‹ Etudes et appreciations. -- (volume 4)Chapitre 14 sur 173 · Code civil, art · texte numérisé non relu

Code civil, art

LE FEMINISME

que nulle autorité supérieure ne pourra trancher, il faudra bien rompre, puisque personne ne voudra céder. Pauvres époux ! pauvres enfants ! pauvre famille1! ”

La puissance maritale, sous laquelle le droit place la femme, est sujette, nous l’avouons, comme toutes les puissances humaines, à des écarts et à des abus. La rudesse, l’inconduite, l’irréligion de certains maris, amassent sous le toit familial bien des nuages, et font couler des yeux et du cœur des épouses bien des larmes. Autorisent-elles les réclamations anarchiques du féminisme ? Le remède serait pire que le mal. Ce qui importe et ce qui est possible, c’est plutôt de protéger la femme, par des moyens appropriés, contre les excès du pouvoir auquel la nature l’a soumise.

Nulle influence, dans ce domaine, n’est comparable à celle de l’Eglise.

L’Apôtre, qui, tout à l’heure, posait le principe de l’autorité de l’homme dans la famille, prend bien soin d’établir, à côte des droits masculins, les devoirs : “ Vous, maris, écrit-il,2 aimez vos

femmes, et ne soyez point rigoureux envers elles.” Ce que saint Pierre prescrit non moins expressément3 i 11 Vous, maris, montrez de la sagesse

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