Déclarât, iv. Art
5. La chronique de Trausch place le fait en 1445, et l'annonce en ces termes : Alors commencèrent les plappert. Ils portent d'un côté une croix double avec ornements mit einer ge^ierten doppelten Creut^trass)^ avec la légende ordinaire Gloria in excelsis Deo. A Tavers se retrouve le lis avec la légende Moneta argentinemis. Cette légende fut modifiée plus tard.
tération. Son titre fut abaissé à "/le, niais sa taille ramenée à 107. Par conséquent titre 637,5 — poids 2 gr. 201 — poids fin 1 gr. 513 — val. int. 0 fr. 33 — val. num. 0 fr. 36.
Ce dernier chiffre indique que le marc fin venait de subir une hausse. Il se payait maintenant 6 fl. '/s à 126 S. le fl. Par suite de ce fait, la valeur numéraire du ?, était réduite à 0 fr. 72, celle du ^.Ofr. 06. La valeur intrinsèque du ^. fut affaiblie dans une proportion parallèle ; sa taille augmenta de 8 3- par marc, ce qui portait son poids de 0,368 à 0,364 gr.
Les choses continuèrent sur ce pied jusqu'en 1466. En cette ^n 1466, année, nous rencontrons une intéressante correspondance* échangée entre le magistrat de Strasbourg et le maître monnayeur de Francfort. Celui-ci reproche aux monnayeurs strasbourgeois de travailler avec beaucoup d'inégalité , ce qui favorise un triage dangereux. Il leur rappelle qu'il faut se conformer à cet axiome que, « un marc d'or fin et 12 marcs d'argent fin ont la même valeur. > Leur pied suppose le marc d'argent fin à 6 fl. Vs ; or il coûte aujourd'hui 7 fl. V4 Ne touchez pas, dit-il en terminant , aux grosses espèces ; mais diminuez légèrement les petites ; si l'argent vient à baisser, vous reprendrez le pied actuel.
Les monnayeurs de Strasbourg suivirent ces conseils. Ils établirent d'abord que, vu le prix de l'argent fin (7 Va fl) et la diminution subie par les florins en 1465, ceux-ci valaient 7 S. de moins que les 126^., leur cours ordinaire. En conséquence ils proposèrent de porter la taille du ^. de 40 V2 à 42 72 par loth, si l'on conservait le titre de *Vi6. On arrivait au même résultat avec une taille de 41 par loth et un titre de 10 loths 72 . Nous ignorons quel fut le type qui obtint les préférences du magistrat. Mais il est certain que sa décision eut pour effet de réduire le S. strasb. à une val. int. de 0 fr. 0515, à une val. num. deOfr. 574.
Une nouvelle hausse de l'argent fin, qui monta à 7 fl. 72 , en 1479, tandis que le florin d'or subissait une diminution parallèle dans sa valeur intrinsèque, nécessita en 1479 une réforme complète des monnaies strasbourgeoises. On dut fi-apper désormais 71 grossen à "/le, 112 blaphart et 170 vierer à 10 loths */3 , 632 deniers à *%, 1000 oboles à 7,6, 1208 quarts à 3 loths V4 .
En d'autres termes :
CH. Vil. — S. II. — MONNAIES STRASBOURGEOISES.
Le
KRRUTZER.
Titre.
grosscn. . . .
blaphart . . .
viercr
deniers ....
oboles
quarts ....
♦Poids brut
3 gr. 318
Poids fin*
2 gr. 903 1 402
VaLint.
Ofr.
Val nuB,
L'année suivante (1480), les monnayeurs de Strasbourg nous parlent pour la première fois du CrUt\er, qui jouera bientôt un rôle important dans le monnayage de l'Allemagne. A les en croire, les meilleurs kreutzers (230 au marc à 7 loths % ) sont tels, qu'au lieu d'être Veo du florin, ils n'en sont que Vas- Le calcul n'est pas tout à fait exact. D'après le pied indiqué, le crutzer valait 0 fr. 1094 de valeur intrinsèque. Or 0,1094x63 = 6 fr. 892, tandis que 0,0513 (val. int. du è,) x 126 = 6 fr. 46. Le rapport indiqué n'est vrai, que si Ton compare la valeur du kreutzer à la valeur numéraire du ^. (0,0547), qui x 126 = 6fr. 892.
