‹ Etudes et appreciations. -- (volume 4)Chapitre 76 sur 173 · Som. théol., ii-ii, q. xxix, art. 3 acl · texte numérisé non relu

Som. théol., ii-ii, q. xxix, art. 3 acl

l’union catholique 165

et même quelquefois par leur moyen, l’union catholique, sous la poussée des chefs, imprime à tous les croyants une direction commune. Elle harmonise leurs pensées, elle discipline leurs forces, elle les oriente vers un but pratique et leur délimite un champ d’action.

Elle établit donc entre tous les membres de l’Eglise d’une province ou d’un pays, sur des bases fixes, des rapports mutuels. Ces rapports seront d’autant plus vrais, d’autant plus cordiaux, et d’autant plus efficaces, qu’ils se conditionneront par des procédés plus chrétiens, et qu’on aura plus soin, en des vues équitables, d’écarter ou de prévenir tout ce qui serait un obstacle à l’union.

L’union catholique, si nous la comprenons bien, exige deux conditions : la justice et la bienveillance b

La justice, comme l’enseigne le Docteur angélique1 2, règle les actions humaines, et elle concourt à la paix, selon ce mot d’Isaïe (xxxn, 17), La paix sera l’œuvre de la justice, parce qu’elle supprime les torts faits au prochain et qu’elle éloigne, par là même, les occasions de troubles et de chicanes.

La justice, en assurant à chacun l’usage de ses droits, prépare l’union ; la bienveillance, la charité, la cimente.

Le dogme de la fraternité humaine a pris, dans la langue socialiste et révolutionnaire, un sens

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