‹ Etudes économiques sur l'Alsace ancienne et moderneChapitre 164 sur 391 · REGLES SUIVIES PAR LE CHANGE · texte numérisé non relu

REGLES SUIVIES PAR LE CHANGE

D'après le même règlement, il était interdit aux Changeurs de remettre de ces monnaies étrangères à des personnes qui se proposaient de les refondre. Le contrevenant était passible des mêmes peines que s'il avait livré, pour ce but, des espèces strasbourgeoises .

Le bénéfice des Changeurs est toujours de 1 S. par florin. Ils prennent le florin à 10 /*. 5 S, et le cèdent à 10 /?. 6 9.

L'argent qui tombe entre leurs mains, doit être vendu, soit à des orfèvres qui le travaillent , soit à des particuliers qui le veulent convertir en argenterie , soit au maître monnayeur. Lorsqu'ils ne peuvent s'accorder avecce dernier, ils le doivent faire monnayer eux-mêmes.

L'affinage de l'argent doit se faire parle maître mon nayeur, ou par les Changeurs à la Monnaie. On ne le remet ensuite en circulation qu'après l'avoir poinçonné. Tout délinquant est puni par la confiscation de l'argent et par une amende de 20 marcs. S'il a juré l'observation de ce règlement , il est déclaré parjure, et comme tel condamné à se voir couper la langue et les doigts qui ont concouru au serment. L'un des membres de la Commission des Trois assiste à l'affinage, pour constater qu'on ne refond aucune monnaie admise à Strasbourg.

De cette défense générale de refondre les espèces coursables à Strasbourg, les documents du xv« siècle exceptent toutefois les pièces brisées ou coupées, t ainsi que les anciens deniers appelés stollpfenning ou Offenburger, qui sont très-rares et remontent à l'époque où l'on ne taillait au marc qu'un petit nombre de deniers. » Les stollpfenning (de stolay étole) sont sans doute les deniers des anciens évêques de Strasbourg. Quant aux Offenburger^ c'étaient des deniers à l'ange , ainsi nommés parcequ'ils furent frappés à Offenbourg, avant d'être imités dans les pays voisins.

Dans l'évaluation des monnaies étrangères , on suivait le principe que la Confédération de la Rappenmûntz proclamait dans sa convention de 1403. « Les espèces étrangères , qui existent maintenant ou qu'on frappera dans la suite , seront reçues, chacune selon sa valeur, d'après le résultat que donnera leur essai au feu , un peu au-dessous ^ pour maintenir en honneur notre monnaie actuelle *. »

1. Etwas unwerder.umbe dos dise mûnt:ie in eren gehalten werde.

Principe

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