raides, l’inférieure terminée par une aréte droite ; fleurs très-courtement pédicellées, en grappe simple.

1790. B. syzvaricum (P. Beauv.). B. pes 5ots.—Festuca gracilis (Schrad.).— Bromus sylvatieus (Poll.). — Triticum sylvaticum (Mæœnch.).

Racine fibreuse ; chaumes de 4-10 déc., grèles, élancés; f. planes, velues, ainsi que leurs gaines ; arètes plus longues que leurs gtumelles dans les fleurs supérieures de chaque épillet ; 6-8 épillets poilus, oblongs, presque sessiles, contenant chacun 6-10 fleurs; fl. vertes, en grappes distiques et penchées. %. Juin-septembre.

Bois, haies, pâturages ombragés. C.'

1791. B. pixwaTum (P. Béauv.). B. PpENNÉ. — Festuca pinnata (Mœnch., Meth. 191). — Bromus pinnatus (L.).—Triticum pinnatum (Mæœncb., Hass. ]02).

Racine rampante ; chaumes de 4-8 dée., raides, dressés ; f. planes, glabres ou pubescentes, ainsi que leurs gaïnes ; arétes plus courtes que les glumelles dans les fleurs supérieures de chaque épillet; 6-10 épillets glabres ou à peine pubescents, oblongs-lancéolés, souvent arqués, presque sessiles, contenant chacun 8-20 fleurs; fl. verdâtres, en grappes distiques, dressées ou un peu penchées. %. Juin-septembre.

Bois, haies, coteaux pierreux. C.

1792. B. pisrachyxon (Rœm. et Schall.). B. a DEUX ÉPILLETS. — Festuca distachyos (Roth). — Bromus distachyos (L.). — Triticum ciliatum (D.C.).

Racine fibreuse ; chaumes de 4-3 déc., rameux à la base, coudés sur les nœuds; f. courtes, planes, linéaires, glabres ou légèrement pubescentes, mais toujours ciliées ; arétes plus longues que les glumelles dans les fleurs supérieures de chaque épillet ; 1-3 épillets glabres ou légérement pubescents, oblongs, aiternes, presque sessiles, contenant chacun 6-12 fleurs ; fl. verdâtres, en grappes ordinairement dressées. @. Mai-

Pâturages à Francheville,; brotteaux, sous Saint-Maurice (Ain). R.

DXXVII Bromus (L.). BROME.

Glumes inégales, contenant 5-12 fleurs; glumelle inférieure convexe, portant une arête insérée un pou au dessous de son sommet; glumelle supérieure plus ou moins ciliée ; fleurs en panicule.

* Épillets plus étroits au sommet qu'à la base, même après la floraison.

+ Glumelle supérieure bordée de petites soies raides et espacees. 1793. B. sEcaLINUS (L.). B. SEIGLE.

Chaumes de 6-10 déc., dressés; f. ordinairement à limbe velu gt à gaine glabre, surtout les sup.; épillets ovalesoblongs, crdinairement glabres, contenant 6-12 fleurs concaves, espacées, "ne se recouvrant pas à la maturité; glumelle inf. égalant à peu prés la sup.; fl. verdàtres, en panicule lâche, étalée, à la fin penchée sous le poids des épis quand ils sont mûrs. (© ou @). Juin-juillet. (V. D.)

Moissons à Chaponost; coteaux du Rhône; îles au dessous de la Pape champs de seigle dans la Bresse et dans le Bugey.

b. B. multiflorus (Smith), — B. grossus (D. C.). Épillets plus gros, mollements pubescents. — Moissons à Belleville.

1794, B. coumurarus (Schrad.). B. CONTROVERSÉ.

Chaumes de 6-8 déc., dressés; f. pubescentes, rudes, à gaines velues, surtout les inf.; épitlets oblongs-lancéolés, glabres, contenant 6-40 fleurs étroitement imbriquées à la maturité; glumelle inf. évidemment plus longue que la sup. et offrant un angle obtus sur ses bords au dessus de son milieu ; arêtes dressées, égalant à peu près les glumelles; fl. verdâtres, en panicule étalée, penchée à la maturité sous le poids des épis. ©. Mai-juillet.

Ile de la Tête-d'Or.

