Léon XIII, ihid
de la Chaire apostolique " ( saint Augustin ) ^ L'illustre docteur du moyen âge en qui se refléta, d'une façon si admirable, la pure pensée de l'antiquité chrétienne, saint Thomas d'Aquin, nous a laissé une page magistrale où l'unité de foi et l'unité de gouvernement, dans l'Eglise du Christ, sont victorieusement revendiquées. Voici ce passage tiré du traité de la foi " :
Il est nécessaire de donner une nouvelle édition du Symbole, afin d'arrêter les erreurs qui s'élèvent. Cette pulîlication du Symbole appartiendra donc à l'autorité de celui qui a le droit de déterminer finalement les choses qui sont de foi, en sorte qu'elles soient tenues d'une foi inébranlable par tous. Or, ceci est du ressort du Souverain Pontife, auquel sont renvoyées les questions majeures et les plus difficiles de l'Eglise, ainsi qu'il est dit dans les Décrets (dist. xvii, can. 5). C'est aussi pour cela que le Seigneur (en sainT' Luc, xxii, 32) dit à Pierre, investi du Souverain Pontificat : J'ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille pas ; et toi, lorsque tu ^eras converti, confirme tes frères. — La raison de cela, c'est qu'il doit y avoir une seule foi pour toute l'Eglise, selon cette parole (1 Cor., i, 10) : Dites tous la même chose, et qu'il n'y ait point de divisions parmi vous. Or, cette unité ne pourrait se conserver si, lorsqu'une question s'élève au sujet de la foi, elle n'était pas décidée par celui qui préside à toute l'Eglise, et dont la sentence pourra être tenue fermement par tous. Voilà pourquoi à la seule autorité du Souverain Pontife appartient la nouvelle édition du Symbole, ainsi