Som. théoL, ii-ii, q. cxxx, art
loge flatteur et la réclame tapageuse. Il varie et s'intensifie selon la culture qu'il reçoit.
Cette culture se fait de plusieurs manières : par l'éducation que l'on fausse, par la propagande que l'on active, par les écrits que l'on répand, par l'atmosphère toute spéciale que la femme respire.
C'est fausser l'éducation féminine que de faire passer l'intelligence de la femme par tous les replis du moule où se forme l'intelligence de l'homme.
Il n'y a point entre l'homme et la femme simple égalité de capacité intellectuelle', parce que, si éminents qu'on les suppose tous deux, leur valeur respective gardera toujours un cachet propre qui les distinguera l'un de l'autre, de même qu'un homme et une femme peuvent être beaux dans leur genre, sans pour cela qu'ils le soient de la même façon. . . Mais s'il n'y a point, d'homme à femme, identité ou même égalité / de puissance mentale, il y a équivalence d'utilité intellectuelle entre les sexes. Seulement, cette équivalence même suppose chez l'un et chez l'autre une certaine diversité de dons, d'aptitudes et de facultés. A se trop ressembler, ils finiraient par se moins rechercher.^
Voilà des principes dont il faut tenir compte
1. Saint Thomas attribue nettement à l'homme un intellect plus puissant {Sorti, théol., i, q.xcii, art. 1 ad 2 ; n-ii, q. cxLix, art. 4 ).