‹ Etudes et appreciations (volume 2)Chapitre 112 sur 169 · R. P. Michel, L'Orient et Rome, p. xi · texte numérisé non relu

R. P. Michel, L'Orient et Rome, p. xi

l'union des EGLISES ET l'uNITE DE l'eGLTSE 259

Pour ne parler que des derniers papes, Pie IX, par son zèle et sa vigilance, put étouffer au milieu des Arméniens catholiques une tentative de schisme. Léon XIII prodigua à toutes les Eglises d'Orient, sous les formes les plus diverses, les marques de la plus constante sollicitude, s'appliquant surtout à ne pas heurter leurs légitimes susceptibilités, mais à favoriser chez elles le recrutement d'un clergé indigène et l'étabUssement d'institutions nationales ^ Benoît XV, il y a. trois mois, dans une allocution solennelle, réitérait aux dissidents l'appel de l'Eglise mère.

Il est triste de constater que tant d'efforts, sans avoir absolument été vains, n'ont pu encore triompher de l'obstination et des préjugés de la masse schismatique. L'action cathohque, auprès des adeptes du schisme, est contrecarrée, surtout de nos jours, par l'influence protestante. Les protestants trouvent en eux des alliés naturels. Leur cormnune hostilité contre Rome forme un terrain d'entente sur lequel l'or et les hvres de l'Allemagne, de l'Angleterre et des Etats-Unis, font surgir toutes sortes d'oeuvres de propagande anticatholique et même antichrétienne ^.

On évalue à près de cent millions le nombre des

1. Voir les deux lettres Orientalinm dignitas (30 nov. 1894) et Chrisli nomen (24 déc. 1894).

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