‹ Etudes économiques sur l'Alsace ancienne et moderneChapitre 264 sur 391 · COLMAR DE 1392 A · texte numérisé non relu

COLMAR DE 1392 A

7 février le marc vaut 6 ^

^. nouveaux «T.— de

21 décembre

27 janvier

(2 pour 1)

20 février

6 strasb.

(2 pour 1)

15 janvier

6 février

20 avril

28 janvier

liOO.

5 février

nouveaux

steblers

paraît exister entre le monnayage de Bâle, et les évaluations de change qui se rencontrent à Colmar.

Voici d'abord des estimations du marc de compte de Colmar, qui sont consignées dans le Vieux livre rouge (f* 78 et suiv.). Nous y joignons l'indication de la valeur numéraire, qu'elles supposent au denier :

: 0 fr. 0365

De 1395 à 1403, le denier mentionné dans ce document est appelé strasburger. Mais s'agit-il ici réellement du denier fabriqué à Strasbourg ? Nous n'hésitons pas à répondre négativement. Et voici nos raisons : 1° d'après les archives de Strasbourg, le véritable denier strasbour^eois, au lieu d'être modifié tous les ans, ne subit pendant cette période qu'un seul changement, en 1397. 2*» à cette date de 1397, le marc d'argent est estimé à 3 /^. str. et non , comme ici, k Z U, 8 /^. ; 3° à Strasbourg le florin valut 10 ^. str. jusqu'en 1398, 10 ^, V2 /?. postérieurement à cette date, cours qui ne saurait concorder avec nos évaluations du marc. 4° Les Stettbucher de Colmar nous apprennent qu'en 1394, ^U. de Strasbourg se payaient à Colmar 54/^. moins 5 i^. \ qu'en 1395, lOOU. strasb. valaient 747 V2 U, à Colmar ; donc les deux monnaies sont distinctes. 5° les mêmes Stettbucher estiment encore le florin à 10/^. strasburger, le 2 mars et le 27 avril 1404 ; or ce dernier strasburger est évidemment le t^. rappen fabriqué d'après la convention de 1403, dont nous parlerons bientôt. On doit conclure de là qu'à cette époque on donnait à Colmar le nom de strasburger à un denier, qui pouvait se rapprocher par sa valeur du denier strasbourgeois, mais qui endiJffcrait réellement.

404 CH. VII. — s. m. — MONNAIES DE BALE ET DE COLMAR.

Ce strasburger ne serait-il pas une monnaie imaginaire , le double du denier bâlois?La formule assez laconique deux pour un ne signifierait-elle pas que ce<î. strasbourgeois. n'existant pas en réalité, se soldait avec deux deniers bâlois? Nous le pensons et nous ne voyons pas qu*on puisse l'expliquer autrement.

Mais en ce cas, nous dira-t-on, le denier bàloisaura souvent changé de valeur de 1389 à 1403. — • Cette conclusion ne nous effraie pas et n'est que trop conforme aux habitudes de la Monnaie bâloise.

Bâle n'a qu'un seul règlement monétaire pour cette époque (1399), mais il concorde exactement avec les notes de Colmar. Celles-ci portent le d'. à 0 fr. 059, et le règlement à Ofr. 0586.

D'un autre côté les données de change, quoique moins nombreuses que nous ne le désirerions, achèvent de confirmer notre opinion. Le seul renseignement que nous ayons pour Bàle même, est de 1402. Il est conçu en ces termes : D'un homme de Lauffenberg 116 Va A- à 31 ?. le florin > (Je 3i ?. ftir ein guiden). Cette indication s'accorde fort peu avec le règlement de 1399, qui compte le fl. à 24 /?. Elle se rapproche au contraire des notes colmariennes , qui mettent le florin , à raison de 6 au marc, à 30 Va ?. bâl. en 1400 ; à 31 % ^- en 1401 ; à 30 f'. en 1402 ; et directement, à 16 fi. pour les trois années*.

A Altkirch^ dans le territoire de la monnaie bàloise, le florin secompteà25/*., en 1389; à21f^., en 1390: à 25/?., en 1391 ; à 24 2/3 /^., en 1392 ; à 22 % fi., en 1393. Dans le même temps, à Colmar, d'après les comptes du Stettbuch, la cote du florin était de moitié moins forte. De là , conclusion que la monnaie colmarienne valait le double de la monnaie bàloise — que celle-ci a subi de 1389 à 1404, en dehors de la réforme de 1399, un grand nombre de modifications*, dont le Livre Rouge de Colmar nous a noté l'importance exacte.

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