‹ Etudes et appreciations (volume 2)Chapitre 76 sur 169 · Lettre du 2 juillet · texte numérisé non relu

Lettre du 2 juillet

mier concile plénier faisaient naguère observer \ '' que toute la force de l'Eglise réside dans la puissance des liens qui unissent entre eux, et par la pensée et par l'action, les membres du clergé et de tout le corps ecclésiastique."

Ce sont là des vérités qui paraîtraient banales, si elles ne nous étaient rappelées par des voix si autorisées. Un épiscopat uni, et soucieux du bien commun, constitue le premier facteur dans l'organisation catholique. Et de la confiance si juste en ce facteur naît, parmi les fidèles, l'union des intelligences et l'accord des volontés.

Cette union, pour être solide, n'exclut pas certaines divergences de vues en matière libre. Saint Thomas note très sensément - que, " dès lors que l'on s'entend sur les questions les plus graves et qui touchent aux biens essentiels et aux intérêts vitaux, on peut différer d'opinion, sans que cela répugne à l'amitié et à la paix imparfaite de cette vie." Tous les esprits n'ont pas les mêmes dons, ni la même envergure, ni les mêmes méthodes. Toutes les âmes ne caressent pas les mêmes légitimes ambitions, et n'obéissent pas aux mêmes instincts de race. Tous les citoyens n'ont pas la miême culture, ni la même profession, ni la même politique. Au-desssus pourtant de ces divergences,

Page 1