‹ Etudes et appreciations (volume 2)Chapitre 115 sur 169 · Voir les Etudes des PP. Jésuites (sept.-oct · texte numérisé non relu

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Xi'UNTON DES EGLISES ET l'uNITE DE l'eGLISE 263

selle fraternité. Le Congrès, réuni à la date fixée, se composait de cent-soixante-cinq membres, en majorité protestants, mais parmi lesquels figuraient des représentants du schisme oriental, du judaïsme, de l'islamisme, des religions de la Chine, du Japon et des Indes, et même quelques cathohques. La présence de ces derniers, dans un tel amalgame de personnes et de systèmes, parut étrange à plusieurs. Nous n'avons pas ici à la discuter.

Quoi qu'il faille en penser, cette expérience hardie et pour le moins singulière ne semble pas avoir produit tous les effets espérés par ses auteurs. Et voici que sur ce même sol d'Amérique où germent tant de projets, et où abondent tant d'entreprises, vient d'éclore la pensée d'un nouveau congrès mondial, limité cette fois aux Eglises qui se partagent l'empire des consciences chrétiennes. Les motifs allégués, dans la brochure citée plus haut, en faveur de ce congrès, sont touchants, et constituent des aveux précieux.

On y déplore les maux innombrables causés par l'absence d'unité de vues et d'action chez les <iisciples du Christ : l'afïaibhssement de l'esprit rehgieux, et de l'influence religieuse, aux Etats- Unis spécialement, où pas moins de cent-soixante sociétés soi-disant chrétiennes se font la guerre ; le règne néfaste de l'école neutre où le nom même du Sauveur des hommes est ignoré ; le mépris de

la grande loi d'amour apportée par Notre-Seigneur au monde, et que le monde vient de fouler aux pieds avec une fureur sans bornes et dans une lutte internationale sans exemple. " Chose lamentable, s'écrient les promoteurs du congrès, nos Eglises, privées d'ascendant sur les peuples, n'ont rien fait pour éteindre cette fureur et mettre fin à ce conflit \"

Que faut-il donc faire ? restaurer l'influence chrétienne si tristement déchue, en rétablissant l'accord et l'union des chrétiens. C'est l'Eglise épiscopaUenne, ou anglicane américaine, qui prend l'initiative de cette œuvre de paix. L'angUcanisme, par sa constitution, sa doctrine, ses rites, tient, afïirme-t-on, le milieu entre les autres confessions protestantes, et le cathohcisme et le schisme d'Orient. Il semble donc que l'EgHse anglicane d'Europe ou d'Amérique, soit plus en mesure que toute autre organisation rehgieuse, de provoquer et de favoriser un mouvement d'union.

Sur quel terrain, et d'après quels principes, cette union pourra-t-elle s'effectuer ? C'est le point difficile, la pierre d'achoppement où se brisent les plus louables efforts.

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