‹ Études évangéliquesChapitre 260 sur 260 · ScHANz · texte numérisé non relu

ScHANz

on ne doit pas se régler sur le sens qu'elle a dans les Synoptiques, ce sens ayant dû être idéalisé afin de s'adapter au contexte de notre Evangile. Judas, avons, nous dit, est le traître et la trahison, le type du faux frère, dénonciateur juif, ou chrétien apostat. Jésus déclare qu'il ne faudra pas se troubler de ces défections prévues par lui, et il ajoute, par manière de consolation, complétant l'enseignement donné par le lavement des pieds et à son occasion, que, malgré toutes les trahisons, ce grand bonheur reste acquis au chrétien fidèle, de recevoir le Christ dans les siens, et de recevoir Dieu dans le Christ. Le symbole du lavement des pieds finit ainsi par 's'expliquer en termes clairs. Recevoir les envoyés de Jésus est exercer la charité comme il vient de le prescrire, et recevoir le Christ est communier avec tous les chrétiens au Christ lui-même et à Dieu, dans et par Vagape\ amour-eucharistie. Ce n'est pas pour rien que l'évangéliste a dit : « celui qui prend * », et non précisément « celui qui reçoit - », comme il est dit en Matthieu. Le mot « prendre », emprunté aux récits de l'institution eucharistique -', allait mieux au symbolisme du discours. Un peu de confusion se produit dans l'esprit du lecteur, parce que, dans les Synoptiques, ce sont les apôtres qui doivent être reçus, tandis que Jésus paraît ici les exhorter à recevoir ceux qu'il envoie, c'est-à-dire eux-mêmes. On doit considérer les apôtres comme représentant la masse des fidèles. Le discours s'adresse en réalité à tous les chrétiens.

1. V. 20.aa7jv aaT,v Xs^o) ûulTv, ô XaaSxvwv âv tivoc icé{Ji<|;({i) Ifiè Xa^xSàvet, ô 8è lu.£ Xaa^ivwv XïaSivâi tôv 7t£a'|*avTi as.

Page 1