Tanguay, Répertoire du dergé canadien, p
uns de ses paroissiens^; un Youville-Dufrost fait prisonnier à Lévis, après une vive résistance, avec nombre de ses gens^.
Lorsque, en 1775, l'invasion américaine mit en danger, chez nous, la puissance britannique, quel fut le rempart le plus ferme de cette souveraineté ? le clergé. Mgr Briand avait parlé. Il avait appuyé sur les principes d'ordre maintenus par l'Eglise, l'attitude qu'il fallait prendre dans des conjonctures si délicates.
Tous ses curés, dit son historien, ^ lui étaient dévoués ; tous admiraient la justesse de son coup d'œil et sa fermeté dans les principes • il n'eut pas de peine à les convaincre qu'ils devaient cous s'unir à lui pour enrayer le mouvement annexioniste et assurer la fidéhté du pays à l'Angleterre.
Ainsi en fut-il lors de l'invasion de 1812. A l'annonce d'une nouvelle irruption des troupes américaines sur le territoire canadien, l'autorité ecclésiastique s'empressa de rappeler les maximes de droit et les préceptes de morale qui règlent les rapports des sujets avec leur souverain, et qui leur dictent la fidélité envers leur patrie. Quelques mois après, Mgr Plessis pouvait écrire à ses curés ^ :