Lettre à l'Evêque de Bergame
par un travail honnête leur propre condition ; " ^ que les riches ne doivent pas eux-mêmes placer toutes leurs ambitions dans la richesse, la gloire et le plaisir ; qu'il faut " non seulement éviter, mais combattre la lutte des classes, comme essentiellement contraire aux principes du christianisme. " ^
Voilà des vérités nécessaires, fondamentales, que l'Eglise répète par tous ses organes, que l'on pourrait même taxer de banalités, s'il était permis d'appeler banal ce que tant de politiques à courtes vues et de publicistes mal avertis, en quête de réformes sociales, ignorent ou méprisent et laissent systématiquement dans l'ombre.
En conformité de ces principes, des devoirs impérieux s'imposent et aux riches et aux pauvres, et aux patrons et aux ouvriers.
Les premiers sont tenus de payer aux seconds un juste salaire. Mais en dehors de ce que requiert la justice rigoureuse, il y a une marge largement ouverte aux âmes bienveillantes. '' Que les privilégiés de la fortune, dit Benoît XV, ^ veuillent bien régler leurs rapports avec les prolétaires, non suivant les données du droit strict, mais plutôt d'après les principes de l'équité.