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Parée de son moelleux manteau de verdure, la terre présentait un aspect des plus seduisants et des plus enchanteurs. En présence de ce spectacle grandiose, je priai tout bas. J'étais seul, et cette douce solitude, dans une journée si belle, était un nouveau charme pour moi !
Cependant, le soleil s'élevait toujours plus ardent dans l'immense étendue des cieux azurés. La chaleur augmentaitr
Occupé à lire et à méditer 7é/émaque, je fus tout surpris d'entendre la voix argentine des cloches de mon viliage me dire qu'il était midi. Ayant apporté heureusement quelques provisions, je fis, à mon idée, un repas de roi. Car, pour moi, manger à demi-couché sur la verdure, près des oiseaux qui modulent, et respirer un air pur et embaumé, c'était ma plus grande joie.
L'homme a besoin de repos ; le spectacle continuel des misères humaines, ces grandes et nombreuses inquiétudes qui parfois brisent une existence, le souci des affaires, les chagrins et lés déceptions de toutes sortes, tout cela a sur l’homme une infiuence néfaste. C’est pourquoi une journée, un instant même passé en un lieu solitaire qu égayent une tendre verdure et les chants mélodieux des oiseaux, suffit pour donner à l’homme une force nouvelle, capable de vaincre les nombreux obstacles qui se présentent toujours dans le cours de la vie.
L'après-midi se passa comme le matin, tranquille et délicieux. Sur le soir, le coucher du soleil me frappa beaucoup. L’horizon semblait être embrasé ; les légers nuages répandus sur la voùte des cieux devenaient couleur de feu. Au côté oppose s’avançait la nuit aux ailes sombres. La terre, un moment, sembla s’anéantir dans un vaste incendie, et peu à peu tout retomba dans un profond silence.
Une lueur rouge, s affkiblissant de plus en plus, marquait encore les derniers instants de l’astre de feu,
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lorsque je descendis du mont; j'étais pénétré d’une grande admiration pour cette nature si belle qui exhalait un arôme printanier, et d'amour pour ce Dieu toutpuissant qui l’a faite.
Ah ! que ce Dieu qui a créé ces merveilles, qui tous les jours donne la pâture aux oisaaux et aux autres animaux, l'intelligence et le bonheur à l'homme pieux, mérite nos louanges et nos adorations !
Jamais je n’oublierai cette journée où, à mon aise, j'ai adoré Dieu et admiré ses œuvres,
Comme la nature qui se réveille plus belle et plus rovissante aux jours d'un délicieux printemps, mon âme avait secoué sa tiédeur à la contemplation de ces merveilles répandues à profusion sur la terre par la main toute-puissante du Roi des rois. Souvent, lorsque le malheur ou la douleur se plaît à me frapper, j: songe à ces doux instants passés sur la moutagne de Saiut-***