NOMBRES
îlËM» PréparatlfSn de dépari et premlèreii nkHrthmth liolst diverses.
920. Les enfants d^Israël étaient arrivés au pied de chap. i\* le premier jour du troisième mois (Exode XIX, ' 5. 1 ). Onze mois après, TEternel ordonna de faire le ombrement de tous ceux qui , âgés de vingt ans et 5 , étaient en état de porter les armes. Il y en eut '' ,550 , y compris les étrangers qui s'étaient joints à ^^
en grand nombre et qu'on avait incorporés dans les srsès tribus (§ 690). Il se fit aussi un dénombrement I'^» ^^ Liculier pour la tribu de Lévi. Elle se trouva de ucoup la plus petite , par la raison sans doute qu'on /ait point admis d'étrangers dans son sein. — Voilà |u'on lit aux premières pages du livre que nous al- 5 étudier. On Fa , par ce motif, appelé le livre des iBREs ou des dénombrements. Cependant, ce livre est întiellement historique. Il nous raconte les événe*ats qui se passèrent dans le désert durant une pèle de trente-huit ans et neuf mois.
\ 921 . Nous avons aussi dans le livre des Nombres 1^ erses ordonnances que je dois vous faire remarquer. isi , le chapitre IV nous apprend que les sacrificateurs ^ ntraient pas en charge avant Fàge de trente ans et
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IV que leur service durait seulement vingt ans. Notre Sei- ■ i ■^ gneur, non plus, n'a voulu commencer son ministère t j,
qu'à rage requis par la loi ; c'est lui , vous le savez, qui ,r,^ a exercé le vrai sacerdoce , le sacerdoce éternel. rii
-16 § 922. On voit en outre , dans ce même chapitre, de j*^; quelle manière on s'y prenait pour démonter le tabernacle et transporter tout ce qui appartenait au sanctuaire, i chaque fois qu'Israël devait établir ailleurs son campe- i^ ment. Il fallait beaucoup d'ordre pour que cela se fit ^j^ avec promptitude et sans confusion. Le Seigneur y pou^ vut par son ordonnance.
V § 923. Le chapitre V renferme diverses lois desli- j^. nées à inspirer aux enfants d'Israël une grande horreor pour toutes les souillures de la chair et de l'esprit, pa^ i^^ ticulièrement pour celles qui attentent à la pureté et à ;^ la sainteté des relations conjugales.
VI § 924. Le suivant traite de deux sujets fort intéres^ sants : le vœu du Nazaréat et la bénédiction sacerdotale.
-21 § 925. Un Israélite, homme ou femme, pouvait se consacrer d'une façon particulière à TËternel et pour m certain temps. C'était une manière de s'engager à une vie plus sérieuse, plus retirée, plus sainte. Gonune signes extérieurs de cette consécration , le Nazarien , oa consacré, laissait croître ses cheveux, s'abstenait de toute liqueur enivrante , évitait de se mettre en contad avec les choses que la loi déclarait souillées , notamment avec un corps mort. Lorsque les jours de son Nazaréat étaient achevés , il présentait à l'Etemel certains sacrifices et certaines offrandes à teneur de la loi. Vous vous rappelez sans doute ce que Jacob dit à Joseph en le bénissant (§§ 596. 597), et vous voyez toujours mieux comment notre Seigneur, dont Joseph a été le type, se trouve être le Nazarien par excellence.
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§ 926. Un des principaux offices des sacrificateurs VI était de bénir le peuple de la part de rEternel. C'est ce ^^i qu'ils faisaient en suivant la formule que vous lisez ici. Elles sont belles ces paroles de bénédiction 1 11 n'est pas étonnant que , dans beaucoup d'églises , on s'en serve à la fin du service religieux pour congédier le peuple. Vous avez là le nom de l'Eternel par trois fois répété , parce qu'il est le Père , le Fils et le Saint-Esprit. C'est comme lorsque les Apôtres écrivaient aux fidèles : « La grâce et la paix du Seigneur Jésus-Christ, l'amour de Dieu et la communication du Saint-Esprit soient avec vous î » D'ailleurs , il est dit que le Père nous a donné son saint Fils Jésus pour nous bénir ; en sorte que nous retrouvons toujours en Lui , et pour toutes choses , celui qui possède et exerce la vraie sacrificature.
§ 927. Outre les ofirandes que le peuple avait faites x Vil pour la construction du tabernacle ( §§ 799 , 861 ) , il en 1-8 eut encore à présenter lors dé la dédicace de Fautel. Il le fit avec une grande libéralité , Dieu voulant qu'il nous servît en cela de modèle. Du reste , il est plus facile d'offrir son or et son bétail que de faire le sacrifice de ses passions. Nous verrons hélas I que ce pauvre peuple était loin d'avoir donné son cœur à Dieu.
§ 928. Il nous a été dit en plusieurs endroits que 89 TEternel continua de faire entendre sa voix à MoTfse , même après que celui-ci fut descendu du SinaK. Voici comment la chose se passait. Moïse entrait dans le sanctuaire ; et la Parole lui était adressée de dessus le Propitiatoire , qui était comme le trône de la miséricorde et de la gloire de Jéhovah (§ 802).
§ 929. Consécration des Lévites. — Ils devaient faire VII le service du tabernacle depuis l'ège de vingt-cinq ans à cinquante. Après qu'ils s'étaient purifi(^ et qu'ils
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VIII avaient offert certains sacrifices, on les conduisait au "~ tabernacle devant tout le peuple ; là , ils étaient consacrés par l'imposition des mains des enfants d'Israël. C'est-à-dire que le peuple , dans la personne de ses anciens peut-être , posait ses mains sur leurs têtes et qu'il leur conférait ainsi lui-même la charge à laquelle les appelait le Seigneur. La chose se passait de la sorte parce que les Lévites se dévouaient au service particulier des autels à la place des fils aînés. Ceux-ci , selon l'institution patriarchale , auraient dû , comme Abraham , Isaac et Jacob, célébrer eux-mêmes le culte de l'Eternel; mais actuellement qu'ils formaient un si grand nombre de maisons , il était nécessaire pour plus d'unité qu'une classe d'hommes à part fissent , dans l'assemblée générale , les fonctions de chefs de famille. C'est encore à peu prés la position qu'occupent au sein de l'Eglise chrétienne les pasteurs ou anciens ; il semblerait donc fort convenable qu'ils fussent établis et consacrés à la manière des Lévites.
1 X § 930. Moïse , revenant quelque peu en arrière , nous l-u raconte comment les Israélites avaient célébré , au désert de Sinaï , leur seconde pâque. A cette occasion , il rapporte les ordonnances supplémentaires qu'il avait reçues du Seigneur. L'une était que même ceux qui avaient sur eux quelque souillure légale , notamment pour avoir été en contact avec un mort, et ceux aussi qui se trouvaient en voyage ne devaient pas laisser de faire la pâque. Une seconde ordonnance admettait les étrangers à y participer. C'est ce qui ne leur avait pas été permis la première fois (Exode XII, 45). Par ce moyen, la Pàque des*Juifs est toujours plus un type de notre Seigneurj Jésus-Christ. Il nous -offre sa chair et son sang, afin de nous purifier de nos souillures, et pour lui , il