‹ Études et lectures sur les sciences d'observation et leurs applications pratiquesChapitre 7 sur 10 · STÉRÉOSCOPE ET VISION BINOCULAIRE · texte numérisé non relu

STÉRÉOSCOPE ET VISION BINOCULAIRE

de perception fait défaut à l'œil agissant seul. Employons maintenant les deux yeux.

Alors, à moins que la distance ne soit immense, par exemple plusieurs centaines de mètres , chaque œil reçoit une impression différente. L'œil droit atteint des points de l'objet que ne voit point l'œil gauche de son côté, et réciproquement. L'habitude, l'exercice, le tact appelé comme auxiliaire, les diverses circonstances de couleur, d'illumination, de formes, arrondies ou abruptes, techniquement de galbe, perçues par les deux yeux, donnent le relief. Remarquons , comme une utile déduction des effets du stéréoscope , que puisque les peintures plates de cet instrument donnent de merveilleux reliefs, les physiciens , qui ne voulaient pas admettre que les images sans épaisseur qui se forment au fond de l'œil pussent donner la sensation du relief, ne sont plus fondés dans leur objection, puisque (on ne peut pas trop le répéter) des images parfaitement planes et sans épaisseur , celles du stéréoscope , donnent complètement la sensation du relief.

Cependant, dira-t-on, pour les grandes distances, pour les paysages alpestres, pour les beaux paysages des Vosges, pour les immenses panoramas des contrées observées du sommet des monts, comme la Limagne d'Auvergne vue du sommet du Puy-de-Dôme, — pour ces grandes étendues , nous jugeons très-bien les distances diverses, et l'art reproduit admirablement les fuyants des chaînes et des cimes situées à perte de vue les unes derrière les autres par rapport au point central qu'occupe l'observateur.

La réponse est simple. Il s'introduit là un nouvel élé- I- 8

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