Quelques mots d'explication, p
2. Voir notre Droit public de rEglise. L' ad. rdig. etlaloicivilc, pp. 239 et Huiv.
phie, réformer de fond en comble la société ! Qui dira que de simples travailleurs, conduits par des idéologues mal équilibrés, ont raison contre les Papes, contre les docteurs, contre la tradition, contre l'universel bon sens ?
Ce qui trompe plus aisément la foule inattentive, c'est l'erreur à doses mesurées ; c'est le procédé anesthésique ; c'est l'empiétement lent, graduel, habile, voilé, calculé, des pouvoirs politiques sur la liberté des individus, sur le domaine réservé des familles, sur l'automonie des œuvres privées et des associations particulières ; c'est, en un mot, le socialisme d'Etat, discret d'abord, et bientôt plus envahissant.
Or, cette forme tempérée elle-même du système socialiste, doit être regardée comme un péril d'autant plus grave qu'il est plus insidieux. Et ce péril ne peut être conjuré que par une juste notion des fonctions véritables de l'Etat, et par une coalition de toutes les forces religieuses et sociales contre les projets pervers et les manœuvres usurpatrices.
Le catholicisme nous offre ici le flambeau de sa doctrine et le rempart de son action.
En vérité, dit Léon XIII,' tout ce qui contribue au bien général de l'Etat ; tout ce qui protège le peuple contre les abus du pouvoir civil ; tout ce qui fait obstacle