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L'ACTION SOCIALE DU TIERS-ORDRE

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EUX préoccupations souveraines, inséparables -^-^ l'une de l'autre, hantent l'esprit de notre Très Saint Père le Pape : la restauration chrétienne des Etats, et la pacification sociale.

Benoît XV profite de toutes les circonstances pour rappeler au monde les grands principes sur lesquels repose l'ordre politique chrétien, et les lois essentielles qui doivent régir la vie publique des hommes d'influence et de gouvernement. Il ne perd, non plus, aucune occasion de mettre en lumière la dignité et l'économie chrétienne du travail, d'en définir les justes conditions, et de montrer du doigt l'abîme où les haines et les luttes de classes mènent fatalement la société.

Dès ses premières encycliques, le successem* de Pie X déroulait sous nos yeux son programme de rechristianisation et de paix. Il y est revenu fréquemment, persévéramment. Dans ces derniers mois, plusieurs anniversaires religieux ont provoqué l'intervention de sa parole auguste :

1. Rapport lu au Congrès national du Tiers-Ordre franciscain, tenu à Montréal du 30 juin au 3 juillet 1921.

entre autres, le cinquantenaire du patronage de saint Joseph, la présentation annuelle des vœux du Patriciat romain, celle des vœux du Sacré- Collège, le septième centenaire de la fondation du Tiers-Ordre franciscain. En ces circonstances diverses, la voix du Pape s'est faite grave et pressante. Elle a pris les accents les plus persuasifs. Elle s'est employée, avec toute l'ardeur du plus pur zèle apostolique, à susciter dans le monde social des résolutions, des initiatives et des dévouements qui, par une diffusion plus large et une profession plus ouverte de l'esprit chrétien, préviennent ou apaisent les formidables conflits dont la société contemporaine est le théâtre.

Le Congrès solennel auquel nous assistons, et qui n'est que la section canadienne d'une organisation mondiale, aussi universelle par ses éléments et par sa portée que l'œuvre franciscaine elle-même, nous invite à méditer soigneusement les enseignements sociaux de Benoît XV, à étudier et à commenter, tout particulièrement, les doctrines que renferme le précieux document adre^ par ce Pontife à l'épiscopat catholique concernant la célébration du septième centenaire du Tiers-Ordre de saint François d'Assise. ^

Nous voudrions, pour notre part, essayer de

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