062 GRAMINÉES. - 1795. B. nacemosus (L.). B. À GRAPPE. — B. pratensis (Ehrhi).

Chaumes de 6-8 déc., droits, rudes au sommet ; f. pubescentes, rudes, {es inf. à gaines poilues; épillets ovalesoblongs, frés-glabres, contenant 6-10 fleurs étroitement imbriquées à la maturité; glumelle inf. évidemment plus Icngue que la sup.; arêtes dressées, égalant à peu près les glumelles ; pédoncules presque tous simples; fl. verdàtres, rarement un peu rougeàtres, en panicule dressée ou un peu penchée au sommet, contractée aprés la floraison. @. Mai-juillet.

b. B. elongatus (D. C.). Gaïnes toutes glabres, à l'exception de l'inférieure ; pédoncules souvent rameux; épillets allongés.

Champs, prés, bord des routes. C.

1796. B. mozuis (L.). B. MOLLET.

Chaumes de 3-8 dée., droits; f. couvertes de poils mous, ainsi que leurs gaines ; épillets ovales-oblongs, pubescents, contenant 5-10 fleurs étroitement imbriquées à la maturité ; glumelle inf. évidemment plus longue que la sup. et offrant un angle obtus sur ses bords au dessus de son milieu ; arêtes dressées, à peu près de la longueur des glumelles ; pédoncules courts, rameux et un peu velus; fl. d’un vert blanchâtre, en panicule droite, contractée aprés la floraison. © ou @. Juinjuillet, -

Bord des terres, pâturages. C. C. C.

1797. B. ArveNsis (L.). B. DES CHAMPS.

Chaumes de 48 déc., droits; f. couvertes de poils mous, ainsi que leurs gaines; épillets lancéolés, glabres, contenant 6-12 fleurs étroitement imbriquées à la maturité ; glumelle inf. égalant à peu près la sup. et offrant un angle obtus sur ses bords un peu au dessus de son milieu; arêtes dressées, à peu près de la longueur des glumelles; pédoncules allongés, filiformes, rameux ; fl. verdâtres, souvent panachées de blanc et de violet, en panicule lâche, ouverte, droite, un peu penchée à la maturité. ©. Juin-juillet.

Prés, champs cultivés. C. C. C.

1798. B. squarnosus. (L.). B. RuD£.

Chaumes de 2-8 déc., grèles, dressés; f. velues-pubescentes, ainsi que leurs gaînes ; épillets oblongs-lancéolés, ordinairement glabres, contenant 8-10 fleurs étroitement imbriquées à la maturité; glumelle inf. évidemment plus longue que la sup. et offrant un angle obtus sur ses bords un peu au dessus de son milieu ; arétes plus longues que les glumelles, d'abord dressées, à la fin étalées presque horizontalement ; pédoncules filiformes, rudes, presque simples ; fl. verdàtres ou bigarrées de violet, en panicule simple ou presque simple,

GRAMINÉES. d63

droite ou penchée au sommet à la maturité. @ où @. Maijuin. (V. D.)

Bord des champs ct des chemins : les Brotteaux; la Pape; Pont-d'Ain; les Balmettes, ele. Te

b. B. villosus (Gmel.). Épillets mallement pubescents. — Licux secs : Cou zon; le Vernay; Génas, à côté du bois du vieux château de la Boucherette. R.

e ++ Glumelle supérieure finement cilice-pubescente. 1799. B. asper (L.). B. AprE. — B. nemorosus (Vill.).

Chaumes de 1-2 m., dressés ; f. largement linéaires-laucéolées, les inf. à gaines couvertes de poils réfléchis; épillets oblongs-lancéolés, pubescents, contenant 7-9 fleurs aiguës ; arêtes dressées, plus courtes qu? les qlumelles; pédoncules filiformes, très-rudes, rameux ; fl. verdätres ou violacées, en panicule lèche, penchée sous le poids des épis. %. Juinaoût.

Bois et lieux couverts : la Mouche; le Mont-Tout; vallon d’Oullins; valton de Néron et de Sathonay; environs de Belley, à Muzin, Parves, ete.; sous le rocher du Nid-d'Aigle, à Saint-Rambert (Ain); la Grande-Chartreuse, où il est mêlé avec le suivant, À. R.

1800. B. cicanteus (L.). B. céanr (1). — Festuca gigantea (Vill.).

Racine un peu traçante; chaumes de 6-12 déc., droits, fermes ; f. toutes allongées, largement lancéolees-linéaires, glabres, ainsi que leurs gaines; épillets linéaires-lancéolés, glabres, ne contenant ordinairement que 4-5 fleurs; arétes un peu ondulées, 2 fois plus longues que les qlumelles; f. d'un blanc verdûtre, en panicule très-grande, très-lche, d’abord dressée, à la fin penchée. %. Juin-août.

