‹ Etudes et appreciations (volume 2)Chapitre 159 sur 169 · Saint Thomas, Som. théol., ii-ii, q. xxxvi, art · texte numérisé non relu

Saint Thomas, Som. théol., ii-ii, q. xxxvi, art

sentiment, mais dont les opinions, dans bien des cas, sont tout aussi consciencieuses, sinon tout aussi légitimes, que celles que l'on professe soi-même. Cet adversaire tombe-t-il un jour, couché par la mort : on verra de ses dénonciateurs, même les plus ardents, devenir soudain ses apologistes, et pousser l'indécence de leur volte-face jusqu'à se faire de sa tombe, qu'ils couvrent de couronnes et de regrets, un tremplin.

Les esprits pondérés et impartiaux se garent de ces excès. Ils évitent, également, l'inéquité dans la critique, et l'enflure intéressée dans l'éloge.

Concluons.

Nous avons des qualités dont nous sommes justement fiers. Nous avons aussi des défauts qu'il faut avouer, qui gâtent notre caractère, et qui amoindrissent notre prestige. Ces vices sont corrigibles, surtout chez les jeunes. Une forte discipline morale, des leçons, des reproches, des conseils, peuvent créer dans l'âme plus de noblesse et de droiture, et imprimer à l'esprit plus de virilité.

Nous livrons ces réflexions aux éducateurs de carrière.

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