‹ Etudes et appreciations (volume 2)Chapitre 124 sur 169 · Léon XIII, lettre Satis œgnitum · texte numérisé non relu

Léon XIII, lettre Satis œgnitum

l'tJNION des EGLISES ET l'uNITE DE l'eGLISE 277

par l'autorité nécessaire de celui à qui il a été dit : Tu es Pierre, et sur cette pierre, je bâtirai mon Eglise, et les portes de Venfer ne prévaudront pas contre elle. C'est la condamnation du schisme^ et l'affirmation péremptoire, non seulement de la primauté d'honneur, mais de la suprématie effective et universelle de l'Evêque de Rome, successeur légitime du Prince des Apôtres.

L'union chrétienne voulue et reconnue de Dieu, ne peut donc s'effectuer hors du giron de l'Eglise romaine, à l'encontre des sentiments du chef de cette EgUse, et sans une soumission pleine et entière à sa juridiction.

Ce n'est pas là une doctrine forgée à dessein. Elle résulte des textes les plus clairs de l'Evangile, des témoignages les plus formels de la tradition, textes et témoignages lumineusement commentés, à l'adresse du peuple anglais, par le grand Pape théologien". Bien avant Henri VIII, Luther et Photius, les Pères, par exemple, déclaraient que " c'est à l'Eglise romaine, à cause de sa prééminence, que toute l'Eglise doit nécessairement se réunir " ( saint Irénée ) ; qu'elle est " la chaire de Pierre et l'EgHse principale d'où est née l'unité sacerdotale " ( saint Cyprien ) ; que " dans cette EgUse s'est toujours maintenu le principat

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