Tim., VI
2. Voir la Documentation catholique (12 avril 1919) ; — UAcion catholique (18 février 1921) où l'on rapporte les alarmes de
Episeopat polonais.
d'anarchie et de misère, que rien de semblable ne s'est jamais lu dans l'histoire des plus grandes perturbations nationales. C'est un enfer.
L'autorité impériale a été renversée par une première révolution entachée de régicide. Et comme c'est l'usage du monstre révolutionnaire de dévorer ses propres enfants, de nouveaux meneurs, arrachant aux premiers leurs armes, les ont noyés, eux et leurs partisans, dans des flots de sang. Par une contradiction dont la passion est coutumière, ils se sont donnés comme les champions de l'universelle liberté, et ils fondent, sur la ruine des pouvoirs réguliers, la plus insupportable de toutes les dictatures.
Le terrorisme triomphe. L'assassinat, le vol, le pillage, ont été érigés en système. Hommes et femmes sont fusillés sans aucune forme de procès. Les biens sont saccagés, l'industrie est suspendue, la vie économique est paralysée. La terre, distribuée aux amis du nouveau régime, ne nourrit que d'illégitimes possesseurs. Une grande partie du peuple des villes meurt de faim.
Des lois infâmes ont été portées sur le mariage
et la famille. On est allé, au moins dans plusieurs
organisations locales, jusqu'à décréter et essayer
1 de mettre en pratique la nationalisation des
j femmes.^