‹ Etudes et appreciations (volume 2)Chapitre 142 sur 169 · GossELiN, ouv. cit., II p., p · texte numérisé non relu

GossELiN, ouv. cit., II p., p

NOS EVEQUES d' APRES LEUR HISTORIEN 309

Par là Votre Majesté trouverait dans le plus grand nombre des prêtres, des sujets qui auraient sucé avec le lait l'esprit de la patrie, qui n'en connaîtraient et n'en aimeraient d'autre, qui, formés dans les mêmes séminaires, ne seraient point exposés au danger de prendre de nouvelles opinions toujours pernicieuses en matière de religion et contraires à la paix et à la tranquillité des Etats K

En 1775, Mgr Briand, voulant tracer à ses diocésains la ligne de conduite que l'invasion américaine suggère, précise ainsi le devoir national :

Vos serments, dit-il, votre religion vous imposent l'obligation indispensable de défendre de tout votre pouvoir, votre patrie et votre roi... Il ne s'agit pas de porter la guerre dans les provinces éloignées : on vous demande seulement un coup de main pour repousser l'ennemi, et empêcher l'invasion dont cette Province est menacée. La voix de la religion et celle de vos intérêts se trouvent ici réunies, et nous assurent de votre zèle à défendre nos frontières et nos possessions -.

En 1777, lors de l'expédition de Burgoyne aux Etats-Unis, la masse des Canadiens, au témoignage de l'abbé Gosselin, resta neutre, et notre historien ajoute^ :

Rien n'indique que Mgr Briand soit intervenu cette fois, pour engager les Canadiens à s'enrôler dans les troupes de Burgoyne, et à prendre part à son expédition,

La claire notion de nos devoirs faits d'atta-

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