Première relation, n
plus autorisées des diocèses de France et de l’Italie, papale. Si bien que le second évêque de Québec,, Mgr de Saint-Y allier, dont l’œuvre spirituelle et disciplinaire fut vraiment remarquable, a mérité, par son travail d’organisation, par ses sages et pieuses ordonnances, d’être appelé “ le saint Charles Borromée de notre Eglise1.”
Rien de plus édifiant que le soin avec lequel les premiers titulaires de notre épiscopats’appliquèrent à favoriser sous toutes ses formes la vie religieuse, à créer parmi le peuple une atmosphère de piété, à maintenir et à développer les pieux sentiments populaires par un ensemble de dévotions basées sur la foi la plus pure : dévotions saintes, pratiques, appropriées, faites pour toutes les classes de gens, et qui, malgré les épreuves et les luttes nationales, se sont transmises jusqu’à nos jours, dans les familles et dans les paroisses.
Il n’y a pas d’effet sans cause. Si notre peuple en général a pu garder avec tant de fidélité ses croyances, ses mœurs honnêtes, ses habitudes profondément chrétiennes, s’il passe aujourd’hui à bon droit, et à sa plus grande gloire, pour l’un des peuples les plus catholiques du monde, c’est à la sainteté et à la clairvoyance des premiers pasteurs de notre Eglise qu’est dû particulièrement ce bienfait.