Bois et lieux couverts : Écully; Oullins; Saint-Bonnet-le-Froid; la Grande-

Chartreuse; et dans l'Ain, vallon de Néron; bois des environs de Belley; le Valromey, à Ruffieu, Songieu, etc.

1801. B. erecrus (Huds ). B. DRESSÉ. — B. perennis (Vill.).

Racine un peu traçante; chaumes de 5-10 déc., dressés; f. inf. ciliées, à gaines poilues, 3-4 fois plus étroites que les sup., qui sont ordinairement rudes, quelquefois glabres ; épillets oblongs-lancéolés, un peu rudes, contenant 5-10 fleurs ; arétes droites, environ la moitié plus courtes que les glumetles : pédoncules courts, dressés, presque simples; fl. verdâtres, quelquefois panachées de pourpre, en panieule dressée. %. Mai-juin.

b. var. glabra. F. sup. et épillets glabres.

Prés secs, rochers, bord des champs. C.

0 & Brome est assez mal nommé, étant habituellement moins élevé que Le précédent.

** Épillets plus larges au sommet qu'à la base. 1802. B. sreriLis (L.). B. STÉRILE.

Chaumes de 3-8 déc., dressés, glabres ; f. linéaires, velues, les inf. à gaines pubescentes; épillets oblongs, pendants, glabres, un peu rudes, contenant 5-9 fleurs ; pédoncules filiformes, allongés, frés-rudes au toucher ; arétes droites, rudes, beaucoup plus longues que les glumelles ; fl. verdàtres ou rouseûtres, en panicule lâche, penchée aprés la floraison. ®. Mai-septembre. (V. D.)

Murs, décombres, lieux stériles. C.

1803, B. recronux (L.). B. Des Toirs.

Serapproche beaucoup du précédent. Chaumes de 1-5 déc., dressés, pubescents au sommet; f. velues, ainsi que leurs gaines, surtout les inf. ; épillets linéaires-oblongs, pendants, communément pubescents, contenant 4-9 fleurs; pédoncules filiformes, lisses ou à peine rudes au toucher ; aréles droites, rudes, ordinairement de la longueur des glumelles; fl. d’un vert blanchâtre, quelquefois violacées, en panicule à la fin penchée et presque unilatérale. ©. Mai-juin. (V. D.)

Murs, vieux toits, lieux stériles. C. C. C. ;

1804, B. Mapritensis (L.). B. pe Marin. — B. rubens (Balb., FI. lyonn., non L.)

Plante devenant d’un rouge violet à la fin de sa vie. Chaumes de 2-4 déc., grèles, dressés, pubescents au sommet ; f. glabres ou mollement pubescentes, ainsi que leurs gaines ; épillets dressés, rudes, aplatis, contenant 8-10 fleurs très-allongées, étroites, enroulées et comme cylindriques à la maturité ; 2 étamines, rarement 3 ; arêtes droites, très-rudes, un peu plus longues que les glumelles; pédoncules courts, dressés ; fl. en panicule dressée, ramassée en faisceau serré au sommet du chaume. ®. Mai-juin.

Coteaux arides, bord des chemins. — Très-commun aux environs de Lyon. où l'on ne trouve pas le véritable Bromus rubens (L.).

VI Trisu : TRITICÉES.— Glumes à 2-3 fleurs ou plus: épillets sessiles sur un axe commun, quiest denté au point de leur insertion,

le Sous-TriBu : TRITICÉES proprement dites. — 2 glumes, rarement l seule; stigmates plumeux, sortant de chaque côté vers la base des glumelles.

DXXVIIT. GAUpiINIA (P. Beauv.). GAUDINIE.

Glumes à 4-7 fleurs ; épillets solitaires dans chaque échanav CL crure de l'axe, qu’ils regardent par une de leurs faces ; glu-

melle inférieure bifide au sommet et portant sur le dos une arête genouillée.

1805. G. FRAGILIS (P. Beauv.). G. FRAGILE. — Avena fragilis (L.). Chaumes de 3-6 déc., dressés; f. molles, velues, ainsi que leurs gaines; axe des fleurs très-fragile aux points où elles sont insérées ; fl. d’un vert blanchâtre et luisant, disposées sur 2 rangs parallèles et formant un épi allongé. @. Juinjuillet.

Bord des champs, prairies, lieux herbeux. A. C.

DXXIX. TRiTICUM (L.). FROMENT.

