‹ Etudes économiques sur l'Alsace ancienne et moderneChapitre 143 sur 391 · p. 164 et suiv · texte numérisé non relu

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PLANCHIER.

MINES DE PLANCHIER. 213

que n'importe quelle mine d'Allemagne. Des centaines de mineurs trouvent leur gagne-pain dans ces galeries (S. Amarin et Planchier), et nous fournissent chaque année des quantités considérables d'argent fin. >

Ce langage nous semble assez étrange. Si les mines de S. Amarin avaient eu une importance réelle , elles devaient donner , cinquante ans après leur ouverture , plus que des promesses. Il est probable que les centaines de mineurs dont parle notre lettre, travaillaient pour la plupart à Planchier

Cette dernière mine jouit en effet pendant longtemps d'une Mines grande prospérité. Dès le commencement du xvi« siècle, quoique située hors de l'Alsace , elle devait livrer ses lingots à la Confédération de la RappenmUnt:{. Même plus tard , après l'établissement de la Monnaie de Guebwiller, à laquelle se rendaient naturellement ses produits , nous voyons Planchier fournir son contingent , fedble il est vrai , à l'atelier d'Ensisheim. Celui-ci en tire 215 marcs , en 1599 ; 467 marcs , en 1602; etc.

Les Archives de Murbach renferment quelques comptes sommaires sur les mines de Planchier. Ils ,ne sauraient nous éclairer sur leur véritable importance , parce qu'ils se rapportent à une époque qui est , pour l'industrie minière des Vosges, une période de crise et de décadence. Mais ils peuvent compléter les données que renferment, sans doute, les Archives de Besançon. Lres voici :

1640 : 724 Vt marcs

1642 : 752 Vi

1649 : 446 Vb

1650 : 223 , pour 6 mois 1657 : 175 1659 : 200 1680 : 88 V»

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