LES PANNEAUX
Des madriers jointifs, dont un est arrondi en tourillon, constituent le panneau; deux traverses moisantes les mamtiennent sur chaque rive.
29 LES COUSSINEIS :
En guise de coussinets on ἃ maconné à travers les merlons, des pièces de bois D dont les têtes saillantes forment des corbeaux cubiques d’une parfaite solidité.
Les tourillons du volet s'appuient sur ces corbeaux; des cavités demi-cylindriques reçoivent ces tourillons, et de simples chapeaux en bois D’ s’opposent à leur soulèvement.
NIIL. — ÂïRESs ET ENDUITS.
L’enduit qui protège les bois de la toiture contre les flèches incendiaires est une couche de terre mêlée de paille hachée (1. 68) : rien n'indique que la chaux entre dans sa composition.
L’épaisseur de cet enduit, non compris le lattis qui le maintient,
est de trois doigts (05,00); et la façon dont il s'applique au-dessous du solivage est la suivante :
Sous les solives sont clouées des lattes de un doigt d’épaisseur, séparées par des intervalles de trois palmes (0°,22).
Ce lattis principal maintient un menu lattis, fait d'une double couche de jones disposés les uns par-dessus, les autres par-dessous. (Voir, à gauche de la figure n°1, la représentation perspective de cette disposition.)
Ou bien, à titre de variante, le Devis admet que la couche inférieure de jones soit remplacée par des tiges de plantes plus minces et sans doute mieux adhérentes à l’enduit. Vitruve nous a laissé la description de plafonds économiques qui répondent de point en point à ces indications”.
— À son tour, le mode d’exécution de l’aire du chemin de ronde se retrouve, à peine modifié, dans le traité de Vitruve :
La couche plastique de cette aire est un corroi en terre peut-être mêlée de chaux, auquel on incorpore des fragments de poterie, de manière à former une sorte de mosaïque bien résistante. Le tout est soumis à un battage énergique ; et l’aire, au lieu d’adhérer aux briques de la plate-forme qu’elle recouvre, en est séparée par une natte mince (voir les fig. 1 et 3) : excellente précaution, dont le résultat est de rendre libre le retrait de l’aire, et de prévenir ainsi les gerçures qu’elle tend à contracter en séchant.