Glumes aiguës ou mucronées, contenant 3 fleurs ou plus ; épillets solitaires dans chaque échancrure de l'axe, qu'ils regardent par une de leurs faces ; glumelle inférieure mutique ou portant une arête terminale.

* plantes annuelles. — Nardurus (D. C.).

1806. T. uNILATERALE (L.). F. UNILATÉRAL. — Nardurus tenuiflorus (D. C.). — Festuca tenuillora (Koch). — F. maritima (Chaub.).

Chaumes de 5-30 cent., dressés, très-grèles ; f. linéaires, canaliculées, souvent enroulées; glumelle inf. munie d’une aréte plus ou moins ationgée; fi. d'un vert pâle, formant un épi allongé, très-grêle, exactement unilatéral. @. Maijuillet.

a. T. unilaterale (D. C.). Arèêtes plus courtes que les glumelles.

b. T. nardus (D. C.). Arêtes beaucoup plus longues que les glumelles. Lieux pierreux ou sablonneux : la Pape; vallon d'Oullins ; Belley; Virignin ;

Virieu-le-Grand. A. R.

— Les deux variétés se trouvent tantôt à fleurs glabres, tantôt à fleurs pubescentes. | 1807. T. ro1 (D. C.). F. parurix. — Nardurus tenuiflora (D. C.). — Festuca

poa (Kunth).

Chaumes de 1-5 déc., raides, droits ou coudés à la base ; f. courtes, étroites, ordinairement enroulées ; glumelles sans aréte; épillets alternes, aplatis, appliqués contre l'axe; fl. vertes, formant un épi grèle, allongé, mais non unilatéral. @. Mai-juillet.

Lieux sablonneux ou pierreux : Charbonnières; Dardilly; le Pont-d’Alaï; Couzon; rochers du Garon; Saint-Chamond. P.R.

t#* plantes vivaces. — Agropyrum (P. Beauv.).

1808. T. caxinuu (Schreb.). F, De cuienx. — T. sæpium (Lamk.). — Elymus caninus (L.).

Racine fibreuse, non tracante; chaumes de 6-10 déc.,

* grêles, dressés, à nœuds noirâtres; f. vertes, planes, rudes

sur les deux faces, quoique plus en dessus qu’en dessous, tachées de noir vers la languette; aréte plus longue que les glumelles ; fl. vertes, distiques, disposées en un épi comprimé, allongé, penché au sommet. %. Juin-août.

Haies, bord des bois. C.

1809. T. riGIpux (Schrad.). F. RAIDE.

Facine fibreuse, peu ou point tracante ; chaumes de 3-6 déc.., raides, durs; f. ordinairement glauques, légèrement roulées en dessus par leurs bords, rudes seulement sur la face supérieure ; glumes tronquées ou très-obtuses, marquées de 9 nervures; qlumelles dépourvues d'aréte ; fl. vrdinairement glauques, disposées sur 2 rangs en un épi comprimé, allongé, un peu interrompu à la base. %. Juillet-août.

[les du Rhône.

IS10. T. nepens(L.). F, RamPanT. (Vulg. Chiendent.)

Racine évidemment traçcante ; chaumes de 4-6 déc., grêles, dressés ; f. glauques ou vertes, souvent roulées en dessus, rules seulement sur la face supérieure ; glumes acuminées, marquées de 5 nervures; glumelles mutiques ou aristées; f1. glauques ou vertes, disposées sur 2 rangs en un épi comprimé, allongé, dressé. %. Juin-septembre. (V. D.)

Haics, lieux cultivés. C. C. C. :

b. var. aristatum. Glumelles munies d’arêtes.—Bords du Rhône, à Feyzin. 1811. T. cLaucum (Desf.)..F. eLAUQuE.

Plante d’un glauque bleuàtre. Racine évidemment tracante ; chaumes de 4-6 déc., grèles, dressés, coudés sur les nœuds;'f. aiguës, sonvent roulées en dessus, rudes seulement Sur la face supérieure; glumes tronquées ou trés-obtuses, marquées de 5-T nervures; glumelles mutiques ou aristées ; il. disposées sur 2 rangs en un épi comprimé et assez court. Z. Juin-septembre.

Champs sablonneux; sables et iles du Rhône. C.

DXXX. Ervmus (L.). ÉLYME.

Glumes 2-4 fiores, placées devant les fleurs de manière à leur former une espèce d’involucre ; épillets sessiles, réunis au nombre de 2-4 dans chaque échancrure de l'axe, qu'ils regardent par une de leurs faces; glumelle inférieure aristée ou mutique.

