Encycl. Rcruin nomriiiii, IG mai
geait le pouvoir d'interdire aux esclaves cette union. Grâce au christianisme, " le droit de se marier a été remis en des conditions égales et équitables pour tous par la suppression de l'ancienne distinction entre les esclaves et les hommes libres.^ " Il est contraire à la loi naturelle que la puissance civile, sans tenir compte des exigences supérieures de la conscience et des droits qui s'attachent à la fondation d'un foyer, prohibe l'état matrimonial à certaines personnes pour des raisons de santé. Le droit au mariage ne relève que de Dieu lui-même, ou de l'EgUse qui le représente.
L'homme, dit saint Thomas,^ n'est tenu d'obéir qu'à Dieu seul en ce qui concerne le mouvement intérieur de la volonté ; mais il doit obéir à son semblable dans ce qui se fait extérieurement par le corps. Cependant, s'il s'agit des choses qui appartiennent à la nature du corps, telles que l'entretien de la vie corporelle et la géjiération des enfants, l'homme n'est pas soumis à l'homme, mais seulement à Dieu, parce que tous les hommes, selon la nature, sont égaux. Ainsi les serviteurs ne sont pas tenus d'obéir à leurs maîtres, ni les enfants à leurs parents, lorsque ceux-ci leur commandent, soit de contracter mariage, soitc/e garder la virginité, ou autres choses de ce genre.
Nous touchons ici à un domaine régi exclusivement par l'Eglise. Le mariage chrétien est un sacrement ; et comme tel, c'est-à-dire en sa qualité de contrat surnaturaUsé, il dépend essentiel-