‹ Etudes épigraphiques sur l'architecture grecqueChapitre 124 sur 147 · LE DRESSAGE AU ROUGE · texte numérisé non relu

LE DRESSAGE AU ROUGE

Si l’on rapproche les unes des autres les indications contenues 1. 108, 122 et 154, on trouve dans le devis de Livadie la trace d’un procédé de vérification journellement employé dans nos ateliers d'ajustage : ce que nos ajusteurs appellent le dressage au rouge. Veulent-ils savoir si une surface qui doit être plane est exactement dressée ? Ils lui appliquent une dalle de marbre couverte d'une couche de sanguine délayée dans de l'huile ; toutes les parties de la surface où la sanguine décalque, doivent être usées par retaille ou frottement, jusqu'à ce qu'enfin la sanguine décalque sur la surface entière. C’est le procédé même de dressage des lits et joints des pierres grecques ; au temple de Minerve Poliade, ce procédé fut étendu au dressage des caissons en bois du plafond.

Au lieu de dalles, les anciens employaient des prismes de pierre dure dont l’équarrissage était fixé à six doigts de largeur sur un demi-pied de hauteur (environ 0", 12 sur 0", 15): et l’entrepreneur était tenu de vérifier le dressage de ces prismes d’après un prismeétalon déposé dans le temple.

b. LE NIVELLEMENT SUR CALES.

Les dernières lignes de l'inscription nous expliquent la manière dont on s’assura que les ciselures directrices « de la face supérieure étaient toutes en même plan :

On posa sur ces ciselures (voir la figure p. 191), des cubes de bois d'olivier ; sur ces cubes, une règle de vingt pieds qui put, grâce à ce calage, franchir les parties rugueuses du parement non ravalé. Et sur cette règle, on appliqua sans difficulté le niveau.

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