ÉDITS DE 1682 ET
Le 21 décembre 1694 une ordonnance royale, renouvelée je 12 février 1697 et publiée à Strasbourg le 21 mars, ne laissa dans la circulation que les doubles croches {schilling) mis à 36 d. ou 0 fr. 215 , les groschen estimés 18 d. ou 0 fr. 107, et les demi groschen comptés à 9 d. ou 0 fr. 053.
Les autres espèces furent retirées, et une ordonnance de rintendant , édictée le 16 juillet 1697, nous fait connaître le prix qu'en donnait la Monnaie, soit par marc, soit isolément. Par la première de ces indications nous savons quel titre la Monnaie attribuait à ces pièces , et par la seconde, le poids qu'on exigeait d'elles, pour qu'elles fussent considérées comme de bonne conservation. Voici ce tarif avec les conclusions qu'on en peut tirer.
Poids.
La
pièce
Le marc
Titre
Poids.
Ortsgulden Où écu)
. 12 gr.
ouofr
dreibàtzner . . .
XII kr. de Ma-
ycncc et Hanau XII kr. de Wur-
temberg . . .
XV kr. de Bavière
doubles croches .
groschen ....
pièces de 4 kreut .
» Francfort .
petermànlein
triple . . . .
petermànlein
simple . . .
bons Kreutzer . .
halbe batzen . .
un pfenning . . .
vier rappcn . . .
un Lutzer . . .
deux rappen . .
un rappcn . . .
heller
Ces ordonnances ne furent pas observées avec une soumission complète. Nous avons en effet rencontré un arrêt du 20 septembre 1701 , qui se plaint qu'en dehors des pièces autorisées (groschen, double groschen et demi groschen), le pays continue à accepter des pièces de douze kreutzers (reçus pour 8 sols ou O fr. 63), des doubles albat{ (batzen , reçus pour 2 s. 8d. ou 0 fr. 21), des albebat\ (demi batzen , reçus pour 16 d. ou 0 fr. 10) , des kreutzers (reçus pour 8 d. ou 0 fr. Q&2), On renouvela par suite les défenses antérieurement édictées, et peu à peu les espèces décriées disparurent de la circulation.
270 CH. V. — s. II. — CHANGE.
Quant aux grosses espèces , nous avons déjà dit ailleurs ^ qu'après quelques hésitations, le commerce alsacien fut autorisé à les recevoir , aux conditions suivantes : !•* il devait se soumettre, pour leur évaluation, au tarif arrêté par la cour des Monnaies ; 2* il devait les remettre , soit à la Monnaie, soit aux changeurs royaux, sans avoir la fecultè de les passer à d'autres particuliers ; 3° il ne pouvait les exporter en quantité importante qu'avec un laissez passer *. DE 1699. Les archives nous ont conservé un certain nombre de ces tarifs, destinés à l'édification du commerce. Nous en publierons deux ou trois, cela suflBra pour faire connaître au lecteur les espèces qui pouvaient se rencontrer dans le pays, et la valeur qu'on leur attribuait.
En voici un qui est daté du 22 septembre 1699 :
Écu d'or iSonnen cronen) . 6 1. 18 s. 9 d. ou 9 fr. 95
double henry 15 10 «l 57
pistolles d'Espagne 14 lo 90 80
Écu vieil 8 6 1 il 90
franc à pied ou à cheval 7 16 9 il 85
Lys d'or 8 9 4 12 15
Noble à la rose 16 12 2 23 82
Noble henry 14 19 10 21 50
Angelot d'Angleterre il 1 5 15 87
Salut d'Angleterre 7 9 il 10 75
portugaises anciennes 76 2 7 109 10
ducats et sequins de Venise 7 8 9 10 67
Millerets (ducats) portug. à croix courte
ou longue 6 19 7 10 oî
S. Etienne de Portugal 15 7 7 22 (tô
portugaises 14 7 20 5ë
Jacobus d'Anglet. vieux 20 1 6 28 "9
Jacobus id. nouveaux 18 3 1 26 08
Carolus ou guinée 16 13 2 23 89
Souverain de Flandre 22 4 3 31 85
Escalin au Lyon Il 2 1 15 93
Pistolles 13 1 18 71
Écus Philippe de Flandre 6 12 7 9 51
Albertus de Flandre 10 2 1 14 i9
florin du Rhin. Écu de Liège ..... 5 8 il 7 81
Réaux d'Espagne 3 16 5 45
Lys d'argent 1 1 4 1 53