‹ Études et appreciations (volume 3)Chapitre 136 sur 168 · GossELiN, Le Vén. Frs de Monlmorcncy-Laval, ch. xiv · texte numérisé non relu

GossELiN, Le Vén. Frs de Monlmorcncy-Laval, ch. xiv

direct établi entre le Pontife de Rome et l'Evêque de Québec, quoique secoué par le contrecoup des vicissitudes politiques, ni ne se rompit ni ne se relâcha.

Cette sujétion immédiate au Siège apostolique était un gage d'orthodoxie. Dès sa première relation adressée au Pape, Mgr de Laval déclare qu'il ne constate, chez son peuple, aucune erreur dans la foi \ Dans une relation subséquente, il se réjouit d'avoir pu, grâce au concours du Roi très chrétien, empêcher l'hérésie de prendre pied sur la terre canadienne. L'abbé Gosselin écarte de l'Eglise de Québec tout soupçon de complicité avec les doctrines et les pratiques jansénistes jadis si répandues en France.

Disons-le hautement, écrit-il^ : jamais le jansénisme n'a pénétré dans notre Eglise, malgré les efforts qu'il a faits à plusieurs reprises pour s'y faufiler ; et cela grâce à la vigilance, toujoui's aux aguets, de nos premiers pasteurs.

L'Eglise canadienne, à son berceau même, se fait gloire de suivre scrupuleusement le rite romain.^ De bonne heure, sa disciphne se règle sur les pratiques les plus saines et les coutumes les

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