‹ Etudes épigraphiques sur l'architecture grecqueChapitre 29 sur 147 · L’INSCRIPTION · texte numérisé non relu

L’INSCRIPTION

La disposition générale des murs de défense d'Athènes nous a été transmise par une inscription découverte en 1829, et qui se divise en deux parties : un décret du peuple ordonnant la restauration des murs, et un devis détaillé des travaux.

Cette inscription fut relevée pour la première fois par Pittakis et publiée par Franz ; Ottfried Müller la réédita d’après une copie due à L. Ross, et l’accompagna d’un double commentaire : historique et technique‘.

Le commentaire historique, on s'accorde à le regarder comme une de ces œuvres définitives dont les conclusions s'imposent. Mais le com-

1 Bulletino dell Instit. di corrisp. archeol. (mars 1835, n. II c). 2 C. O. Müller, de Munimentis athenarum quæst. hist. el lituli de inslauralione eorwn perscripli explicalio : Comment. II (Goettingue, 1836).

mentaire technique nous parait un simple aperçu d'ensemble, sujet à revision. Le dessin qui l’exprime n’est qu’un vague croquis où les proportions et les formes se montrent à peine esquissées : on sent que, pour devenir réalisable, l’idée aurait besoin de transformations plus ou moins profondes; et ces modifications, on ne les obtiendra qu'en faisant dans la critique une plus large place aux principes mêmes de l’art de bätir.

C'est cette application des principes techniques que nous tentons ici : nous chercherons dans l'inscription les détails d’un ouvrage qui réponde à la fois aux besoins de la défense et aux exigences de l’art de bâtir: et enfin nous essaierons de résumer les conclusions de cette étude dans une traduction graphique du texte.

L'inscription, avons-nous dit, se divise en deux parties : un décret et un devis.

De ces deux parties, une seule se prête à une interprétation un peu suivie, c’est le devis : le décret qui le précède n’existe que par fragments ; et dans le devis même les passages conservés se trouvent

séparés les uns des autres par de larges espaces entièrement illisibles.

— Nous avons cru que, malgré leur état de mutilation, les fragments isolés devaient, eux aussi, être conservés et traduits : Si la phrase est rompue, la pensée du moins se trouve comme jalonnée par les mots disséminés sur le marbre, et plus d’une indication curieuse ressort de ces lambeaux du texte. Plus d’une fois il nous faudra marquer par des indications intercalaires l’idée que nous considérons comme le lien de ces fragments : grâce aux différences typographiques, ces transitions purement explicatives se distinguéront à première vue de la traduction proprement dite,

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