‹ Etudes et récits [microforme]Chapitre 40 sur 78 · LITTERATURE · texte numérisé non relu

LITTERATURE

Un petit nombre d'œuvres littéraires se produisirent à la ñn du seizième siècle.

En 1635, Richelieu fonda l’Académie française pour ‘ établir des règles certaines de la langue, et rendre le * langage français non-seulement élégant, mais capable de traitcr tous les arts et toutes les sciences.’

Les premiers académiciens furent Godeau, Chapelain, Gombault, Giry et Malleville.

En peu de temps, cette ac:démie devint une des plus brillantes de l’Europe ; ses règles, quoique sévères, ont fait sa force, et lui ont pour toujours assuré une gloire inaltérable ; ses jugements, même à l’étranger, ont de tout temps été respecté et regardé comme l'expression fidèle de tout ce que la littérature française a compté d'illustres.

Bossuet, l'aigle de Meaux, voyait dans cette institution ‘un conseil souverain et perpétuel dont le crédit établi par l'approbation publique peut réprimer les bizarrerles de l’usage, et tempérer les règlements de cet empire trop populaire.”

Une autre institution remarquable, mais dont la vie fut courte, fut l’abbaye de Port-Royal. Les partisans les plus acharnés du jansénisme se recrutèrent dans ce couvent célèbre. Parmi ces pieux solitaires, on remarque les deux frères Arnaud d’Andilly, Le Maistre de Sacy et ses deux frères, Nicole Lancelot, Lenain de Tillemont et surtout le grand Pascal, dont le génie effrayant et profond illumina le monde entier ; ce fameux penseur rendit d'immenses services à la langue française,

L'hôtel de Rambouillet était devenu aussi le rendezvous d'hommes célèbres dans les lettres, les arts et les sciences. Corneille, Voiture, Condé, etc., s'y coudoyaient.

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