‹ Études évangéliquesChapitre 254 sur 260 · a^,S£i = S'.SisxoXo · texte numérisé non relu

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ne devront pas hésiter à faire eux-mêmes ce que Jésus a fait avant de le prescrire. « Car c'est un exemple que je vous ai donné, afin que, selon que je vous ai fait, vousfassiez vous-mêmes. » Ne lit-on pas aussi, dans la première Epitre aux Corinthiens \ après les paroles de l'institution eucharistique : « Faites ceci en mémoire de moi? » Nonobstant la place assignée au lavement des piedsdans jes cérémonies baptismales de certaines Églises, au III® et au iv^ siècle ~, et dans l'office ecclésiastique du jeudi saint, la tradition n'a jamais entendu cet ordre à la lettre. Et pourtant aucun sacrement ne peut s'autoriser d'une recommandation plus formelle et plus précise. Disons, sans hésiter, que, si le lavement des pieds n'est pas devenu un sacrement ecclésiastique, quoique le récit, pris littéralement et scolastiquement interprété ^, eût dû conduire à ce résultat, ce n'est point parce que le précepte ne serait particulier que dans la forme et embrasserait généralement toutes les œuvres de charité *, car le précepte est aussi déterminé que l'exemple, et on le détruit en l'universalisant ; ce n'est point non plus parce que le précepte se rapporterait à la disposition mo<rale du renoncement personnel, non à l'acte même où un exemple de renoncement a été donné par le Sauveur ^, car Jésus prescrit le lavement des pieds et non le renoncement, il indique un exemple à suivre comme il l'a donné, non à imiter sous telle autre forme que l'on voudra ; mais c'est que le lavement des pieds n'est que le symbole d'un sacrement exis-

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