‹ Etudes et appreciations. -- (volume 4)Chapitre 97 sur 173 · La Société des nations ? pp. 83-84 (Paris · texte numérisé non relu

La Société des nations ? pp. 83-84 (Paris

l’union internationale

internationaux, sous le régime de l’ère moderne, ont pu avoir de bon et d’utile ; mais il croit devoir formuler cette critique fondamentale 1 que nous reproduisons en la faisant nôtre :

De même que l’équilibre européen esc une recette politique qui a sa valeur, mais non pas un principe juridique qui doive constituer la règle souveraine du droit international, le concert européen, organe et appui de l’équilibre européen, est une institution qui a son utilité, mais ne constitue pas par elle-même une garantie efficace et suffisante de l’ordre moral et juridique parmi les Etats souverains.

Où trouver cette garantie ? et comment constituer, en dehors du droit chrétien et de l’unique fondement de ce droit, une société des nations pour qui le droit soit sacré ? C’est un problème où ont échoué les plus fortes têtes politiques, où se sont usées sans succès les plus opiniâtres volontés.

Les années qui précédèrent le grand conflit furent marquées par de sérieux efforts en faveur de la paix. Un lourd sentiment de terreur étreignait les âmes à la pensée de ce que serait une guerre engagée entre les plus redoutables puissances du monde, et menee avec toutes les iessources de l’art militaire moderne.

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