‹ Etudes épigraphiques sur l'architecture grecqueChapitre 16 sur 147 · IV. — LES PORTES, LES FENÊTRES ET LE MODE D'AÉRAGE 1° Portes · texte numérisé non relu

IV. — LES PORTES, LES FENÊTRES ET LE MODE D'AÉRAGE 1° Portes

Dans les édifices grecs, on trouve assez ra:ement la trace de feuillures destinées à recevoir les portes : le devis de l'arsenal n’en fait aucune mention. Très probablement le bâti dormant devait être fixe aux jambages de la baie par de simples scellements.

Ces jambages, aimsi que les linteaux, sont monolithes et s’arasent sans saillie, à l’affleurement même du mur’. Le linteau est en marbre blanc du Pentélique ; quant aux jambages, par une tolérance que motive sans doute leur longueur de 14 pieds, l’entrepreneur est autorisé à les exécuter en marbre bleu de l’Hymette. Un tel contraste de tons nous choquerait ; les Grecs, le trouvant justifié, ne faisaient point de difficulté à l’'admettre.

— Une des portes, qui ne répondait point aux conditions du marché, fut refusée ; et la déclaration du refus, consignée aux Inventaires de la marine, nous apprend que cette porte était à un seul vantail*.

Des vantaux de 9 de largeur, revêtus de bronze, étaient lourds, et les efforts développés par leur manœuvre pouvaient compromettre la solidité ; aussi l'architecte eut soin, à l’endroit des portes, de consolider la façade par de vigoureux contre-forts. Les portions de mur C, C', €”, dirigées perpendiculairement à la façade, n’ont pas d’autre fonction : ce sont trois éperons que le plafond Q vient encore renforcer en les rendant mutuellement solidaires.

1 ΤΙλάτος ἴσα τοῖς τοίχοις (1. 32) 2 Fæckh, Urk.. p. #15 (L. 50).

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