Forma seii ymago qua dicti den. signabuntur
318 GH. VI. — s. 11. — LE RENDAGE DANS LA HAUTE ALSACE.
dent de la commission monétaire , pendant toute la durée de son mandat , « et cela pour la plus grande commodité des étrangers » *. De cette clause on peut conclure que les coios étaient d'ordinaire confiés à quelque magistrat étranger à la Monnaie , au schultheiss sans doute ; autrement il était complètement inutile de la noter et surtout de la justifier. Elle prouve en outre que le monnayage se faisait alors souvent à la demande d'étrangers, qui apportaient des lingots et les échangeaient contre des espèces locales , selon les besoins de leur commerce.
Rendage La convention de 1370 n'est pas le premier document qui
EN I3'i4, nous renseigne sur l'importance des frais de monnayage. En 1344 le marc fin coûtait 4 U. et se monnayait à 4 fô. 6 V«^- L^ somme allouée pour le seigneuriage et les fixais, était donc de 6 V2 ^. par marc , ou 7,51 7o •
EN 1362, En 1362, l'écart entre le marc d'alliage (640^.) et le marc fin (660 d.) monnayé n'était que de 20 ^. ou 3,03 % -
EN 1370, En 1370, le marc fin vaut 3 ^. 6 /^. et se monnaie à 3 ^ 13 ^. il reste donc pour le rendage 9,59 % ? sur lesquels l'évèque perçoit 1,59 ou 14 ^. pour son droit de seigneuriage ^ Le monnayage revient ainsi à 8% .
KN 1374, En 1374, la différence entre le marc fin (4 ^ 6 ^.) et le marc fin monnayé (4 U.1 §, 1 d.) est de 6/^. 7^. Le rendage est ainsi fixé à 7,55%.
EN 1377, En 1377, le marc fin se paie 84 ?, bâlois et rapporte 92 i^. 8 ^. Le rendage s'élève ainsi à 9,35 % . Dans la charte il est dit que « l'on doit donner aux ouvriers (knechten) pour salaire (Ion) 16 ^. et 3 lot pour 20 marcs, à titre de fonçsLge,/ùrgemcht. Mais on verra bientôt que ces deux chapitres ne correspondent qu'à une partie des frais de monnayage. Le seigneuriage perçu par la ville était de 18^. par marc^.
A la môme époque, le rendage était de 8,70% (64 X 100 : 736) pour les rappen ; et de 11,11 % (168 X 100 : 1512) pour les hellers.