1812. E. EuroPzæus (L.). E. D'EunoPe. — Hordeum sylvatieum (Will. ).

Chaumes de 5-10 déc., droits, fermes, nus au sommet, velus sur les nœuds ; f. planes, lancéolées-linéaires, rudes au

rebours, à gaines munies de poils blanchâtres; glumelle inf. terminée par une arête rude, 2 fois -plus longue qu’elle; épillets presque tous à 2 fleurs et réunis 3 à 3 sur chaque dent de l'axe au milieu de l’épi; fl. vertes, en épi cylindrique, allongé, dresse, serré. %. Juin-août.

Bord des bois humides et des ruisseaux : Oullins; Charbonnières; la Grande- Chartreuse: et dans l'Ain, Saint-Rambert, dans la forêt de Neyrevas; Hauteville, dans la forêt de Pétaret; Meyriat; Colliard; Combe-Noire; le Colombier dn Bugey.

DXXXI. HorDEux (L.). ORGE.

Glumes uniflores, linéaires, aristées, accompagnées quelquefois d’une seconde fleur rudimentaire en forme d’arête ; épillets réunis 3 à 3 dans chaque échancrure de l'axe, celui du milieu sessile et fertile, les 2 latéraux pédicellés et souvent stériles, regardant tous l’axe par une de leurs faces ; glumelle inférieure terminée par une longue arête.

1813. H. xuriNUx (L.). O. QUEUE-DE-RAT.

Chaumes de 2-5 déc., genouillés à la base, croissant par touffes ; f. linéaires, pubescentes, toutes à gaïnes glabres ; épillet intermédiaires à glumes ciliées; épillets latéraux stériles, à glumes rudes; fl. verdätres, toutes longuement aristées, disposées en épi oblong, comprimé, dressé, @. Juinseptembre: (V. D.)

Lieux incultes, bord des chemins, pied des murs. C. C. C.

1814. H. secazinuu (Schreb.). O. FAUX seiGLe. — H. pratense (Huds.).

Chaumes de 4-8 déc., grèles, dressés; f. linéaires, rudes au rebours, les inf. à gaines velues; épillet intermédiaire à glumes rudes, mais non ciliées; épillets latéraux stériles, à glumes scabres; arêtes médiocres, plus courtes dans les épillets latéraux que dans l’épillet intermédiaire ; fl. verdâtres, souvent rougeàtres, disposées en épi comprimé, ordinairement moitié plus court que dans l'espèce précédente. @. Juin-juillet.

Prés humides : la Mulatière; Bonnand;, Yvour; les îles du Rhône; la Bresse etle Bugey.

DXXXIL Locrum (L.). IVRAIS.

Glume unique dans tous les épillets, excepté dans le supérieur ; épillets pluri ou multiflores, sessiles, solifaires dans chaque échancrure de l'axe, qu'ils regardent par un de leurs côtés ; glamelle inférieure mutique où munie d'une arête un peu au dessous du sommet.

* Racine vivace, produisant des touffes de feuilles stériles à la base des chaumes.

1815. L. PERENNE (L.). I. vivace. (Vulg. Ray-grass.)

Chaumes de 2-5 déc., dressés, lisses; f. linéaires, étroites, les radicales simplement pliées dans le sens de leur longueur quand elles sont 1eunes ; glumelles mutiques ou courtement mucronées, toujours plus longues que la glume; fl. en épi dressé et comprimé, quelquefois vivipares. %. Juin-octobre.

Päturages, pelouses, bord des chemins.

b. var. ramosum. Épi rameux. — Bords du Rhône, à la Mulatière.

** Racine annuelle ou bisannuelle. ne produisant pas des touffes de feuilles stériles a la base des chaumes.

1816. L. TENUE (L.). I. GRÈLE. ;

Chaumes de 1-5 déc., droits, lisses, très-grèles ; f. courtes, très-étroites ; glumelles mutiques, un peu plus longues que la glume ; épillets à 3-4 fleurs; fl. en épi fiiforme, allongé, cylindracé. ®. Juin-août. |

Pâturages secs, champs arides. C.

1817. L. mucrirLorus (Lamk.). I. MULTIFLORE.

Chaumes de 5-10 déc., droits, un peu rudes au sommet ; ï. radicales enroulées dans leur jeunesse; glumelles beaucoup plus longues que la glume, les sup. aristées ; épillets à 12-25 fleurs; fl. en épi très-allongé, comprimé, dressé. ©. Juin-septembre.

Prés et moissons : la Mulatière; Sathonay.

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