LA COUVERTURE
Les tuiles de la toiture reposaient sur le voligeage par l’intermédiaire d’une couche d’enduit : la surface inférieure de ces tuiles, plus ou moins gauchie par la cuisson, trouvait sur une surface plastique une assiette bien assurée ; et en même temps l’enduit faisait obstaele à l’'échauffement des charpentes.
— Mais ce ne sont pas là les seuls renseignements qui soient arrivés jusqu'à nous : les Inventaires de la Marine viennent à notre aide et précisent les moindres particularités de la toiture en établissant :
1 On sait d’ailleurs qu'il était d'usage chez les Grecs que l'Etat se chargeät de la fourni-
ture totale ou partielle des matériaux destinés aux travaux publics : Bæckh, Saatishaush. liv. II, 10 (2° éd. p. 287).
1° L'existence de tuiles-cheneaux à gargouille en tête de lion : une tuile-cheneau pour deux largeurs de tuiles courantes ;
2° L'existence de tuiles couvre-joints ornées de palmettes, dont la position est indiquée sur nos dessins par la lettre f. — Le passage des /nventaires', peut être traduit comme il suit :
« .… Un modèle des tuiles de la toiture de l'arsenal.
« Tuiles de première rangée à tête de lion” pour la bordure du « fronton: 2.
« Autres [tuiles] de première rangée à tête de lion, avec /e couvre- « joint à palmette ὃ...
« Autres tuiles : 6, dont 3 de première rangée ayant leurs couvre- « joints.
« Couvre-joints à palmette: 2. »