Le Canada français, juin
2. De unione Ecclesiarum ac totius christianæ societatis congressu ( vulgo “ The World Conférence ).
civilisation chrétienne. Et, pour atteindre ce but, il faut réunir en une seule armée toutes les forces chrétiennes, il faut rendre visible l’unité organique du corps mystique du Sauveur.
L’union des Eglises est un souci qui hante depuis longtemps le cerveau des hommes de bien. Rien n’est plus désolant que le spectacle du monde religieux scindé par le schisme de Photius, la Réforme de Luther et la rupture de Henri VIII, en une multitude de collectivités chrétiennes indépendantes.
De bonne heure les Pontifes romains prirent à tâche de réconcilier l’Orient et l’Occident. Les conciles de Lyon et de Florence resteront d’impérissables monuments de leur désir de paix.
N’ayant pu empêcher la séparation, on les voit, dit un auteur1, continuer à tourner leurs regards vers l’Orient ; y envoyer leurs légats pour faire sans cesse des propositions de paix ; profiter de toutes les occasions pour renouveler leurs pressants appels à l’union, sans se laisser rebuter par les résistances ; prendre la défense des liturgies, des rites et de la discipline des Eglises orientales contre le zèle trop exclusif de certains ouvriers de l’union ; fonder et entretenir à Rome même des églises et des écoles de rite oriental ; en un mot, épuiser les efforts d’une charité qui ne se lasse jamais, parce qu’elle se renouvelle sans cesse au contact du cœur toujours aimant de Jésus.