On n'acceptait ainsi les espèces étrangères, que pour leur valeur intrinsèque. Il y avait d'ailleurs avantage à ne voir dans le kreutzer qu'un double^., et c'est sous cette dénomination (\weyling) qu'il entra, dès 1482, dans le système des monnaies strasbourgeoises.
Ce renseignement qui nous est donné par les Chroniques, nous permet de fixer la date d'une ordonnance intitulée Ordnung der MUnssen. Elle estime l'argent fin à 7 Va A. comme le règlement de 1479, dont au reste elle ne s'écarte guère. D'après ce document, on doit tailler 296 zweyling au marc de 9 loths 3gr. Les variantes qu'on y rencontre sont les suivantes : lUVi plaphart, 169 vierer, 640 deniers, 976 oboles et 1216 ôrtelia. Les voici en style moderne :
Titre.
Poids brut.
Poids fin.
Val. int.
Val. nuai.
blaphart . . .
vierer
zweyling. . .
pfenning . . .
nelbeling. . .
ôrtelin ....
2 gr. 112 1 393 0 795 0 368 0 241 0 193
1 gr. 408 0 928 0 455 0 230 0 105 0 045
0 fr. 310 0 205 0 10 0 0507 0 023 0 010
0 fr. 328 0 219 0 109 0 0547 0 0573 0 0186
Monnaies Vers 1490, le florin avait subi une nouvelle diminution , en DE 1490. même temps que l'argent fin était monté à 7 fl. % . Le sénat
dut donc songer à des modifications, devenues indispensables. Les monnayeurs lui présentèrent deux projets basés, Tun sur le prix de 7 fl. % , l'autre, sur celui de 8 fl., pour le marc fin. Ce dernier prix ne fut atteint que quelques années plus tard, nous sommes donc autorisés à croire qu'on s*en tint au premier règlement.
D'après ce document, on monnaie 69 groschen à 13 Ve loths, 110 blaphart et 166 viererà 10 Ve loths, 290 ^weyiingk 8 loths % , 640 deniers à 9 loths Va , 960 hellers à 6 % loths, et 1 184 ortlen à 3 loths V2 . Donc :
crosse n .
fclaphart viercr. .
zweyling dtnicrs .
oboles. .
quarts .
Titre.
Poids brut.
3 gr. 414
Poids fin.
2 gr. 81
Val. int.
0 fr. 62 0 30
Val.
0 fr. 638 0 319
On remarquera, avec quelque étonnement peut-être, que le 9. a un titre plus élevé, et, proportion gardée, une plus grande valeur intrinsèque, que le double denier. Le â. était la monnaie nationale des strasbourgeois, et ils se piquaient de lui conserver l'estime traditionnelle, qu'il n'avait du reste jamais cessé de mériter.
De 1490 à 1546, il ne se rencontre aucun règlement monétaire. Il nous faut donc de nouveau suppléer, à l'aide d'inductions plus ou moins fondées, au silence des monnayeurs.
Les conventions monétaires conclues en 1498, entre les différents États de la Haute-Alsace , nous apprennent que vers cette époque le prix de l'argent fin monta à 8 fl. et bientôt après à 8 fl. 74 . Cette hausse a dû nécessiter un affaiblissement des diverses monnaies strasbourgeoises , et comme le change du florin resta fixé à 126 9. strasb., il nous est facile d'en apprécier la portée. La valeur numéraire du S. strasb. descendit vers 1498, à Ofr. 515 (51,95 : 126x8); et vers 1500, àOfr. 05(51,95 : 126x874).
Une autre donnée vient confirmer cette conclusion. Pendant les premières années du xvi* siècle le rapport entre le^. strasb. et le rappen de la Haute-Alsace flotte entre 1,19 et 1,20. Or
Première